Critiques de Terry Pratchett


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    • Livres 4.00/5
    Par Melisende, le 31/08/2011


    Le fabuleux Maurice et ses rongeurs savants Le fabuleux Maurice et ses rongeurs savants de Terry Pratchett

    Mon dernier Pratchett commençait sérieusement à remonter (plus d’un an), il était temps que je retrouve les Annales du Disque-Monde. J’avais dans l’idée de commencer Mortimer (le quatrième tome des dites Annales) et puis, autour d’un verre il y a quelques semaines, Le Fabuleux Maurice et ses rongeurs savants - qui ne fait pas partie des Annales mais des Romans du Disque-Monde (une histoire de public visé apparemment) - est venu dans la conversation, alors je me suis tout naturellement tournée vers ce titre une fois rentrée chez moi ! Et comme d’habitude avec Terry Pratchett, c’est que du bonheur pendant 300 pages !

    Keith, le jeune joueur de flûte, Maurice le chat intelligent et toute une bande rats savants débarquent dans le village de Bad Igoince, bien décidés à ruiner les villageois en leur faisant croire à une invasion de rongeurs. Mais tout ne se passe évidemment pas comme prévu…
    Le village soi-disant déjà infesté de rats, que traquent deux chasseurs stupides, est en fait complètement déserté par toutes les bestioles couinantes à poil. Et en fouinant un peu où elle ne devrait pas, la petite troupe aidée par Malicia - une petite peste, unique descendante de grandes conteuses - met le doigt sur quelques mystères qu’il aurait mieux valu laisser cachés…

    Pratchett détourne le conte original - « Le joueur de flûte de Hamelin » - donnant la parole et l’intelligence aux rats et ajoutant la figure du matou rusé et sans aucun scrupule. Le lecteur se retrouve alors à suivre aussi bien les aventures des humains - représentés essentiellement par Keith et Malicia - que des animaux savants ; et autant vous dire que ces derniers, du haut de leurs dix centimètres au garrot (bon, un peu plus pour Maurice le chat) vivent des choses assez… épiques ! Si vous voulez découvrir comment un rat fait du saut à l’élastique pour sauver son boss coincé dans un combat de chien, c’est LE livre qu’il faut ouvrir ! Ne vous fiez pas à leurs prénoms trouvés sur des boîtes de conserve alors qu’ils commençaient tout juste à s’humaniser, parce que Pistou l’albinos penseur, Sardines le danseur de claquettes, Pur-Porc le boss et Nutritionnelle la novice, ont beaucoup à vous apprendre !
    Et derrière ce côté très humoristique, avec « l’humanisation » des rongeurs, c’est tout un pan beaucoup plus « profond » que nous offre l’auteur. Ces rats savants ne sont plus de simples bêtes qui s’organisent autour du chef qui est le plus gros et le plus agressif de toute la bande, mais apprennent à réfléchir (au grand désespoir de Pur-Porc, le chef habitué aux vieilles traditions) à leur tradition, à leur nature : « A quoi sert-on ? Pourquoi est-on sur Terre ? Qui sommes-nous ? C’est quoi être un rat ? Qu’y a-t-il après la mort ? » Questions que tout le monde se pose au moins une fois au cours de sa vie (quoique… quand je pense aux élèves que je vais retrouver dès lundi, j’émets de gros doutes… disons plutôt des questions que tout le monde devrait se poser au moins une fois au cours de sa vie) et qui me font me demander si on peut réellement qualifier ce livre de titre « jeunesse ».
    Du côté des autres personnages, il y a évidemment Maurice qui est… un chat. Un vrai chat, rusé, égoïste, un brin voleur… avec la parole en plus ! Et malgré sa fourrure emmêlé et crasseuse et son oreille manquante, on l’aime quand même ce matou ! Keith et Malicia m’ont, quant à eux, un peu moins intéressée ; mais ne vous fiez pas à l’air benêt du joueur de flûte et méfiez-vous des contes de la demoiselle…

    A noter : les jeux de mots de l’auteur (même si je me base sur la traduction française, très bonne au demeurant) et les nombreux dessins dispersés à travers les pages (les rats ont mis au point une écriture très imagée… des « hiéroglyphes ratesques » qui ne manquent pas d’humour !).
    Je salue une nouvelle fois le talent de Terry Pratchett et le remercie pour ce livre où les rats sont rois. Un plaisir de retrouver ces petites bêtes que j’aime tant ; on voit que l’auteur s’est renseigné sur le sujet !

    Un avis brouillon qui ne raconte pas la moitié de ce que je voulais vous dire, mais je ferai mieux pour les prochains (enfin, j’espère !). D’ici là, lisez du Pratchett, c’est un ordre !


    Lien : http://bazar-de-la-litterature.cowblog.fr/le-fabuleux-maurice-et-ses-rongeurs...

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    • Livres 5.00/5
    Par BlackWolf, le 10/04/2011


    De bons présages De bons présages de Terry Pratchett

    En Résumé : Je n'avais pas autant rigolé avec un livre depuis bien longtemps. Neil Gaiman et Terry Pratchett partent de l'Apocalypse pour nous offrir un livre tordu et délirant mais d'un humour subtil et loin, très loin de cet humour lourd et facile. Les personnages sont tous désopilants et pourtant totalement attachants. Si vous cherchez un livre pour vous détendre et passer un pur moment de délire alors De Bons Présages est fait pour vous, surtout si l'humour et l'écriture Anglaise ne vous dérange pas.

    Retrouvez la chronique complète sur mon blog.


    Lien : http://blog-o-livre.over-blog.com/article-de-bons-presages-neil-gaiman-terry-...

