-
God save la France de
Stephen Clarke
- Pourquoi sont-ils en veste orange? [...]
- Parce que sinon ils se tirent dessus, expliqua Alexa. Ils sont connus pour tirer sur tout ce qui bouge. Chats, chiens, promeneurs, et surtout autres chasseurs. Alors maintenant ils se mettent en orange. Et puis c'est plus facile de les retrouver, en pleine forêt, quand ils s'écroulent en plein coma éthylique.
-
Par ennA, le 29/03/2010
God save la France de
Stephen Clarke
Le sexe, pour elle, se menait comme un projet industriel. D'abord un rapide et efficace dépouillement des données, suivi par la quantité requise de recherche et développement, puis elle m'invita à positionner mon produit dans sa niche-client. Je fis de mon mieux pour satisfaire ses demandes en flux tendu et assurai au maximum sur la livraison. Après une période de brutales fluctuations du marché, la bulle finit par exploser et ce fut l'écroulement. Nos forces de vente étaient à plat.
> lire la suite
-
Par Loukoum, le 15/06/2008
God Save les Françaises de
Stephen Clarke
Le meilleur moment pour envahir la France? Chaque premier mercredi du mois, à midi tapant. C’est alors que toutes les sirènes antiaériennes se mettent à ululer d’un bout du pays à l’autre, superbement ignorées par les Français. Une force d’invasion par les airs disposerait de plusieurs minutes avant que quiconque se rende compte qu’ils ne s’agissait pas de l’exercice d’alerte mensuel, et que d’authentiques chasseurs-bombardiers frôlaient la tour Eiffel.
> lire la suite
-
Par MissAlfie, le 26/07/2010
God save la France de
Stephen Clarke
Appliqué à la vie quotidienne, c'est le truc imparable pour garder ses chaussures propres quand on se promène dans Paris. Tout en marchant, votre subconscient scrute le pavé. Il s'exerce à repérer le moindre renflement à l'horizon et prépare le pied à un évitement de réflexe. Demandez à un parisien comment il se débrouille, contre toute attente, pour garder les pieds propres. Il l'ignore. Cela fait partie de l'instinct du Parisien.
> lire la suite
-
Par ennA, le 29/03/2010
God save la France de
Stephen Clarke
-Tu verras. C'est une surprise.
C'est ici, je crois, que j'appris la règle de base des relations hommes-femmes interraciales dans un monde post-féministe. La voici: ne promettez rien, surtout pas une surprise, à moins d'être sûr à cent pour cent que ce sera une bonne surprise.
-
Par elo2u, le 11/04/2008
God save la France de
Stephen Clarke
Où un ami bienveillant l'alerte sur ce vers quoi il s'engage :
"My good friend Chris told me not to come to France. Great lifestyle, he said, great food and totally unpolitically correct women with great underwear. But, he warned me, the French are hell to live with.[...]
His theory was that the French are like the woman scorned. Back in 1940 they tried to tell us they loved us, but we laughed at their accents and their big-nosed Général de Gaulle, and ever since we've done nothing but poison them with our disgusting food and try to wipe the French language off the face of the Earth. That's why they built refugee camps yards from the Eurotunnel entrance and refuse to eat our beef years after it was declared safe. It's permanent payback time, he said. Don't go there.
Sorry, I told him, I've got to go and check out that underwear."
Où Paul West découvre les joies de la grève ... à la française :
"The Paris transport workers went on strike.
And what was this strike about ? Job cuts ? Safety standards ? No.
The unions were furious that the government had been rumoured to be thinking about considering the possibility of maybe looking into the purely theoretical concept that it might one day (not now but in, say, 80 years' time) be less able to pay for transport workers to retire at 50.
Wow, I told myself, let's go to the transport company HQ this very instant to get a job application form.
Dammit, though, I couldn't get there - there was a transport strike."
Où il est important de distinguer Casino et casino ... Eh oui à l'oreille la différence ne s'entend pas et pourtant dans l'assiette !
" Instead of heading all the way back into Trou, we stopped off at Monsieur Augème's house and I dashed through the rain with a map to ask him whether there was a country auberge nearby. [...]He wasn't too sure about auberges, but finally prodded at a town a few kilometres west and said that we could get a meal at the casino there.[...] "What did he suggest ?" Alexa aske
> lire la suite
-
Par MissAlfie, le 26/07/2010
God save la France de
Stephen Clarke
En mai 1968, les étudiants arrachèrent les pavés dans les rues de Paris et bombardèrent la police pour faire tomber le gouvernement ultraconservateur de Charles de Gaulle.
