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Citations de Stefan Zweig (242)


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  • Par Myrinna, le 29/03/2010

    Le Joueur d'échecs de Stefan Zweig


    Dès le moment où je cherchais à jouer contre moi même, je me mis inconsciemment au défi. Le noir que j'étais rivalisait avec le blanc que j'étais aussi, chacun d'eux devenait avide et impatient en voulant gagner la pensée de ce que je ferais en jouant avec les blancs, me donnaient la fièvre quand je jouais avec les noirs. L'un des deux adversaires qui étaient en moi, triomphait, et s'irritait à la fois quand l'autre commettait une erreur ou manquait d'astuce.
    Tout cela paraît dépourvu de sens, le serait en effet s'il s'agissait d'un homme normal vivant dans des conditions normales.

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  • Par Juste-Lire-Avec-Plaisir, le 31/05/2011

    Stefan Zweig Stefan Zweig

    Je salue tous mes amis. Puissent-ils voir encore l'aurore après la longue nuit! Moi je suis trop impatient, je pars avant eux.

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  • Par Marsup, le 25/05/2010

    Lettre d'une inconnue de Stefan Zweig

    « C’est depuis cette seconde que je t’ai aimé. Je sais que les femmes t’ont souvent dit ce mot, à toi leur enfant gâté. Mais crois-moi, personne ne t’a aimé aussi fort – comme une esclave, comme un chien –, avec autant de dévouement que cet être que j’étais alors et que pour toi je suis restée. Rien sur la terre ne ressemble à l’amour inaperçu d’une enfant retirée dans l’ombre ; cet amour est si désintéressé, si humble, si soumis, si attentif et si passionné que jamais il ne pourra être égalé par l’amour, fait de désir, et, malgré tout, exigeant, d’une femme épanouie. »

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  • Par TheBee, le 14/06/2010

    Vingt-quatre heures de la vie d'une femme de Stefan Zweig

    J'ai personnellement plus de plaisir à comprendre les hommes qu'à les juger.

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  • Par Outis, le 15/01/2009

    Vingt-quatre heures de la vie d'une femme de Stefan Zweig

    Je déclarai que cette négation du fait incontestable qu’une femme, à maintes heures de sa vie, peut-être livrée à des puissances mystérieuses plus fortes que sa volonté et que son intelligence, dissimulait seulement la peur de notre propre instinct, la peur du démonisme de notre nature et que beaucoup de personnes semblait prendre plaisir à se croire plus fortes, plus morales et plus pures que les gens « faciles à séduire ».

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  • Par ZetaZeta, le 29/03/2010

    Le Joueur d'échecs de Stefan Zweig

    On ne nous faisait rien - on nous laissait seulement en face du néant, car il est notoire qu'aucune chose au monde n'oppresse davantage l'âme humaine.

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  • Par Marsup, le 25/05/2010

    Lettre d'une inconnue de Stefan Zweig

    "Rien n'existait pour moi que dans la mesure où cela se rapportait à toi; rien dans mon existence n'avait de sens si cela n'avait pas de lien avec toi".

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  • Par Sarahcarabin, le 10/04/2008

    Le Joueur d'échecs de Stefan Zweig

    Moi qui pour mon malheur ai toujours eu une curiosité passionnée pour les choses de l'esprit...

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  • Par Marcelline, le 04/12/2011

    Le Joueur d'échecs de Stefan Zweig

    Et puis, n'est-il pas diablement aisé, en fait, de se prendre pour un grand homme quand on ne soupçonne pas le moins du monde qu'un Rembrandt, un Beethoven, un Dante ou un Napoléon ont jamais existé?

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  • Par Nanne, le 09/06/2010

    Marie-Antoinette de Stefan Zweig

    C'est pour elle quelque chose de merveilleux que d'être acclamée par cette foule ardente, aimée par ce peuple inconnu : désormais elle jouit de l'amour de ces vingt millions d'hommes comme s'il lui revenait de droit, sans se douter qu'un droit comporte des devoirs et que l'amour le plus pur finit par se lasser quand il n'est pas réciproque.

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  • Par pilpilip, le 13/06/2010

    La Peur de Stefan Zweig

    La peur est pire que le châtiment, parce qu'il est toujours déterminé, quelle que soit sa gravité, et préférable à l'affreuse attente indéterminée qui se prolonge à l'infini, horriblement. Dès qu'elle a connu son châtiment, elle s'est sentie soulagée. Que ses larmes ne te trompent pas : c'est seulement maintenant qu'elles jaillissent, mais avant elles s'accumulaient à l'intérieur. Et dedans elles font plus de mal que dehors.