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    • Livres 4.00/5
    Par TwiTwi, le 09/05/2010


    Les Annales du Disque-Monde, Tome 4 : Mortimer Les Annales du Disque-Monde, Tome 4 : Mortimer de Terry Pratchett

    La Mort s'ennuie. La Mort a besoin de vacances. La Mort prendra donc un apprenti, qui une fois formé, pourra le seconder efficacement dans la lourde tâche qui est la sienne ( et que nous n'avons point besoin de nommer). L'apprenti, c'est Mortimer, jeune garçon maladroit, un peu timide et naïf. Celui-ci prend son boulot à cœur, mais le problème est bien là : il a un cœur lui, qu'il ne peut ignorer. A partir de là, les problèmes vont commencer ...

    Cette épisode des Annales est particulièrement réussi. L'histoire est prenante. Les personnages attachants. Une petite touche philosophique sur le destin, la vie, la mort, la place de chacun dans l'univers, toussa toussa.

    Personnage récurrent des Annales, La Mort se dévoile ici dans toute sa splendeur et dans toute ... son humanité. Voilà qui sort de l'ordinaire. Même si Mortimer est au centre de l'histoire, La Mort reste le personnage le plus attachant de part la vulnérabilité qu'il (oui, une fois pour toutes, La Mort est de genre masculin) montre alors qu'il est censé être un personnage impitoyable.

    Mais tous les personnages de ce volume ont un petit quelque chose qui attire la sympathie : Morty, l'apprenti au grand cœur ; Ysabell, l'ado qui s'ennuie ; Albert, le serviteur plein de secrets ; Keli, la reine qui tente d'échapper à son destin ; Coupefin, premier Identificateur Royal de l'histoire du Disque. Quoique pour ce dernier, j'émettrais une réserve : en effet, quand on se sert d'une tranche de bacon comme marque-page, on ne peut être une personne recommandable ... Mais son heurtoir de porte est rigolo


    Lien : http://ledragongalactique.blogspot.com/2010/05/mortimer-terry-pratchett.html

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    • Livres 3.00/5
    Par Cylhis, le 24/01/2012


    Les Annales du Disque-Monde, Tome 1 : La Huitième couleur Les Annales du Disque-Monde, Tome 1 : La Huitième couleur de Terry Pratchett

    Je n'avais jamais lu le premier livre qui ouvre cette saga du Disque-monde et c'était intolérable. C'est chose faite désormais.
    En comparaison des autres livres cités ci-dessus, La Huitième couleur est quelque peu différent. Je ne peux m'empêcher de lui voir certains défauts, notamment le rythme particulier, pas vraiment lent, mais qui manque de ce tonus que connaissent la série des Tiphaine Patraque et vous empêche de refermer le livre trop longtemps sans en connaître la fin. Il est un peu mou.
    Ce qui le sauve est l'incomparable imagination de son auteur qui nous propulse, pauvre lecteur, dans un monde délirant mais totalement logique. J'espérais retrouver le même sens de l'humour qui me fait littéralement pouffer en pleine rame de métro, et certains passages m'ont permis de renouer avec ce petit lutin farceur et enfantin qu'est Terry Pratchett. Il nous présente son monde, un disque plat soutenu par quatre éléphants, eux-mêmes soutenus par une gigantesque tortue qui dérive dans l'univers. Dans ce monde, il existe une huitième couleur à l'arc-en-ciel, qui caractérise la présence de magie, et que les mages utilisent et voient. La Mort, qui est masculin, est un squelette au visage figé qui tente tant bien que mal de faire son travail de faucheuse. Et dans tout cela, un touriste suivi de près par son bagage aux multiples pattes, se lance dans un voyage à la découverte du disque et de toutes ces curiosités, des dragons aux bandits de grand chemin, en passant par les héros, les mages et le bord du monde…
    Malgré cette mollesse dont je parlais plus haut, ce livre reste plaisant. Il est, je pense, intéressant de le lire puisqu'il est le premier livre de cette saga, et puis parce qu'il possède l'esprit de son auteur. Et rien que pour ses personnages, Rincevent le mage incapable, Deuxfleurs le touriste ou même et surtout La Mort (que j'affectionne et trouve génial), il est à découvrir, le sourire aux lèvres !

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    • Livres 5.00/5
    Par cicou45, le 21/11/2011


    Les Annales du Disque-Monde, Tome 8 : Au guet ! Les Annales du Disque-Monde, Tome 8 : Au guet ! de Terry Pratchett

    Tout commence par l'histoire d'un nain qui en fait n'en ai pas un puisqu'il a en réalité été trouvé à sa naissance par un couple de nains se voit révéler qu'il appartient en réalité au monde des hommes. Carotte, tel est son nom, se voit alors contraint d'abandonner ceux qu'il considère comme sa famille afin de rejoindre la cité d'Ankh-Morpork et de travailler le service de police de nuit de la vielle se nommant "Le guet". Là, il découvrira une abominable machination qui a été mise au point par une société secrète qui vise à renverser le Praticien au pouvoir. Leur dessein est de mettre un nouveau roi sur le trône, un roi qui serait légitime grâce à sa victoire sur un dragon issu de l'une de leurs invocations. Ainsi, ce nouveau roi, qui ne devrait pas avoir un brin de jugeote, pourrait ainsi accomplir leurs machiavéliques intentions.
    Mais cela était sans compter sans le capitaine du Guet, Vilaire, qui croit encore, naïvement peut-être, que le Bien pourrait régner sur le monde. Carotte, quant à lui, légèrement idiot sur les bords mais très attachant, accomplit son devoir en respectant les règles avec soin, ne sachant pas que ces règles ont jusqu'ici été élaborées pour être violées ou disons plutôt ignorées puisque le Guet, sous les ordres du Praticien, se doit de passer outre les infractions commises par la Guilde des voleurs ou par celle des Assassins.

    Carotte et Vimaire, cependant, eux, ne voient pas les choses sous le même oeil et tendent bien rétablir l'ordre dans la cité. Cependant, ce parcours et cette rébellion, sera parsemée d’embûches et ils devront souvent accepter l'injustice.

