Biographie et informations
Nationalité : Russie
Né(e) à : Moscou , le 15/01/1850
Mort(e) à : Stockholm , le 10/02/1891
Biographie :
Sofia Valssilievna Kroukovskaïa est née à Moscou en 1850. Son père était un officier d'artillerie, un de ses grands-pères, le général Schubert, avait fait des mesures géodésiques (pour calculer les axes de la terre). Son goût pour la science était soutenu par sa famille.
Toutefois, pour pouvoir suivre des études scientifiques à l'étranger, elle a dû contracter un mariage blanc, avec un biologiste, nihiliste comme elle, Vladimir Kowalevski.
Elle s'est inscrite à l'université de Heidelberg en 1869. Devant ses possibilités, ses professeurs lui ont conseillé d'aller à Berlin suivre les cours de Karl Weierstrass (1815-1897). Ne pouvant entrer à l'université de Berlin du fait de son sexe, elle a suivi des cours privés donnés par Karl Weierstrass, de qui elle est devenue une des élèves préférées.
Pour trois mémoires, qu'elle a rédigés, elle obtient le titre de docteur de l'Université de Göttingen en 1874, sans doute la première femme à obtenir ce titre en Allemagne. Chacun des trois mémoires aurait suffi pour une thèse, a dit Weierstrass. La thèse se passe in absentia.
Après le suicide de son mari, elle est nommée en 1884 comme privat-dozent à l'Université de Stockholm grâce à l'influence de Gösta Mittag-Leffler. Elle étudie la rotation d'un corps solide autour d'un point fixe, un problème si difficile que l'Académie des sciences de Berlin avait pu, vers 1850, proposer un prix pour sa résolution sans obtenir aucune contribution. Elle détermine un nouveau cas dans lequel on peut résoudre les équations, et elle les résout. C'est ce que l'on appelle aujourd'hui la toupie de Kowalevski.. Elle obtient alors un poste permanent de professeur à l'Université de Stockholm, devenant ainsi une des premières femmes professeur d'Université en Europe. Elle participe activement à la rédaction de la revue Acta Mathematica fondée par Gösta Mittag-Leffler.
Elle participe avec sa sœur à la Commune de Paris. Avec son mari, traducteur de Darwin en russe, elle est allée en Angleterre où elle a fait notamment la connaissance de George Eliot et de Herbert Spencer.
Elle a écrit des souvenirs d'enfance, des pièces de théâtre (en collaboration avec Anne-Charlotte Leffler) et un roman partiellement autobiographique : Une nihiliste (1890).
Elle est morte d'une pneumonie.
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Source : Lavoisier éditeur
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