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Par BMR, le 06/08/2007
Le Dernier souper et autres nouvelles de
Shûsaku Endô
[...] Bientôt, on remarqua que certains membres d'un bataillon qui s'était joint à eux, en cours de chemin, mangeaient en cachette de la nourriture. Ils leur racontaient qu'il s'agissait de viande de lézard séchée, alors qu'il n'était pas si aisé d'attraper ces animaux. Tsukada et Minamikawa se doutaient vaguement de quoi il retournait, cependant ils craignaient de l'avouer à voix haute car la guerre avait déjà fortement ébranlé les nerfs de tout le monde.
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Par litolff, le 28/03/2011
L'extraordinaire voyage du samourai hasekura de
Shûsaku Endô
- Plus un peuple est inférieur, plus ses représentants ont tendance à se suicider.
- Les Japonais estiment que c'est une vertu de choisir la mort pour ne pas supporter la honte, répondis-je, le regardant fixement.
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Par litolff, le 28/03/2011
L'extraordinaire voyage du samourai hasekura de
Shûsaku Endô
Je ne crois pas que nous puissions simplement fermer les yeux sur les croyances de tous les peuples de ce monde immense.
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Par litolff, le 28/03/2011
L'extraordinaire voyage du samourai hasekura de
Shûsaku Endô
Le bonheur que prêchent les padres est un poison pour le Japon. Je l'ai compris clairement depuis que nous en Nueva España. Ce pays aurait vécu en paix si les navires espagnols n'étaient pas venus. Votre conception du bonheur a déséquilibré ce pays.
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Silence de
Shûsaku Endô
Dieu existait-il vraiment ? S’il n’existait pas, quelle dérision que les années de sa vie passées sur des mers sans limites à seule fin de venir semer sur cette île aride une graine menue
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Par Cath36, le 28/03/2011
Silence de
Shûsaku Endô
Sa prière n'était pas une action de grâces, mais un appel au secours, elle lui fournissait de plus l'excuse à exprimer ses griefs et sa rancœur, sentiments déshonorants pour un prêtre. Il savait bien qu'il n'aurait pas dû y donner libre cours alors que sa vie était censée être vouée à la louange de Dieu. Pourtant en ce jour d'épreuve, tandis qu'il se sentait pareil à Job atteint de sa lèpre, comme il lui était difficile d'élever la voix pour glorifier le Seigneur !
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Par BMR, le 06/08/2007
Le Dernier souper et autres nouvelles de
Shûsaku Endô
[...] La guerre avait déjà éclaté en Chine mais la situation n'était pas encore trop tendue pour les catholiques japonais. Ils pouvaient faire sonner bruyamment les cloches, toute la nuit de Noël et le jour de Pâques. L'entrée de l'église était décorée de fleurs, et nous n'étions pas peu fiers quand les gamins du quartier regardaient avec envie les fillettes, la tête couverte d'un voile blanc comme les jeunes filles étrangères.
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Silence de
Shûsaku Endô
Il était venu dans ce pays afin de donner sa vie pour les autres et c’étaient ces Japonais qui, un à un, donnaient la leur pour lui
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Par Cath36, le 28/03/2011
Silence de
Shûsaku Endô
Le silence de Dieu. Depuis vingt ans déjà, la persécution s'est allumée, la terre noire du Japon a retenti des lamentations d'innombrables chrétiens, elle a bu à profusion le sang rouge des prêtres ; les murs des églises se sont écroulées et, devant cet holocauste terrible et sans merci qui lui était offert, Dieu n'avait pas rompu ce silence.
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Par Cath36, le 28/03/2011
Silence de
Shûsaku Endô
La raison pour laquelle notre religion a pénétré cette région comme une eau généreuse une terre desséchée, tient à la chaleur humaine, jusqu'alors inconnue, qu'elle apportait à ces pauvres gens. Pour la première fois, ils ont rencontré des hommes qui les traitaient comme des égaux, la bonté et la charité des pères gagnèrent leur coeur.