    Bande-dessinée adaptée du roman de Terry Pratchett par Graham Higgins et Stephen Briggs, celle-ci est très fidèle à l'univers créé par Pratchett dans Les Annales du Disque-monde. L'ambiance est tantôt lugubre, tantôt comique et tout cela mis en images donne un ouvrage très agréable à lire ! Le lecteur ne rencontre aucune difficulté pour comprendre l'histoire, même s'il n'a jamais lu un quelconque tome des Annales du Disque-monde et je dirais que, au contraire, cela ne peut que lui donner d'en savoir plus sur cet univers. A découvrir !

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    • Livres 5.00/5
    Par Woland, le 06/06/2008


    Les Annales du Disque-Monde, Tome 7 : Pyramides Les Annales du Disque-Monde, Tome 7 : Pyramides de Terry Pratchett

    Pyramids
    Traduction : Patrick Couton

    Septième livre des « Annales du Disque-Monde », « Pyramides » s’ouvre sur l’examen final et ténébreux que doit passer le jeune Teppi – diminutif de « Teppicymon » - pour obtenir son Diplôme d’Assassin, distinction qu’accorde très régulièrement mais au prix de mille périls encourus par le postulant la Guilde des Assassins d’Ankh-Morpork.

    Car, sur le Disque-Monde, « assassin » est un métier. Ni plus ni moins dégradant que celui de boucher ou de jardinier. Un métier comme les autres par conséquent, qui a sa charte, ses règles et son école - je ne vous dis rien des tarifs pour ne pas vous effrayer. Teppi a d’ailleurs été admis dans cette école à l’âge de douze ans bien que sa famille – sa tante, surtout – n’eût pas manifesté en cette occasion l'enthousiasme que l'adolescent était en droit d'attendre de ses proches.

    A sa décharge, il faut préciser que la famille de Teppi n’est autre que la lignée royale de Jolhimome. Alors, forcément, chez eux, on est Pharaon de père en fils (ou en fille, il y a des précédents et le clin d'oeil de Pratchett à la reine Hatschespout est évident.)

    Donc, lorsque la Mort se déplacera pour prendre en charge l’actuel pharaon, le roi Teppicymon XCXVII, son fils, notre Teppi à nous, montera sur le trône sous le nom de Teppicymon XCXVIII. Avec ou sans son diplôme de la Guilde des Assassins d'Ankh-Morpork, son avenir était tout tracé dès sa naissance.

    Et pourtant, Teppi, séduit tout enfant par les histoires palpitantes que lui racontait son oncle Vyrt, le frère de sa mère, un assassin de profession, a un jour décidé de voir si, par hasard, un prince royal et futur pharaon ne pouvait pas faire également se faire un nom dans une carrière parallèle …

    Habile, intelligent et réfléchi, il n’a eu aucun problème à obtenir son diplôme. Malheureusement, le Hasard qui, sur le Disque-Monde, s’amuse énormément, choisit ce moment-là pour faire mourir Teppicymon XCXVII. Voilà Teppi obligé de reprendre la route du Jolhimome pour veiller sur les funérailles – évidemment grandioses – de son père : embaumement, rituel, ensevelissement sous une nouvelle pyramide.

    Vous l’avez compris depuis longtemps : le Royaume de Jolhimome se veut une vision parodique de l’Egypte ancienne.

    Et il y réussit fort bien.

    Bien entendu, comme, chez Terry Pratchett, il ne saurait y avoir de roman sans que le Supra-Irrationnel ne fasse une irruption aussi brutale que farfelue dans l’Irrationnel ambiant, « Pyramides » dévie très tôt du droit chemin. En ce pays où pullulent des pyramides qui ruinent les finances de l’Etat, l’idée d’en construire une nouvelle pour y abriter la dépouille de Teppicymon XCXVII va aboutir à une « confiscation de l’espace-temps. » En d’autres termes, la masse énorme de la nouvelle construction – la plus grande, la plus haute, la plus vaste, la PLUS !!! "chaispasquoi" … qu’on ait jamais vue – provoque une espèce de « bug » géométrique et paf ! le royaume de Jolhimome se retrouve effacé de la carte du Multivers. La Quatrième Dimension fait son entrée officielle chez Pratchett.

    Or, il se trouve que Jolhimome servait de tampon entre deux états particulièrement belliqueux qui, maintenant qu’ils se retrouvent frontière contre frontière, comprennent mal comment ils pourraient faire autrement que de reprendre les anciennes hostilités.

    Il se trouve aussi que les dieux de Jolhimome – corps d’hommes ou de femmes avec têtes d’animaux, cela va de soi – se matérialisent brusquement aux yeux ébahis du tout-venant. Qui pis est : ils n'exaucent plus rien du tout !

    Il se trouve enfin que, bien que momifié dans les règles, Teppicymon XCXVII se voit contraint par la nouvelle logique qui s’est abattue sur son pays de réintégrer son corps. Je vous laisse imaginer le choc que la chose provoque bien naturellement chez Aneth, le Maître-Embaumeur de Sa Majesté – et aussi chez son assistant, le très terre-à-terre et très jeune Gern …

    Ajoutez à ces ingrédients un Grand-Prêtre des plus étranges et qui s’appelle Dios oh ! ma Doué ! ), une jeune concubine nommée Ptorothée qui, en fait, n’est autre que la demi-sœur de Teppi, le Grand Architecte Ptaclusp et ses fils-jumeaux : PtascluspIa et PtascluspIIb et surtout, n’oubliez pas la fâcheuse manie qu’aura la nouvelle pyramide de dupliquer à l’infini êtres et objets et vous aurez une idée à peu près exacte de ce roman.

