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Par Nanne, le 15/03/2011
Ma vie de
Sophie Tolstoï
J'avais un caractère spécial pour ce qui concernait l'amour : si j'aimais quelqu'un, les hommes n'existaient plus pour moi en tant que sexe masculin. Le monde entier m'était indifférent. Il ne pouvait alors y avoir ni coquetterie, ni émotion, ni désir d'intimité. En revanche, celui que j'aimais devenait pour moi le centre du monde. La passion qui eut le plus d'ascendant pour moi, la passion pour l'homme aimé, me causa beaucoup de souffrances dans la vie, mais elle y apporta également un contenu immense. Ni les cartes, ni le jeu, ni l'ivresse du vin ou du tabac, ni les toilettes et les sorties, ni la coquetterie, rien de tout cela ne me captivait vraiment. Mais, n'était la sévérité de mes mœurs, c'est sur cette voie, celle de l'amour, que j'aurais pu trébucher.
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Ma vie de
Sophie Tolstoï
Comme je l'aimais, toute ma vie je fus mue par ce désir ardent de lui être utile, de lui plaire en tout. Oui, toute ma vie fut subordonnée à ce désir. Comment y répondait-il ? Eh bien, il devenait de plus en plus exigeant sans jamais m'encourager par son affection ni sa gratitude pour ce que je lui donnais. Je sentis toujours sa sévérité
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Par Reka, le 08/09/2010
A qui la faute ? Réponse à Léon Tolstoï, La Sonate à Kreutzer de
Sophie Tolstoï
Elle se souvenait aussi des nuits où, ayant passé plusieurs heures d’affilée auprès d’un petit malade, elle se retirait, exténuée, dans sa chambre, dans l’espoir d’y goûter un peu de repos et où le prince, sans remarquer sa fatigue ni son chagrin, lui ouvrait son étreinte et réclamait sauvagement, passionnément qu’elle réponde à ses avances : alors, épuisée physiquement et moralement, offensée par son indifférence, elle pleurait sans qu’il y prêtât attention, mais se soumettait à ses désirs, craignant de perdre l’amour de l’homme auquel elle avait jadis confié sa vie. (A qui la faute?, p. 96)
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Par Reka, le 08/09/2010
A qui la faute ? Réponse à Léon Tolstoï, La Sonate à Kreutzer de
Sophie Tolstoï
[...] celui qui a connu plusieurs femmes pour son plaisir n’est plus normal non plus, il est corrompu à jamais, c’est un être dissolu. Et comme on reconnaît immédiatement l’alcoolique ou le drogué par son visage, ses manières, de même on reconnaît le fornicateur. Il peut s’astreindre à l’abstinence, il peut lutter mais jamais plus il ne connaîtra une relation pure, simple, innocente et fraternelle avec une femme. (La Sonate à Kreutzer, p. 226)
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Par Reka, le 08/09/2010
A qui la faute ? Réponse à Léon Tolstoï, La Sonate à Kreutzer de
Sophie Tolstoï
Les femmes, telles des reines, tiennent quatre-vingt-dix pour cent de l’humanité sous le joug de l’esclavage et d’un dur labeur. Et tout cela parce qu’on les a humiliées et privées d’un droit égal à celui des hommes. Elles se vengent sur notre sensualité en nous attrapant dans leurs filets. Oui, tout vient de là. Les femmes se sont muées en armes d’assaut sensuel au point que les hommes sont incapables d’entretenir avec elles des relations paisibles. Dès qu’un homme aborde une femme, il tombe aussitôt sous son influence hypnotique et perd la tête. J’ai toujours éprouvé une gêne teintée de crainte à la vue d’une dame parée en tenue de bal mais désormais, ces sentiments ont cédé la place à l’épouvante, je vois en elle une menace pour l’humanité, un phénomène contre-nature et j’ai envie d’appeler la police, de crier à l’aide, de prévenir chacun du péril, d’exiger qu’on l’ôte de ma vue, comme un objet dangereux. (La Sonate à Kreutzer, p. 239)
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Par horline, le 20/09/2011
A qui la faute ? Réponse à Léon Tolstoï, La Sonate à Kreutzer de
Sophie Tolstoï
- Certes, mais que faut-il entendre par amour authentique ? demanda timidement le monsieur aux yeux brillants avec un sourire gêné.
- Chacun sait ce qu’est l’amour, dit la dame, clairement désireuse de mettre fin à cet échange.
- Eh bien moi je l’ignore. Il faudrait définir ce que vous entendez par là …
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Par Nanne, le 15/03/2011
Ma vie de
Sophie Tolstoï
Je tenterai d'être sincère et authentique jusqu'au bout. Toute vie est intéressante et la mienne attirera peut-être un jour l'attention de ceux qui voudront en savoir plus sur la femme que Dieu et le destin avaient placée à côté de l'existence du génial et complexe comte Léon Nikolaïevitch Tolstoï.
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Par Lucie16, le 01/02/2011
A qui la faute ? Réponse à Léon Tolstoï, La Sonate à Kreutzer de
Sophie Tolstoï
La femme n'aime pour de bon qu'une seule fois. Elle chérit son amour, elle le préserve en attendant l'occasion de l'offrir. Et une fois qu'elle l'a accordé, elle veille sur lui et le place au-dessus de tout, fermant les yeux sur les défauts de celui qui en bénéficie. La répétition de ce sentiment germe toujours sur l'ancien, c'est la reprise d'un vieil idéal, et lorsqu'il arrive qu'une femme mariée aime un autre homme, c'est presque toujours le mari qui est fautif: il n'a pu satisfaire les exigences poétiques d'une nature jeune et pure, les a brisées, ne proposant en échange que l'aspect le plus trivial du mariage. Et malheur si un autre vient occuper la place vide que le mari n'a su combler, car c'est toujours le même - premier et unique - amour idéalisé qui se reporte sur son rival.
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Par Reka, le 08/09/2010
A qui la faute ? Réponse à Léon Tolstoï, La Sonate à Kreutzer de
Sophie Tolstoï
Notez que les bêtes s’accouplent uniquement lorsqu’elles peuvent produire une descendance, tandis que l’immonde roi de la nature le fait constamment, pour le seul plaisir. Et il ose encore élever cette occupation simiesque au rang de perle de la création en la qualifiant d’amour. Et au nom de cet amour, c’est-à-dire de cette abjection, il cause la perte – de quoi donc ? – de la moitié du genre humain. Pour son contentement, il transforme en ennemies toutes les femmes, alors qu’elles devraient nous assister pour mener l’humanité vers la vérité et le bien. Qui donc empêche constamment le genre humain d’aller de l’avant ? Les femmes. (La Sonate à Kreutzer, p. 257)
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Ma vie de
Sophie Tolstoï
Parfois, l'idée d'être irrémédiablement enfermée dans cette vie campagnarde dont je n'avais pas l'habitude m'oppressait terriblement. J'avais envie de bouger, de m'amuser, de trouver à quoi employer mes jeunes forces.