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  • Par Outis, le 15/01/2009

    Vingt-quatre heures de la vie d'une femme de Stefan Zweig

    Vieillir, n’est au fond, pas autre chose que n’avoir plus peur de son passé.

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  • Par Sarahcarabin, le 10/04/2008

    Le Joueur d'échecs de Stefan Zweig

    Plus un esprit se limite, plus il touche par ailleurs à l'infini.

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  • Par Elisanne, le 13/05/2010

    Vingt-quatre heures de la vie d'une femme de Stefan Zweig

    Jamais encore, je n’avais vu un visage dans lequel la passion du jeu jaillissait si bestiale dans sa nudité effrontée…. J’étais fascinée par ce visage qui, soudain, devint morne et éteint tandis que la boule se fixait sur un numéro : cet homme venait de tout perdre !….Il s’élança hors du Casino. Instinctivement, je le suivis…
    Commencèrent alors 24 heures qui allaient bouleverser mon destin

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  • Par Zazette97, le 13/10/2009

    Lettre d'une inconnue de Stefan Zweig

    Toutes les formes possibles, de ta froideur, de ton indifférence, je me les étais toutes représentées, dans des visions passionnées; mais, dans mes heures les plus noires, dans la conscience la plus profonde de mon insignifiance, je n'avais pas même osé envisager cette éventualité, la plus épouvantable de toutes; que tu n'avais même pas porté la moindre attention à mon existence.
    Aujourd'hui, je le comprends - ah! tu m'as appris à comprendre bien des choses!-, le visage d'une jeune fille, d'une femme, est forcément pour un homme un objet extrêmement variable; le plus souvent, il n'est qu'un miroir, où se reflète tantôt une passion, tantôt un enfantillage, tantôt une lassitude, et il s'efface si vite, comme une image dans une glace, qu'un homme peut sans difficulté oublier le visage d'une femme, d'autant mieux que l'âge y fait alterner l'ombre et la lumière et que des costumes nouveaux l'encadrent différemment.
    Les résignées, voilà celles qui ont la véritable science de la vie. p.57-58

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  • Par Outis, le 15/01/2009

    Vingt-quatre heures de la vie d'une femme de Stefan Zweig

    Cet instinct, ce pressentiment profond qui nous indique que ceux qui tombent, entrainent souvent dans leur chute ceux qui se portent à leur secours.

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  • Par Imenne, le 23/01/2011

    Le Joueur d'échecs de Stefan Zweig

    Mais, si dépourvues de matière qu'elles paraissent, les pensées aussi ont besoin d'un point d'appui, faute de quoi elles se mettent à tourner sur elles-mêmes dans une ronde folle.

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  • Par erellwen, le 04/04/2010

    Vingt-quatre heures de la vie d'une femme de Stefan Zweig

    On ne vit pareille heure qu'une seule fois dans sa vie, et cela n'arrive qu'à une personne parmi des millions; moi non plus, je ne me serais jamais doutée, sans ce terrible hasard, avec quelle force du désespoir, avec quelle rage effrénée un homma abandonné, un homme perdu aspire une dernière fois la moindre goutte écarlate de la vie; éloignée pendant vingt ans, comme je l'avais été, de toutes les puissances démoniaques de l'existence, je n'aurais jamais compris la manière grandiose et fantastique dont parfois la nature concentre dans quelques souffles rapides tout ce qu'il y a en elle de chaleur et de glace, de vie et de mort, de ravissement et de désespérance.

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  • Par flamenca, le 08/03/2010

    Le voyage dans le passé de Stefan Zweig

    Cependant l'amour ne devient vraiment lui-même qu'à partir du moment où il cesse de flotter, douloureux et sombre, comme un embryon, à l'intérieur du corps, et qu'il ose se nommer, s'avouer du souffle des lèvres. Un tel sentiment a tant de mal à sortir de sa chrysalide, qu'une heure défait toujours d'un coup le cocon emmêlé et qu'ensuite, tombant de tout son haut dans les plus profondes abîmes, il s'abat, avec une force décuplée, sur un coeur terrorisé.

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  • Par Elvira, le 13/11/2011

    Vingt-quatre heures de la vie d'une femme de Stefan Zweig

    C’étaient des mains d’une beauté très rare, extraordinairement longues, extraordinairement minces, et pourtant traversées de muscles extrêmement rigides – des mains très blanches, avec, au bout, des ongles pâles, aux dessus nacrés et délicatement arrondis. Je les ai regardées toute la soirée, oui, je les ai regardées avec une surprise toujours nouvelle, ces mains extraordinaires, vraiment uniques ; mais ce qui d’abord me surprit d’une manière si terrifiante, c’était leur fièvre, leur expression follement passionnée, cette façon convulsive de s’étreindre et de lutter entre elles.

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