    Ce livre est à mon sens, avec l’univers de Goscinny et d’Uderzo, la meilleure parodie que j’ai lue sur l’Antiquité. Les Grecs eux-mêmes et leur amour des discussions philosophiques ne sont pas épargnés par Pratchett qui leur a réservé un royaume : celui de Tsort. Teppi s’y rend dans l’espoir de trouver une réponse à ses problèmes mais … En tous cas, la version pratchiennesque de la Guerre de Troie est une petite merveille jubilatoire …

    Mais le plus extraordinaire, c’est que tous ceux qui s’intéressent au monde antique et tout particulièrement à l’Egypte pharaonique constateront ici très vite que Pratchett maîtrise le sujet. Il fallait en effet beaucoup aimer cette grande page de notre Histoire à tous pour réussir à en railler ses travers tout en en respectant la noblesse fondamentale.

    Bonne lecture ! Je vous promets que vous finirez par apprendre pourquoi Pratchett a voulu faire de son héros un Assassin de la Guilde ankh-morporkienne.

    PS : mais si l'Antiquité ne vous intéresse pas, passez au large ...:;o)

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    • Livres 5.00/5
    Par Archessia, le 21/08/2010


    Les Annales du Disque-Monde, Tome 6 : Trois Soeurcières Les Annales du Disque-Monde, Tome 6 : Trois Soeurcières de Terry Pratchett

    Encore une fois, ce fut un Pratchett où se succédèrent les fous rire!
    Je ne louerais jamais assez les talents d'écrivains de cet homme.
    Ses délires incroyables, ses jeux de mots hilarant, ses personnages tous plus dingues les uns que les autres, des situations abracadabrantes à la pelle, et tout ça dans des récits qui se tiennent et qui nous accrochent dès les premières lignes.
    Franchement, que demander de mieux?

    Cette fois-ci, nous retrouvons cette chère Mémé Ciredutemps, la charmante Nounou Ogg et une sorcière assez récente dans la profession, Magrat Goussedail.
    Le roi Vérence vient de se faire assassiner (mort naturelle pour un roi, après tout) et le fils héritier, à ce moment là bébé, va se retrouver dans les mains de nos trois sorcières.
    Les voilà en pleins milieu d'une classique histoire de "Méchant nouvain souverain qui, un jour, sera détrôner par le vrai héritier revenu prendre sa place".

    Classique? Hum ... Ce serait mal connaître Terry Pratchett.

    Comme je l'ai dit au début, ce tome est vraiment très drôle. Que ce soit avec les situations cocasses (Mémé Ciredutemps découvre le théâtre ... et a un peu de mal avec ce principe), les jeux de mots très savoureux (les noms des personnages sont encore une fois très "recherchés") ou simplement par les explications de l'écrivain au cours du récit, les annotations en bas de page étant nombreuses dans ce récit.

    Il n'est pas facile de décrire l'univers du Disque-Monde en rendant correctement hommage à tout ce qui le compose et qui en fait une des saga fantasy / comique les plus appréciée au monde.
    Le mieux, et ce que je vous conseille à TOUS, c'est de la lire, tout simplement!


    Lien : http://archessia.over-blog.com/article-trois-soeurcieres-53245658.html

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    • Livres 5.00/5
    Par Dude76, le 08/05/2010


    De bons présages De bons présages de Terry Pratchett

    J'ai A-DO-RÉ !
    j'ai dévoré cette petite histoire comme on boit du petit lait.
    Une histoire légère et désopilante, des tonnes de calembours et autre jeux de mots, du sarcasme à en revendre.
    L'Apocalypse, La Bible, les anges, les démons, tout est détourné, retourné et impitoyablement traité avec la dérision la plus savoureuse.
    Comment le résumer ? Un seul mot peut remplir cet office : Ineffable :)
    Gens trop sérieux s'abstenir et passer son chemin sous peine d'être furieusement déridé !

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    • Livres 4.00/5
    Par Endea54, le 29/03/2010


    Les Annales du Disque-Monde, Tome 1 : La Huitième couleur Les Annales du Disque-Monde, Tome 1 : La Huitième couleur de Terry Pratchett

    Pour apprécier pleinement Terry Pratchett il faut au préalable accepter l’idée d’un décalage avec tout ce qu’on a pu lire avant : personnages atypiques (donc décalés), humour particulier (donc décalé), style un peu décousu surtout au début, ce qui demande de s’accrocher un peu.
    Mais une fois dedans, quel bonheur !!!
    La huitième couleur présente un monde sous forme de disque, porté par quatre éléphants, eux même soutenus par une tortue dont la plus grande question concerne son sexe aux yeux des Thulls.
    Pratchett présent deux personnages principaux, un touriste dont la curiosité n’a d’égal que la naïveté, accompagné de son bagage, un coffre sur pattes doué d’une mâchoire redoutable et un mage raté, couard, l’exemple type de l’anti héro.
    Deuxfleurs le bienheureux toutiste bénéficie d’une chance insolente tandis que Rincevent le mage qui ne possède qu’un sortilège acquis par erreur (mais quel sortilège !!!) est du genre « pas de bol » chronique. J’en veux pour preuve : suite à une attaque de trolls (lesquels reviennent à l’état de cailloux à leur mort eh oui c’est du Pratchett) , le cheval de Deuxfleurs, emballé, dérange une ourse et ses petits ainsi qu’une bande de loups .. et s’en tire sans une égratignure. Durant ce laps de temps, Rincevent se retrouve face à cette même ourse enragée qui tue sa monture puis fait irruption dans une clairière grouillante des loups enragés au préalable rendus fous par son complice. C’est tordant.
    A côté de ces personnages, d’autres côtoient nos deux héros : La Mort (qui est un homme), un barbare qui n’a peur de rien, Hrun, sans oublier les dieux, trolls, dragons et autres créatures fantastiques et vraiment très originales.
    Quant à la trame de l’histoire … on n’a qu’une envie c’est vite vite se plonger dans la suite des aventures de ce monde vraiment particulier.