Tous les Français vous le diront, Mai 68 a changé la France en profondeur. Personnellement, je n'en ai jamais vu la preuve. Comme dit Jake, plus ça va plus c'est pareil. Les étudiants lanceurs de pavés sont devenus des patrons réactionnaires, la e politique reste la e politique et le président en exercice se dit toujours gaulliste. Le seul vrai changement, c'est qu'à Paris, on a goudronné les pavés.
Reste que mai est un mois important dans le calendrier français. Parce que si l'année française commence en septembre, c'est en mai qu'elle finit.
> lire la suite
-
Par ph_hugot, le 14/09/2011
Français, je vous haime : Ce que les rosbifs pensent vraiment des froggies de
Stephen Clarke
Vous comprenez enfin que le français ne vous pose absolument aucune question. Il tient une conversation avec lui-même durant laquelle, bien entendu, personne ne peut l'interrompre ou lui dire qu'il a tort.
>modifier
-
Par Brebis, le 07/03/2013
God save la France de
Stephen Clarke
- Merci d’être aussi anglais. Tu es un gentleman. Laisse moi t’embrasser sans…
Je crevais de lui dire : Non, je ne suis pas un bon sang de gentleman. Si gentleman veut dire un homme qui n’a pas envie de se fourrer sur le champ dans un lit, alors les seuls gentlemen que je connaisse en Angleterre sont les préados qui regardent pousser leurs poils pubiens. Christine semblait l’ignorer, mais les Britanniques ont parcouru un énorme chemin depuis les romans de Jane Austen, dont les héroïnes pouvaient accepter une promenade en forêt sans être sûres de sa faire sauter. Même Lady Di l’a fait, contre un arbre, avec son professeur de cheval, non ? Et là il n’y avait pas trace de gentleman ni dans ma tête, ni dans mon boxer short.
- Pardonne moi, mon Anglais, dit-elle affectueusement, et elle me planta dans les toilettes des femmes, tout seul avec mon inutile érection. Encore heureux que les érections soient biodégradables, pensais je, parce que j’en gaspille un paquet.
-Espèce d’enfoiré Mr Darcy, lançai-je au plafond. Et toi aussi Hugh Grant. A force de trimballer partout votre sacré politesse, comment voulez vous qu’un Anglais ait encore ses chances ?
> lire la suite
-
Par Stemilou, le 21/05/2013
God save la France de
Stephen Clarke
"Noël approchant, les boutiques d'alimentation devinrent encore plus cérémonielles qu'à l'ordinaire. Certaines donnaient à penser qu'elles avaient été le théâtre de sacrifices rituelles. Des lièvres entiers, écorchés, pendaient tête en bas aux crocs du boucher, comme s'ils s'étaient vidés de leur sang par le nez. Un jour, j'aperçus même un sanglier allongé sur le trottoir, comme s'il était en pleine sieste. Quand je repassai devant la boutique deux heures plus tard, la vitrine exposait des quartiers velus. C'était tout ce qui restait de la bête avec la tête accrochée au mur, qui souriait d'un air approbateur.
Les supermarchés installaient des stands dans les rues, où l'on vendait des paniers d'huîtres, des montagnes de crevettes et d'énormes filets de saumon, couchés sur des lits de glace pilée. Les employés des stands frissonnaient et pestaient, les mains bleuies par le vent d'hiver.
Mêmes scènes devant les brasseries spécialisées en fruits de mer. Même par les soirées les plus froides, je voyais des hommes en tablier de caoutchouc se geler les fesses en plein air. Leur travail : perdre des doigts pour causes d'engelures, ouvrir des huîtres, démantibuler des crabes. Pourquoi fallait-il faire ça en pleine rue plutôt qu'en cuisine, mystère. Sans doute les crabes ont-ils meilleur goût avec un léger nappé de pollution, ou bien veut-on laisser sportivement aux langoustes une chance de s'échapper. Fuir par les égouts et cavaler jusqu’en Bretagne..."
> lire la suite