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La dame en noir de
Susan Hill
La grisaille du jour déclinant lui conférait une pâleur singulière, comme lustrée, qui évoquait moins la couleur de la chair que celle de l'os. ... Je me rendis compte que son visage reflétait un sentiment que je peux seulement essayer de décrire - et les mots me semblent incapables de traduire ce que je voyais - comme une avidité malveillante, désespérée; elle semblait avoir perdu quelque chose d'essentiel qu'elle voulait retrouver, dont elle avait besoin, qu'il lui fallait absolument avoir - à quoi elle tenait plus qu'à la vie, et que quelqu'un lui avait pris. ... L'association de ce lieu aussi étrange qu'isolé et de la brusque apparition de cette femme à l'expression effrayante m'emplissait d'une peur insensée.
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La malédiction de Manderley de
Susan Hill
Je sui entrain de lire et je ne sais pas si je vais continuer.Il ne se passe rien mais rien du tout
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La dame en noir de
Susan Hill
Il me semble, monsieur Daily, que j'ai vu le fantôme qui hante le manoir et le cimetière - celui d'une femme vêtue de noir, marquée par la maladie. Je ne doute pas un seul instant qu'il s'agissait de ce que les gens appellent un fantôme, et non d'un être humain réel, de chair et de sang.
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Par Mafta, le 10/05/2012
La dame en noir de
Susan Hill
J'avais désormais une conscience aiguë du temps qui passe - la certitude qu'il ne faut surtout pas remettre les choses à plus tard, mais au contraire, savoir profiter dans l'instant de chaque petit bonheur, saisir chaque opportunité, chaque chance que nous offre le destin.
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Par Lilif, le 02/04/2012
La dame en noir de
Susan Hill
La veille de Noël, Arthur Kipps a 49 ans ; comme chaque année, sa famille se retrouve autour du feu, tentant de se faire peur en se racontant tout à tour des histoires de fantômes. Quand vient son tour, Arthur, très tendu, sort en trombe de la pièce.
Notre héros décide, afin de se libérer du poids du passé, d'exorciser ses peurs en les couchants sur papier.
Jeune notaire de 23 ans, il fut envoyé à Crythin Gifford pour régler la succession de Mrs Drablow. Celle-ci vivait dans un manoir bordé de marais, coupé du monde dès que la mer monte, établi sur une presqu’île, éloigné de tout, accessible seulement quelques heures par jour à marée basse.
Le lendemain de son voyage de Londres vers ce village du bord de mer, Arthur se rendit aux funérailles de la vieille dame. C'est lors de cette cérémonie qu’il vit pour la première fois la mystérieuse dame en noir.
Arthur séjournera dans ce village afin de trier les papiers de la défunte mais, aussi pour découvrir qui est cette dame au visage émacié qu’il aperçut par plusieurs fois aux abords du manoir, il essayera de comprendre quels sont ces phénomènes étranges qui se produisent à chaque fois qu’elle apparaît.
Livre court (217 pages) mais dense, Susan Hill nous embarque dans le récit grâce aux nombreuses descriptions, l'auteur joue sur les couleurs, elle décrit merveilleusement les changements de temps, d'état d'esprit de notre héros ; ces descriptions n'alourdissent pas le livre, elles permettent de rendre l'atmosphère qui règne autour de ce village. L’auteur restitue l'ambiance de l'époque, l'utilisation de la première personne nous embarque un peu plus encore, nous sommes Arthur Kipps, nous sentons ses peurs, sa détresse, son effroi ou sa tristesse.
La plume de l’auteur est poétique et limpide, le vocabulaire est recherché mais pas compliqué.
L’histoire est intrigante, sombre et mystérieuse. L’intrigue est bien menée, l’auteur cultive le mystère qui plane autour de cette dame en noir.
Même si dès le début on sait de quels sujets le livre va traiter, l’auteur arrive à nous tenir en haleine page après page. L’inquiétude monte au fil de la lecture avec des pics de tension ; elle réussit à nous surprendre jusqu’à la fin.
Il est à regretter que cette fin, justement, ne soit pas plus développée, le livre nous emporte et nous sommes brusquement stoppés, c’est un peu déstabilisant mais en même temps le lecteur reste sur l’effroi de l’évènement. Il manquerait peut-être une centaine de pages supplémentaires pour que nous soyons totalement rassasiés.
Ce roman n’est pas un chef-d’œuvre comme l’indique la quatrième de couverture, ne vous attendez pas à un thriller ce n’en est pas un. Nous sommes dans un récit fantastique, sur une ambiance victorienne ; rondement mené par l’auteur, la force de ce livre réside plus dans l'atmosphère qu'il dégage que dans l’histoire en elle-même.
Cette œuvre tient ses promesses sans aucune prétention : nous offrir un moment de divertissement agréable.
C’est un livre que je vous invite à découvrir !
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La dame en noir de
Susan Hill
Quoi qu'il en soit, monsieur Jerome, je ne vais pas me laisser intimider par un fantôme, ni même par plusieurs, dis-je. L’expérience n'a pas été agréable, j'en conviens, et je vous avoue que je serai heureux lorsque j'aurai trouvé quelqu'un pour m'accompagner dans cette maison, car dans tous les cas je compte bien m'acquitter de ma tâche. Mais franchement, je ne vois pas pourquoi la dame en noir nourrirait la moindre animosité à mon égard...
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Par kokhaba, le 09/05/2012
La dame en noir de
Susan Hill
Depuis maintenant de nombreuses années, la moindre variation météorologique suffit à altérer mon humeur, et je dois bien avouer que, n'eût été la joyeuse animation autour de moi, j'aurais sombré dans la mélancolie et la léthargie, passant mes journées à maudire cette sensibilité excessive qui m'empêche de profiter de la vie autant que je le souhaiterais.
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Par Mafta, le 10/05/2012
La dame en noir de
Susan Hill
J'ai toujours aimer respirer l'air de la nuit et en humer les senteurs, qu'il soit imprégné du parfum doux et sucré des fleurs d'été, chargé de l'odeur âcre de l'humus ou des feux de feuilles mortes à l'automne, ou encore, d'une pureté cristalline quand il gèle à pierre fendre. J'aime aussi regarder le ciel, qu'il soit d'un noir d'encre ou éclairé par la lune et les étoiles, et scruter les ténèbres devant moi. J'aime tout autant écouter les cris des créatures nocturnes, les modulations plaintives du vent ou le crépitement de la pluie sur les arbres fruitiers, et savourer la caresse de la brise montée des pâturages au fond de la vallée.
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Par Mafta, le 10/05/2012
La dame en noir de
Susan Hill
Si j'avais su que cette bonne nuit de sommeil réparateur serait la dernière dont je profiterais avant longtemps, si j'avais pu me douter que lui succéderaient tant de nuits terrifiantes, éprouvantes et éreintantes, sans doute n'aurais-je pas sauter hors de mon lit avec un tel empressement, impatient de descendre prendre mon petit-déjeuner, de sortir et d'entamer ma journée.
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La dame en noir de
Susan Hill
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