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    • Livres 4.00/5
    Par Woland, le 01/06/2008


    Les Annales du Disque-Monde, Tome 1 : La Huitième couleur Les Annales du Disque-Monde, Tome 1 : La Huitième couleur de Terry Pratchett

    Un jour, il y a de cela quelques années, Terry Pratchett s’ennuyait et l’idée lui vint de créer le Disque-Monde, un monde circulaire et plat porté par Bérilia, Tubul, Ti-Phon l’Immense et Jérakine, quatre éléphants gigantesques qui ont élu domicile sur le dos de la Divine A’Tuin, la Tortue interstellaire dont la longueur atteint la bagatelle de quinze mille kilomètres et dont les yeux sont aussi immenses que des océans.

    « La Huitième Couleur », premier volume des « Annales du Disque-Monde », venait de naître.

    « Mais que peut bien être cette Huitième Couleur ? » me demanderez-vous, tout ébaubis.

    « Mais l’octarine, » vous répondrai-je alors, « un nom si totalement inconnu sur la planète Word, où je tape ce message, que le logiciel de traitement de textes le prend pour une faute d’orthographe et le souligne d’un trait rouge, si c'est pas malheureux ! »

    L’octarine, ou la couleur de la Magie ...

    Le mot est écrit : Magie. Et comme Pratchett est un roi de la Parodie, il va de soi que c'est au moins doué de tous les mages du Disque-Monde qu’il confie l’intrigue de son roman ainsi que le personnage qui va contribuer pour beaucoup à la faire progresser : Deuxfleurs. Celui-ci est un paisible touriste en provenance de Bès Pélargic, cité de l'Empire agatéen. Il débarque à Ankh-Morpork pour découvrir les mille et une merveilles de cette ville où l’on trouve paraît-il le mieux à Ankh et le pire à Morpork. Vous vous en doutez, comme tous les touristes dignes de ce nom, Deuxfleurs est fortement intéressé par le pire ...

    Pour être tout-à-fait honnête, le mage en question, Rincevent, qui deviendra un personnage récurrent de la saga du Disque-Monde, a été mis à la porte de l’Université de l’Invisible parce que, jeune étudiant un peu trop curieux, il avait eu l’idée pour le moins farfelue d’aller fourrer son nez dans le Grand In-Octavo, livre quasi sacré et des plus redoutés parce que le Créateur du Disque l’a oublié sur son œuvre, avec les Huit Sortilèges à l’intérieur.

    Enfin, depuis le passage en coup de vent de Rincevent, le Grand In-Octavo ne recèle plus que sept sortilèges. Le Huitième, sans doute désireux de voir du paysage, a brutalement investi la cervelle du jeune Rincevent et, depuis lors (et à la stupeur générale car il est difficile de comprendre pareille attitude chez un Sortilège aussi évolué ...) il ne veut plus en bouger Confused . Le pire est que l’arrivée pour le moins musclée du Huitième Sortilège a fait se sauver tous les autres sorts, invocations, sortilèges, etc … que l’étudiant en magie avait pu se fourrer dans la cervelle.

    C’est pour cette raison que, bien qu’étant devenu le seul homme sur le Disque-Monde capable de prononcer le Terrible et Epouvantable Huitième Sortilège, Rincevent n’en est pas moins en parallèle un mage totalement inopérant et qui ferait se gausser n'importe quel jeunot de 1ère année.

    Un don cependant lui est resté, sans doute parce qu’il n’a rien à voir avec la Magie telle qu’elle se définit habituellement : celui des langues. Et c’est cette connaissance quasi prodigieuse des langues et dialectes du Disque-Monde qui lui permet de se lier avec cet innocent de Deuxfleurs qui, sous prétexte de voir de plus près héros, barbares, mages, dragons, monstres mais aussi, à l’échelle au-dessous, brigands et pillards, n’hésite pas à promener sa naïveté et son or au sein des pires quartiers de Morpork.

    Du coup, Rincevent se retrouve convoqué chez le Patricien – le Chef Suprême du coin, si vous préférez, une espèce de Borgia d’Heroic Fantasy parodique. Le Patricien a en effet reçu de ses voisins de l’Empire agatéen la recommandation de prendre bien soin de leur ressortissant. Sinon, les relations diplomatiques entre les deux pays pourraient en prendre un sacré coup. Et voilà Rincevent dûment convaincu, à coup de menaces sanguinaires, de devenir l’ange gardien de Deuxfleurs pendant toute la durée de son séjour …

    Comme toujours, l’histoire, qui se poursuit et prend fin dans « Le Huitième Sortilège », est irracontable. Disons que, pour l’essentiel, à la suite d’invraisemblables péripéties, Rincevent et Deuxfleurs vont basculer au-delà du Disque-Monde. Mais comme le Huitième Sortilège veille jalousement à l’intégrité physique de celui dont il a élu la cervelle comme résidence principale, tous deux s’en sortent bien évidemment pour mieux se retrouver à Ankh-Morpork où ils devront affronter l’horreur d’une immense étoile rouge qui se rapproche à très grande vitesse du Disque-Monde et qui …

    Au gré des pages, apparaissent des personnages dont nous retrouverons certains dans d’autres ouvrages du Disque-Monde : l’incroyable Bagage, coffre de voyage en "poirier pensant" muni d’une foultitude de petites jambes, propriété initiale de Deuxfleurs (qui l’a acheté dans une boutique magique et n’a pu l’y rapporter par la suite parce que la boutique s’était évaporée …) mais qui deviendra celle de Rincevent à la fin de « Le Huitième Sortilège » ; la Mort, bien sûr (ne ratez pas les explications sur les règles du jeu de bridge que Deuxfleurs lui fournit avec sa courtoisie innée : cela vaut largement le détour !) ; Trymon, l’Enchanteur trop ambitieux ; l’inénarrable Cohen le Barbare, quatre-vingt-sept ans et toute sa vigueur même s’il n’a plus beaucoup de dents ; Bethan, jeune vierge qui, sauvée par Cohen des mains de druides assassins, tombe amoureuse de son sauveur et entend bien l’épouser ; quelques trolls que l’âge transforme systématiquement en rochers (Vieux-Pépé en est le plus redoutable) ; et le Bibliothécaire de l’Université de l’Invisible (gagné ! Vous saurez enfin comment il s’est tranformé en orang-outang !)

