Par Woland, le 24/12/2007
Epouses et concubines
de
Su Tong
Qiqie Chengqun
Traduction : Anne Au Yeung & Françoise Lemoine
Ce roman réjouira avant tout les amateurs de textes courts. Il dépasse en effet de très peu les cent-vingt pages. Mais attention : sous un style faussement dépouillé, se dissimulent bien des chausse-trappes, des non-dits et des silences qui laissent libre cours à l'imagination du lecteur.
Nous est racontée l'histoire de Songlian qui, à dix-neuf ans, se voit contrainte d'abandonner ses études universitaires pour épouser un riche quinquagénaire, Chen Zuoqian. Nous sommes dans la Chine des années vingt et les concubines sont encore à l'honneur. D'ailleurs, c'est en qualité de quatrième épouse que Songlian fait son entrée chez les Chen.
Elle est appelée à co-habiter avec trois autres épouses : Yuru, l'aînée, qui a la responsabilité pleine et entière de la maisonnée ; Zhuoyun, tout sucre, tout miel et l'altière Meishan, ancienne chanteuse d'opéra. Peu à peu, les rivalités, les sympathies et les antipathies vont se révéler, enfler ... avant un dénouement aussi tragique que celui du film.
Un texte purement asiatique, c'est-à-dire qu'il nécessite peut-être un effort de la part du lecteur occidental désireux d'en saisir toute la réelle profondeur. ;o)
Par trust_me, le 30/05/2011
A bicyclette
de
Su Tong
« Les souvenirs d’enfance sont, semble-il, toujours coiffés de l’auréole d’un bonheur illusoire. »
Su Tong, l’auteur mondialement connu d’Épouses et concubines, revient sur sa jeunesse. Il plonge le lecteur dans la Chine rurale des années 70 à travers le quotidien du petit garçon qu’il était à l’époque. Un enfant « un peu seul et vite inquiet » vivant au sein d’une famille pauvre de six enfants. De sa première bicyclette aux séances de cinéma en plein air, de ses débuts d’écolier à son apprentissage de la natation, il porte un regard nostalgique mais lucide sur ces années où la vie des masses n’étaient franchement pas simple sous le joug d’un régime communiste omniprésent. La pénurie de nourriture et les queues interminables devant des magasins à moitié vides font partie des images fortes du recueil. Tout comme les réflexions sur la relation au père ou encore sur la passion de l’auteur pour la lecture.
Ces micro-nouvelles semblent écrites, comme le dit Su Tong, dans la paume de la main. Un exercice difficile qui nécessite à la fois fluidité et concision. Littérairement parlant, rien à dire, ça tient la route. Par contre, pour ce qui est de l’intérêt de ces différents textes, je dois reconnaître que je me suis franchement ennuyé. Et pourtant j’adore les nouvelles. Mais là, rien à faire je n’ai pas du tout accroché. Heureusement que chacun de ces « instants minuscules volés à la mémoire » ne fait que 3 ou 4 pages sinon l’ouvrage me serait plus d’une fois tombé des mains. Je suis allé jusqu’au bout en me disant que j’allais bien finir par tomber sur une perle cachée entre deux textes soporifiques parlant du coiffeur, de la bouchère ou des pharmaciennes. Résultat, l’ensemble du recueil m’est passé sous les yeux sans que j’en retienne un seul moment fort. Finalement, je l’ai refermé sans regret, me disant que tout cela avait été aussi vite lu qu’oublié.
Une déception évidente, donc. Mais je ne me suis pas juré pour autant de ne plus jamais me frotter à la littérature chinoise. Je garde de trop bons souvenirs des Contes étranges de Pou Song Lin ou de l’excellentissime roman de Lu Wenfu Vie et passion d’un gastronome chinois.
Lien : http://litterature-a-blog.blogspot.com/2011/05/bicyclette.html
Par annie, le 24/03/2009
Epouses et concubines
de
Su Tong
souvenir de lecture... et de film...
Alors que Lotus suit ses cours à l’université, le commerce de thé de son père fait faillite et il se suicide. Elle décide de devenir une concubine dans la riche maisonnée des Chen, afin d’éviter d’être obligée de travailler.
A son arrivée, elle a du mal à s’adapter à la maison et à ses trois co-épouses.
Dès le début, la première maîtresse Joie l’ignore, la seconde maîtresse Nuage se lie d’amitié avec elle, et la troisième maîtresse Corail se comporte envers elle avec une hostilité évidente.
Corail va jusqu’à interrompre la nuit de noce de Lotus en prétextant une maladie. Malgré tout, Lotus est la favorite de Chen.
