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Par brigetoun, le 12/11/2009
Petit éloge de la douceur de
Stéphane Audeguy
Cette cuisine matriarcale, la plus douce du monde peut-être, n’offre guère à la dent de résistance. Mais dans le fondant de la pâte et de ses sauces, dans le velouté du minestrone, dans la variété des crèmes glacées, le parfum des huiles d’olive, que de raffinements simples !
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Par brigetoun, le 12/11/2009
La théorie des nuages de
Stéphane Audeguy
elle n’a bien évidemment, de toute sa vie, jamais pensé aux nuages. D’une façon plus générale, comme tout le monde, elle n’a presque jamais pensé ; ou alors juste un peu, en classe terminale, le vendredi matin, à seule fin de rédiger des dissertations de philosophie…
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Par brigetoun, le 12/11/2009
Petit éloge de la douceur de
Stéphane Audeguy
La douceur est vouée à une irrémédiable minorité : ce charme est son secret. C’est précisément pourquoi, il me semble, toutes sortes de forces politiques, sociales, morales s’acharnent à la falsifier. Toute force réactive hait la douceur et cherche à la remplacer par d’odieux simulacres : la mièvrerie, la niaiserie, l’infantilisme, le consensus.
Je propose d’appeler ici douceur l’ensemble des puissances d’une existence libre ; définition générale, mais non vague, si l’on veut bien y réfléchir
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Par BMR, le 06/08/2007
Fils unique de
Stéphane Audeguy
[...] La France sait reconnaître ses penseurs, mais c'est quand ils sont morts. Ainsi elle épargne aux vivants la peine de les lire.
[...] Je crois que la variété des cons et des corps n'est pas moins grande ou moins plaisante que celle des visages. Une tête après tout a moins de plis charmants qu'un con; il est des sexes imbéciles, mornes et sans expression, d'autres, au contraire, avenants et joyeux comme des visages amis. Enfin jai trouvé que cette face-là mentait moins que l'autre; et c'est peut-être pourquoi l'on cache la première et que l'on montre la seconde.
[...] J'assistai donc, d'une des fenêtres de l'Hôtel municipal, au premier usage de la guillotine. Lorsque le couperet tomba, il y eut une rumeur sinistre dans la foule. Je crus qu'elle s'indignait, et je me méprenais. Un vieil officier municipal me détrompa : la foule grondait devant un spectacle aussi bref et aussi dépouillé, et elle regrettait les potences, les tortures, les cris et les contorsions des condamnés. [...] D'ailleurs l'inhumanité du procédé m'apparut dans toute son horreur; l'avenir montra que cette mécanisation poussait les juges plus facilement à la condamnation.
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Par brigetoun, le 12/11/2009
La théorie des nuages de
Stéphane Audeguy
Puis il est question de nuages. Il est question de nuages et Virginie Latour commence à comprendre. Elle comprend qu'au début du dix-neuvième siècle quelques hommes anonymes et muets, disséminés dans toute l'Europe, ont levé les yeux vers le ciel. Ils ont regardé les nuages avec attention, avec respect même ; et, avec une sorte de piété tranquile, ils les ont aimés.
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Nous autres de
Stéphane Audeguy
Cependant dans cet embouteillage étrange, dans la fumée bleue des diésels, le guépard se met à tousser atrocement, c'est une toux déchirée, écartelée entre deux tons, l'attaque est rauque mais elle finit dans des aigus grotesques, dénaturée. Il sonne comme un gros chat malade et castré, et désormais Pierre est au bord des larmes, il a fait taire d'un geste excédé le chauffeur qui lui soufflait shoot, shoot, il écoute ce cri comme s'il s'agissait d'y reconnaître des paroles inouïes, ce cri est la détresse du guépard et comme l'expression parfaite de la tristesse qui maintenant unit l'animal aux hommes, aux silhouettes torturées des grands acacias, et même aux griffures glacées des nuages du soir, le cri des êtres sans langage touche au fond sans paroles du langage des hommes. Seule la honte d'être là sauve Pierre des larmes, la honte qui nous sépare des hyènes et des vautours.
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Fils unique de
Stéphane Audeguy
Les gouttes d’eau les plus ténues viennent à bout des roches les plus dures, si l’on veut considérer l’immensité du temps. J’ai fait ce que j’ai pu pour ajouter, avec douceur, au désordre de ce monde. Rira bien qui rira le dernier.
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Petit éloge de la douceur de
Stéphane Audeguy
Couturier, il ne manifeste pas l'exubérance plus ou moins cocaïnée qui caractérise le mileu des connards prétentieux et misogynes auxquels, le plus souvent, on confient en Occident la réalisation des vêtements des dames.
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Par brigetoun, le 12/11/2009
La théorie des nuages de
Stéphane Audeguy
par une habitude de politesse, il dissimule sa déception de touriste, mais il trouve décidément que la jungle est affreusement maussade, tout en reconnaissant qu’elle ressemble aux descriptions des voyageurs…
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Par zazimuth, le 26/09/2010
La théorie des nuages de
Stéphane Audeguy
Tout pourrait toujours être beaucoup plus simple. Tout pourrait toujours être beaucoup plus simple, mais rares sont les êtres qui savent s'élever à la hauteur d'une telle simplicité. (p.133)