    Enfin, si le premier volume vous semble mettre un peu de temps avant de prendre son envol, soyez indulgents et n’oubliez pas qu’il est toujours un peu difficile d’exposer en détails pour la première fois un monde aussi complexe que celui du Disque. Et per-sé-vé-rez !

    Que la lumière du Disque-Monde vous illumine et que Io l'Aveugle, le plus grand des dieux, veille à jamais sur vos lectures !

    Critique de qualité ? (6 votes positifs)


    • Livres 4.00/5
    Par Luniver, le 02/01/2012


    Les Annales du Disque-Monde, Tome 12 : Mécomptes de fées Les Annales du Disque-Monde, Tome 12 : Mécomptes de fées de Terry Pratchett

    Les trois «sœurcières» refont leur apparition dans ce tome : une bonne fée laisse à la jeune Magrat une délicate mission : empêcher à tout prix qu'une jeune domestique épouse un prince dans une lointaine contrée. Quelqu'un en effet joue avec la puissance des histoires pour obtenir. Pour l'aider dans cette tâche, Magrat hérite également d'une baguette magique qui a la particularité de tout transformer en citrouille. La bonne fée ayant bien spécifié que Magrat devait partir seule, les deux sorcières décident de l'accompagner.

    Au cours de leur voyage, les trois sorcières vont revivre des contes, quoiqu'en modifiant le chemin qui mène au "happy end" : le petit chaperon rouge, Cendrillon, la Belle au bois dormant, le Magicien d'Oz, ... Il leur faudra également s'adapter aux coutumes (et surtout aux boissons) locales des contrées qu'elles traverseront dans leur périple.

    Un tome très agréable à lire ! Ça faisait quelques mois que je n'avais plus relu de Pratchett, ça m'apporte toujours autant de plaisir !

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    • Livres 5.00/5
    Par Chinchilla, le 25/02/2011


    De bons présages De bons présages de Terry Pratchett

    Je continue ma découverte de Neil Gaiman, cette fois en compagnie de Terry Pratchett avec un bouquin délirant et génial. Un ange et un démon, bien contents de se la couler douce sur terre, décident d'arrêter l'apocalypse qui va avoir lieu dans 11 jours. Mais tout ne se passe pas comme prévu car l'Antéchrist est en fait un gamin de 11 ans qui fait les quatre cents coups avec ses potes dans un village du Sud de l'Angleterre et celle-là, même les cavaliers de l'apocalypse ne l'avaient pas vue venir. J'ai adoré ce livre, à la fois loufoque et très réfléchi, avec sa propre mythologie et des références culturelles qui ne pouvaient que me plaire, dont le fameux précepte selon lequel toute cassette laissée plus de deux semaines dans une voiture se transforme inévitablement en Best of Queen. Et là, j'en vois déjà qui vont me dire de lire d'autres œuvres de Pratchett. C'est prévu, c'est juste que j'essaie de résister aux Annales du disque monde pour l'instant parce que si je m'y mets, ça va atomiser ma PAL.

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    • Livres 4.00/5
    Par TwiTwi, le 21/08/2010


    Les Annales du Disque-Monde, Tome 6 : Trois Soeurcières Les Annales du Disque-Monde, Tome 6 : Trois Soeurcières de Terry Pratchett

    Un trio de sorcières se trouvent à l'insu de leur plein gré mêlée à des évènements majeures du Royaume de Lancre : le roi est assassiné et son fils caché dans une troupe de théâtre par les sorcières. Vont-elles devoir aussi se mêler de sa réhabilitation ?

    Ce Pratchett vous fera hurler de rire. Bon j'exagère, mais à peine. C'est assurément le meilleur que j'ai (re)lu jusqu'à présent. Le trio infernal de sorcières est désopilant, leurs dialogues surréalistes. Le reste des personnages n'est pas en reste avec entre autre le Duc, la mauvaise foi pleine de culpabilité en action. Jugez plutôt : "Ce n'est pas moi, vous savez, dit le duc très vite. Il a glissé et il est tombé. C'est tout. Glissé et tombé. Je n'y étais même pas. Il m'a agressé. C'était de la légitime défense. Voilà. Il a glissé et il est tombé sur sa propre dague en légitime défense."

    Comment résister ? On ne résiste pas, on se laisse faire. Évitez la lecture dans les lieux publics si vous ne voulez pas que votre prochain vous regarde d'un sale œil (les gens qui rient tous seuls dans les métros, c'est mal vu).

    Quid de la thématique ? Elle n'est pas en reste. Le théâtre et Shakespeare plus particulièrement seront passés au crible et parodiés à souhait dans ce volume. Sans avoir lu Shakespeare dans le texte mais avec un poil de culture générale, il est tout à fait possible de saisir un certain nombre d'allusions.


    Lien : http://ledragongalactique.blogspot.com/2010/08/trois-soeurcieres-terry-pratch...

