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Par mila0707, le 25/02/2013
Suzanne Prou
" Il me semble que mon héros, quand il évoque l'enfant assassiné, pense à sa propre enfance, à l'enfant qu'il a été et qu'on a tué. "
[préface de "Méchamment les oiseaux" Editions Rombaldi, 1975]
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Par Yuko, le 12/07/2010
Méchamment les oiseaux de
Suzanne Prou
" Des ailes bruissaient, claquaient, frôlaient , éventaient mon front en sueur. Des becs pointus piquaient les mots, picoraient les miettes, piquetaient mon crâne lourd. Une nausée m'envahissait à travers laquelle je percevais les mouvements de va-et-vient d'une nuée de bêtes au corps couvert de plumes.
J'aurai voulu me lever, quitter le salon, fuir.
Je n'en avais pas la force."
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Par latrace, le 04/01/2011
Méchamment les oiseaux de
Suzanne Prou
Un père qui ne travaille pas, qui traîne toute la journée en pantoufles, c’est un personnage nouveau. M’apparentais-je, dans sa pensée, aux beatniks, aux clochards dont elle fait tant de cas ? Peut-être avais-je l’air, avec mon visage mal rasé à l’expression bougonne, de refuser la société de consommation.
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Par latrace, le 04/01/2011
Méchamment les oiseaux de
Suzanne Prou
Une chaîne d’amour, la famille ? Non, une succession de haines plus ou moins avouées, plus ou moins violentes.
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Car déjà le jour baisse de
Suzanne Prou
Quand elle rentre chez elle après s'être divertie en agréable compagnie, Blanche se sent pareille au chien fou qui réintègre de force une niche nauséabonde. L'odeur de la maison la prend à la gorge dès le vestibule franchi, odeur de vieillard et de maladie ; les bruits de la maison l'agacent, et les habitants de la maison l'exaspèrent : voici Adrien, tassé dans son fauteuil à oreilles, plus laid et plus ridé que jamais, voici la lourde Mathilde qui glisse dans ses pantoufles et balance ses larges hanches entre la salle et la cuisine ; elle traine dans son sillage des relents d'ail et d'oignon, et de femme mal lavée.
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Car déjà le jour baisse de
Suzanne Prou
Adrien se dit que s'il pouvait tout recommencer de sa vie avec Blanche il ne la tromperait pas comme il l'a fait si souvent. Plus fidèle, il serait venu à bout, peut-être, de sa frigidité. Il n'aurait pas connu Mathilde. Ils seraient à présent un vieux couple uni, et Blanche serait obligée de s'occuper de lui. A moins qu'elle ne décide de le "placer" dans une maison de vieillards. Tout compte fait, il vaut mieux qu'il ait rencontré Mathilde. Et puis, on ne recommence pas pas sa vie. Elle est faite, sa vie.
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Car déjà le jour baisse de
Suzanne Prou
De son fauteuil de vieillard presque infirme, Adrien regarde les vitres du salon devenir grises ; il est au chaud, à l'abri, dans un appartement éclairé, et pourtant il pense que la nuit va le prendre, la nuit, mère des douleurs, des effrois sans nom, indicibles. Pourtant, il sait que lorsqu'il sera couché il s'endormira vite. Mais c'est l'instant d'avant qui est difficile à franchir. Parce qu'il signifie qu'un jour se termine, que la fin de la vie s'approche inexorablement.
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