Citations de T.C. Boyle
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Histoires sans issue de
T.C. Boyle
arbe fleurie, costume de prêt-à-porter, godillots noirs de la taille de chenets, le révérend affirma que Dieu, Jésus, la Bible étaient les autorités suprêmes ne matière de Création.A la suite, il se forma toute une file sinueuse d'intervenants qui, tous, parlèrent au micro, l'un après l'autre, dans le but d'exprimer leur opinion sur tout, du Déluge à l'âge de la planète ( Dix mille ans ! Vous êtes tombés sur la tête ou quoi ? hurla le professeur de biologie, sortant de la salle en faisant claquer la porte de secours, au milieu d'un chœur contrapuntique de hourras et de huées) jusqu'aux dernières avancées dans le domaine de l'exploration spatiale, à l'explication du génome humain, dont il fut indiqué qu'il était proche de celui du chimpanzé. Sans oublier les limaces.
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Par Zazette97, le 19/11/2011
Les femmes de
T.C. Boyle
Il paraissait toujours entretenir une relation conflictuelle avec ses clients, devant lesquels il avait la sensation de devoir s'abaisser pour pouvoir pratiquer son art. Il les "blousait" donc avec des surcoûts et leur réclamait avances sur avances : qu'à cela ne tienne, il jugeait que ce n'était que son dû.
Inutile de préciser qu'il abandonnait ces gens et les projets avec eux, qu'il n'avait aucune intention de compléter hormis par procuration.
Comment dit-on, déjà ? Prends le fric et barre-toi ? p.543
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Par Zazette97, le 19/11/2011
Les femmes de
T.C. Boyle
Trois maîtresses, trois Taliesin. On ne peut qu'imaginer ce qu'Olgivanna dut ressentir face à cette lignée. Compte tenu de son éducation, elle devait certainement connaître la biographie d'Henri VIII d'Angleterre. p.105
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Par Zazette97, le 19/11/2011
Les femmes de
T.C. Boyle
Les draps pesaient sur Olgivanna comme une pierre tombale. Elle ne s'était jamais sentie aussi lasse. "C'est pourtant ta femme, Frank. Comment est-ce possible ? Comment as-tu pu l'aimer ?"
Il ne vint pas à elle, ne lui prit pas la main, ne lui passa pas le bras autour de la taille, ne lui caressa pas les cheveux pour les tirer en arrière afin qu'ils ne lui tombent plus sur le visage : non, il continua de faire les cent pas, et la question, la question de l'amour, ici et maintenant, resta en suspens. Tout à coup, la chambre parut rétrécir, rapetisser.
Olgivanna eut l'impression de se trouver dans une cellule de prison, mais qui était le geôlier? Lui. C'était Frank. p.144
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Par Zazette97, le 19/11/2011
Les femmes de
T.C. Boyle
Personne ne devrait vivre dans une maison de poupée, personne. Or si une femme devient mère sans connaître le vertige de l'amour, elle ressent la maternité comme une dégradation; car ni enfant ni mariage ni amour ne lui suffit, seul le grand amour peut la satisfaire. Or, où était son grand amour ? Où se trouvait son âme soeur ? A Oak Park. Il l'attendait. p.535
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Par Vepug, le 27/05/2011
L'enfant sauvage de
T.C. Boyle
Personne ne savait. Personne ne s'en souciait. Il avait été la sensation de Paris, mais aujourd'hui tout le monde l'avait oublié, et avait oublié jusqu'à son nom - Victor.