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D'acier de
Silvia Avallone
Elles couraient au milieu de la foule, se retournaient pour se regarder, se prenaient par la main. Elles savaient que la nature étaient avec elles, que c'était une force. Dans certains milieux, pour une fille, tout ce qui compte c'est qu'elle soit jolie. Si t'es un boudin, ta vie sera nulle. Si les garçons n'écrivent pas ton nom sur les piliers de la cour de l'immeuble et ne glissent pas des petits mots sous ta porte, tu n'es rien ; à treize ans, tu as déjà envie de mourir.
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Par Plumisa, le 08/09/2011
D'acier de
Silvia Avallone
Ça veut dire quoi, grandir dans un ensemble de quatre barres d’immeubles d’où tombent des morceaux de balcon et d’amiante, dans une cour où les enfants jouent à côté des jeunes qui dealent et des vieilles qui puent ? Quel genre d’idée tu te fais de la vie, dans un endroit où il est normal de ne pas partir en vacances, de ne pas aller au cinéma, de ne rien savoir du monde, de ne pas feuilleter de journaux, de ne pas lire de livres, où la question ne se pose même pas ?
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Par oops, le 21/10/2011
D'acier de
Silvia Avallone
Les maris, s'ils n'étaient pas au travail, ne mettaient pas le nez dehors. Ils restaient là, avachis, torse nu, ruisselants de sueur, à manier la télécommande. Pas pour écouter ses connards de la télé. Juste pour mater les bimbos, ces petites garces, le contraire absolu de leurs femmes.
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Par zabeth55, le 17/02/2012
D'acier de
Silvia Avallone
Pendant une fraction de seconde infinitésimale, en regardant le visage figé et fatigué de sa femme, il se sentit une merde. Une fraction infinitésimale, pas plus.
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Par yv1, le 03/06/2011
D'acier de
Silvia Avallone
Enrico, en tournant la clé de contact de sa Uno blanche, ne pensait à rien. Sinon au trajet qu'il allait faire, trois feux et deux ronds-points. Se garer dans le grand parking, devant l'entrée de la via della Resistenza, pointer à la machine, se changer dans les vestiaires, arriver à destination : la cokerie.
Il y avait quelque chose d'immobile dans son regard, comme celui d'un animal qui fixe la gorge de sa proie. La nature dans son accomplissement quotidien : la fatigue de l'acier, les mains fermes sur le volant. S'il fallait pelleter, il pelletait. Si on le mettait au contrôle, il contrôlait. Noter les températures dans le carnet, enfoncer la pelle dan le charbon et la soulever : pour lui, tout était pareil. (p.69/70)
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Par oops, le 21/10/2011
D'acier de
Silvia Avallone
Des femmes aux jambes gonflées, les fesses ballottant sous la blouse, descendaient s'asseoir dans la cour, à l'ombre autour d'une table de camping. Elles jouaient aux cartes et agitaient frénétiquement leur éventail en parlant de tout, et surtout de rien.
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Par zabeth55, le 17/02/2012
D'acier de
Silvia Avallone
D'ailleurs elle ne désirait qu'une chose : la mort de son père. La mort de tous ces vieux dégueulasses, qui sentaient mauvais et voulaient une femme pour laver leur cul, une petite Ukrainienne arrachée à son foyer.
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Par zabeth55, le 17/02/2012
D'acier de
Silvia Avallone
Regarde-moi ce connard qui débarque comme ça, un soir, et qui se met à jouer les pères. S'il croit que ça veut dire me prendre la tête pour trois poils de maquillage, qu'il aille se faire foutre.
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Par zabeth55, le 20/02/2012
D'acier de
Silvia Avallone
Son sang se glaçait, à voir le calme de cette femme, la force souterraine de cette femme qui, d’une voix posée, se rebellait.
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D'acier de
Silvia Avallone
Tu sentais la poussière générée par le charbon entrer dans tes poumons, te coller après, te noircir la peau.