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Par Nanouxy, le 04/12/2011
Scènes de la vie conjugale de
Serge Hefez
Les amoureux ont, vis à vis de l'autre, deux demandes contradictoires. Une demande explicite qui dit "Aide-moi à changer, à me libérer de mon histoire et de la manière dont elle m'a façonné", et une demande implicite qui la contredit:"Conforte-moi dans l'idée que les dés sont jetés et que personne ne peut changer, puisque le changement, quel qu'il soit, est si difficile et effrayant."C'est ce qui fait qu'on se choisit, toujours, pour de bonnes et de mauvaises raisons, et qu'on finit, toujours, par reprocher à l'autre d'être exactement ce pour quoi on l'a choisit...
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Par Nanouxy, le 07/12/2011
Scènes de la vie conjugale de
Serge Hefez
Comme la plupart des couples organisés autour de la maladie (le handicap, l'alcoolisme, la toxicomanie...)d'un de ses membres, et du dévouement de l'autre pour le soigner, on ne sait plus, à bien y regarder, qui des deux va le plus mal. Et qui aurait vraiment intérêt à ce que la maladie guérisse.
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Par Nanouxy, le 04/12/2011
Scènes de la vie conjugale de
Serge Hefez
On croit inventer des rapports nouveaux, alors qu'on ne fait que transférer, transformer, remodeler l'ensemble des liens primitifs. L'ombre de la mère de l'un, l'absence ou l'omniprésence incestuelle du père de l'autre rôdent dans le couple, s'invitent dans le lit conjugal, infiltrent les relations. " On dirait ton père " et "Je ne suis pas ta mère ", prononcés avec horreur ou indignation sont des antiennes qui rythment nombre de mes scéances.
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Par alzaia, le 14/12/2012
Serge Hefez
emission france inter du 12.12.12 : Il y a un changement du sentiment de culpabilité lié aux changement des individus dans notre société aujourd'hui c'est-à-dire que les individus éprouvant de la culpabilité dans une société traditionnelle avait une culpabilité liée à la transgression cad que les individus se définissaient par des appartenances
religieuse, à une caste, à des règles, à une famille et que chaque fois qu'ils avaient le désir de transgresser ces normes ou qu'ils les transgressaient et bien la culpabilité apparaissait; l'individu d'aujourd'hui se défini beaucoup plus comme étant justement émancipé par rapport à ces appartenances émancipé par rapport aux règles et l'individu épanoui d'aujourd'hui se définit plus justement par sa capacité à transgresser pour pouvoir acquérir sa liberté donc sa culpabilité ne vient plus de la transgression mais de l'incapacité et c'est ce sentiment d'incapacité (...) qui est de se dire "je ne suis pas à la hauteur", "je n'y arriverai pas" le sentiment de culpabilité n'est pas "j'ai commis une faute" mais "je n'arrive pas à être l'individu libre et épanoui que je me dois d'être" ...suite sur le podcast
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