Peu après son arrivée, l’aîné des fils de Chen, Feipu, qui est plus âgé que Lotus, arrive à la maison. Il apprécie la compagnie de Lotus, et elle commence à être séduite par lui, en particulier car il joue très bien de la flûte, d’une manière très émouvante.
Dans la même période, un soir qu’ils sont en train de jouer au Mah-Jong, Lotus remarque que Corail flirte avec un docteur.
Hirondelle, la servante attachée au service de Lotus, la déteste et néglige ses souhaits dès qu’elle en a la possibilité.
Un jour, Lotus accuse Hirondelle de lui avoir volé sa flûte, et fouille ses affaires. Au lieu de trouver l’instrument, elle aperçoit une poupée transpercée d’épingles, sur laquelle est inscrite « Lotus ».
La jeune femme exige alors de savoir qui a écrit le prénom, Hirondelle étant illettrée. On apprend alors que c’est Nuage qui l’a aidée.
Cette nuit-là, Chen Zuoqian avoue être à l’origine du vol et de la destruction de sa flûte, car il craignait que ce ne fût un gage d‘amour.
Au lieu de lui pardonner, elle fond en larme et il la quitte. Nuage, le matin suivant, demande à Lotus de lui couper les cheveux. Ce faisant, cette dernière lui coupe une oreille.
Corail est impressionnée par l’action de Lotus, et se rapproche d’elle. Elle lui apprend que Nuage, alors qu’elles étaient toutes deux enceintes, avait tenté de la faire avorter.
Alors que Chen Zuoqian célèbre son cinquantième anniversaire, d’autres querelles domestiques éclatent. Feilan, le fils de Corail, et Yirong, celui de Nuage, font tomber un vase et la bagarre qui s’ensuit donne la migraine à Lotus.
Elle sort prendre l’air et se retrouve devant un puits abandonné dans lequel trois concubines d’époux précédents sont mortes. Elle a une hallucination: une main émerge de l’eau du puits, et une voix lui dit de venir.
Secouée, elle retourne à la fête. Chen Zuoqian est extrêmement en colère après elle, et il ignore presque son cadeau. Malheureusement, son cadeau est moins coûteux que celui des autres.
Elle essaye de s’en excuser en embrassant Chen, mais il se met en colère. Elle quitte la pièce en sanglotant.
Feipu arrive avec son professeur de flûte et ami, le Jeune Maître Gu, ainsi qu’avec une flûte de remplacement pour Lotus.
Cependant, Joie interrompt la leçon, et le Jeune Maître Gu part car l’ambiance est refroidie par l’absence de Feipu. Après quoi, Feipu dit à Lotus qu’elle est différente des autres femmes, qui l’effraient, et sur ce, part en voyage d’affaire.
Chen Zuaqian condescent finalement à voir Lotus. Il ne parvient pas à avoir une érection, et lui demande si elle accepterait de pratiquer la sodomie. Elle refuse et commence à pleurer.
Chen la quitte avec dégoût. A l’exception de Nuage, les autres maîtresses semblent avoir refusé la même requête.
En conséquence, Chen favorise plus Nuage. Corail ne peut le supporter et engage un garçon pour battre Yirong, la fille de Nuage.
Lotus trouve un dessin d’elle sur un morceau de papier toilette souillé, et le met face à Hirondelle, qui est effrayée d’avoir été confondue et ne veut pas être renvoyée.
Folle de rage, Lotus lui laisse le choix entre manger le papier et être chassée de la maisonnée Chen. Hirondelle attrape la typhoïde et Chen est furieux après Lotus.
Lotus se rend compte que c’est son vingtième anniversaire et décide de le fêter.
Quand la nouvelle servante revient avec du vin, elle annonce qu’Hirondelle est morte. Lotus est envahie par les remords, mais elle affirme néanmoins que « mourir est mieux que vivre » .
Feipu arrive alors et une Lotus un peu pompette lui avoue ses sentiments envers lui. Feipu confesse qu’il l’aime, mais qu’il a trop peur des femmes pour faire quoi que ce soit.
Après qu’il l’a quittée, honteux, Lotus se saoûle complètement et a une hallucination dans laquelle Hirondelle la tue.
Le matin suivant, Lotus se réveille et voit Corail partir pour la ville. Quand elle revient, elle est accompagnée de plusieurs serviteurs. Nuage l’a surprise au lit avec la docteur.
Corail est enfermée dans ses appartements. Cette nuit-là, Lotus s’éveille en sursaut, s’attendant au retour d’Hirondelle. Au lieu de cela, elle voit Corail arachée à ses appartements et jetée dans le puits abandonné qui l’a hantée depuis son arrivée. Etre témoin de ce meurtre la plonge définitivement dans la folie…
source : wikipédia
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