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    • Livres 5.00/5
    Par arkhama, le 01/06/2010


    De bons présages De bons présages de Terry Pratchett

    De Terry Pratchett, le livre prend le ton délirant. De Neil Gaiman, il emprunte un univers mythologique ancré dans le réel. Suivant les "Belles et bonnes prophéties d’Agnès Barge", deux anges - dont un déchu - qui ont été exilés sur Terre depuis trop longtemps, vont faire leur possible pour empêcher l’apocalypse, contre l’avis de leur supérieur respectifs. S’en suit un délire de plus de cinq cents pages. On y croise, entre autres, Toutou, le chien des Enfers, une armée (composée de deux personnes) d’inquisiteurs anglais, les quatre cavaliers de l’apocalypse (Guerre, Famine, Mort et ... Pollution qui remplace la Pestilence) et on y apprend comment faire, à coup sûr, fleurir ses plantes, que, selon l’avis de certain démon, les contrats pour vendre les âmes devraient s’inspirer des contrats des fabricants d’ordinateurs ou encore qu’une autoroute anglaise faisant le tour de Londres trace un glyphe satanique (ce qui explique les bouchons perpétuelles)...

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    • Livres 5.00/5
    Par Lisbei13, le 28/02/2009


    De bons présages De bons présages de Terry Pratchett

    Angleterre, 1999. L’Apocalypse est pour demain. Les armées célestes et infernales vont enfin se mettre en marche, galvanisées par la présence sur Terre de l’Antéchrist.
    Enfin, ça, c’est ce qui était prévu.
    Mais lorsque s’en mêlent les prédictions d’une voyante morte depuis 400 ans, son héritière répondant au doux nom d’Anathème Bidule, un chasseur de sorcières débutant, une bande d’enfants extrêmement imaginatifs, et surtout, Aziraphale, ange libraire à mi-temps, et Rampa, démon amateur de Bentley, qui ont passé plusieurs millénaires sur Terre et entendent bien continuer, les stratégies divines cèdent la place au chaos le plus total.
    Neil Gaiman et Terry Pratchett s’en donnent à cœur joie dans ce récit baroque et déjanté servi par une écriture virtuose et un humour particulièrement décapant. Mention spéciale au traducteur, Patrick Marcel, pour son travail qui rend pleinement justice à la richesse du texte original.

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    • Livres 5.00/5
    Par Woland, le 06/06/2008


    Les Annales du Disque-Monde, Tome 8 : Au guet ! Les Annales du Disque-Monde, Tome 8 : Au guet ! de Terry Pratchett

    Guards ! Guards !
    Traduction : Patrick Couton

    L'une des originalités les plus remarquables de la vaste cité-état d'Ankh-Morpork, c'est que toutes les corporations professionnelles y sont représentées. Légalement représentées, s'entend, y compris celle des Voleurs et celle des Assassins.

    C'est au Patricien, gouverneur suprême du coin, qu'on doit cette organisation très spéciale qui, astuce jusqu'ici jamais osée par nos propres gouvernants, impose le plus officiellement des taxes à tous, fussent aux corps de métiers les moins recommandables. Et le plus étonnant, c'est que ça fonctionne très bien, pour la plus grande satisfaction des chefs de Guildes eux-mêmes bien entendu et de l'Ankh-Morporkien moyen ensuite.

    Hélas ! du coup, les forces de l'ordre de la ville n'ont plus vraiment raison d'être. Il survit cependant un Guet de nuit, placé sous le commandement du capitaine Samuel Vimaire, homme de valeur que l'ennui et la nette impression de ne pas être tout à fait à sa place ont fait sombrer dans l'alcool et la dépression. Sous ses ordres, une bande de tocards tels le sergent Côlon et l'ineffable caporal Chicard. Leur seule tâche : se promener dans les rues la nuit et éviter de déranger voleurs et assassins dans l'exercice de leur profession. Ah ! oui ! Toutes les heures, ils ont aussi pour consigne de clamer aux ténèbres : "Il est telle heure et tout va bien !" Mais leur prudence naturelle les incite en général à susurrer la chose sans s'y attarder ...

    C'est dans cette surprenante équipe que débarque un beau matin, poussé par son père qui veut en faire un homme, le jeune et vaillant Carotte Fondeurenfersson. "Techniquement parlant", comme il le dit lui-même, Carotte est un nain. Morphologiquement par contre et compte tenu du fait qu'il a été recueilli tout bébé par le couple Fondeurenfersson, c'est un humain qui mesure à peu près 2 mètres de haut (1,98 m en fait) et qu'une enfance et une adolescence passées à travailler dans les mines avec les nains ont doté d'une musculature redoutable.

    Si le lecteur habitué apprend, au fils des volumes où il apparaît, à mettre en doute la naïveté un peu trop spectaculaire de Carotte, il ne remettra par contre jamais en question son honnêteté foncière. Autre trait attachant du jeune homme, de son éducation première, il a conservé une propension marquée à tout prendre au pied de la lettre. Dans de telles conditions, inutile de vous dire que les "tâches et responsabilités" auxquelles le génie politique du Patricien a réduit le Guet vont beaucoup l'étonner.

    Inutile de vous dire aussi, je suppose, que, avec la bonne volonté qu'il va apporter à pourchasser dans les rues d'Ankh-Morpork aussi bien les charrettes mal garées que les meurtriers en puissance, la situation du Guet à la fin de l'ouvrage se sera considérablement améliorée.

    Entretemps, il est vrai, un ignoble personnage aura cherché à évincer le Patricien et à le remplacer par un roi fantoche. Entretemps, un dragon noble* aura répandu le bruit et la fureur dans tout Ankh-Morpork. Entretemps, dame Sibylle Ramkin, qui a eu le coup de foudre pour un Samuel Vimaire désormais bien résolu, envers et contre tous, à faire son devoir de capitaine du Guet, aura été offerte en sacrifice au dragon devenu maître d'Ankh-Morpork. Entretemps, vous aurez fait la connaissance de Bravegars Balluchon Plumepierre de Quirm** et de quelques autres. Entretemps, le système digestif des dragons, nobles ou pas, ne recèlera plus pour vous aucun mystère. Entretemps, avec tout le plaisir qu'on y goûte à chaque fois, vous aurez croisé le Bibliothécaire de l'UI***, ses bananes et ses "ook."

    Entretemps enfin, et toujours sans avoir l'air d'y toucher, Pratchett aura eu le temps de poser pas mal de questions essentielles, notamment sur la lâcheté, le courage et toute cette sorte de choses ...

    Bref, vous aurez lu le huitième volume des Annales du Disque-Monde, intitulé en toute simplicité : "Au Guet !" Et je vous souhaite d'y prendre autant de plaisir que moi. Wink

    * : dame Ramkin vous expliquera.

    ** : un sacré nom, hein ?

    *** : pour ceux qui prennent le fil en cours et n'ont jamais entendu parler ni de Pratchett, ni du Disque-Monde, l'Université de l'Invisible. ;o)

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    • Livres 5.00/5
    Par Cylhis, le 07/12/2011


    L'Hiverrier L'Hiverrier de Terry Pratchett

    Cela faisait longtemps que je n'étais pas retournée chez Tiphaine Patraque, au pays des Nac Mac Feegle et de Mémé Ciredutemps. Et cela me manquait.
    Mais pour passer le seuil de ce monde si cher, il fallait cette fois-ci se mettre en condition, surtout quand on se nomme L'Hiverrier, non ?
    Tiphaine est maintenant une jeune sorcière de bientôt 13 ans, qui vit auprès de la sorcière Mademoiselle Trahison de cent ans son aînée. Elle apprend à ses côtés à être une bonne sorcière, et cela passe par l'écoute des villageois et la gestion de leurs différents problèmes. Mais surtout, par Mr Pipo.
    Lorsqu'elle accompagne un soir Mademoiselle Trahison à une danse traditionnelle, qui marque le début du règne de l'hiver, quelle mouche la pique de vouloir suivre ses pas qui s'emportent sur la musique et entrer ainsi dans la danse, à la place qui revenait normalement à la dame de l'Été ? Tiphaine ne sait pas bien pourquoi, mais elle va devoir assumer ce rôle ravi à la déesse. Un véritable bouleversement dans les saisons, surtout que l'Hiverrier n'a pas l'habitude d'avoir pour compagne une humaine… Heureusement (ou malheureusement ?) les Nac Mac Feegle, mené par Rob Deschamps, sont toujours là pour aider leur ch'tite michante sorcieure jaeyante, tout comme Mémé Ciredutemps qui veille à l'Équilibre.
    J'ai adoré. Mais je ne suis pas objective sur les livres de Pratchett. J'éprouve toujours un indéniable plaisir extrême à pousser la porte de son monde et à m'y engouffrer, comme si je retournai chez moi. Je n'ai qu'une hâte de pouvoir passer à la suite : Je m'habillerai de nuit.

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    • Livres 4.00/5
    Par Bookworm84, le 28/09/2011


    Les Annales du Disque-Monde, Tome 6 : Trois Soeurcières Les Annales du Disque-Monde, Tome 6 : Trois Soeurcières de Terry Pratchett

    Dans ce volume, toujours aussi désopilant grâce à la présence de trois sorcières aux personnalités bien marquées, Terry Pratchett s'attaque au théâtre. A la fois hommage et parodie, le roman s'avère très entraînant. On y suit les conséquences de l'assassinat du roi Vérence, dans le royaume de Lancre. Entre l'assassin fou de remord, sa femme cruelle avide de tortures, le fantôme de la victime déçu de ne plus pouvoir festoyer, son héritier caché au sein d'une troupe itinérante de comédiens dotés, par les sorcières, d'un don de parole stupéfiant.... impossible de s'ennuyer ! Et encore moins de ne pas s'amuser.

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    • Livres 4.00/5
    Par Luniver, le 11/09/2011


    Les Annales du Disque-Monde, Tome 10 : Les Zinzins d'Olive-Oued Les Annales du Disque-Monde, Tome 10 : Les Zinzins d'Olive-Oued de Terry Pratchett

    Au fin fond d'un désert, un gardien d'un temple meurt sans avoir formé de successeur ... Peu de temps après, les alchimistes font une découverte stupéfiante : ils ont trouvé le moyen de conserver les images peintes à toute vitesse par de petits démons, et en les assemblant, de produire des films. N'étant pas certains de convaincre les magiciens que tout cela n'a pas de lien avec la magie, ils décident d'aller s'installer plus à leur aise dans le désert d'Olive-Oued.

    Même si l'idée de départ est d'instruire les citoyens, certains individus parviennent à imposer leur large définition de "fait historique" et de "fait réel" : les stars vites montées vite oubliées, la publicité, les effets spéciaux font doucement leur apparition. Mais les gens, et les animaux, réagissent de manière curieuse en approchant d'Olive-Oued...

    Un excellent livre de Pratchett ! On revit l'histoire du cinéma en accéléré, le récit est rempli de clins d'œil à l'histoire réelle !

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    • Livres 5.00/5
    Par louve, le 21/10/2010


    Les Annales du Disque-Monde, Tome 4 : Mortimer Les Annales du Disque-Monde, Tome 4 : Mortimer de Terry Pratchett

    Ce quatrième tome de la série, permet de découvrir un personnage des plus énigmatiques : la Mort. oubliez la Mort ennuyeuse et sans coeur. Car dansMortimer, la Mort a même une fille et un majordome dans sa belle maison. Mais la mort est donc papa? C'est à dire qu'il a une compagne quelque part?Non, la Mort a juste recueilli une orpheline afin d'en apprendre davantage sur les humains.

    Morty est un personnage attachant quoiqu'il n'en fasse qu'à sa tête lorsqu'il prend la place de la Mort. Au rendez-vous? Des mages déjantés, des assassinats, ses fanatiques religieux, le quatrième tome aura de quoi vous faire mourir de rire.


    Lien : http://louvinette.over-blog.com/article-mortimer-de-terry-pratchett-56114067....

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