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Par aturnins, le 04/04/2011
L'Enfant de cristal : Une histoire de la vie enfouie de
Theodore Roszak
Vieillir est du autant à la négligence de l'esprit qu'au déclin du corps
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Par Woland, le 26/02/2009
La Conspiration des ténèbres de
Theodore Roszak
Quelle joie ce fut d'explorer cette fantasmagorie de l'esprit qu'on appelle le cinéma ! Et quel privilège ce fut de le faire avec Clarissa Swann pour guide. En fin de compte, il y en eut qui virent en elle une critique terriblement conservatrice, un reliquat de la vieille école dépassé par les idées dans le coup. Mais quand j'étais son poulain, elle était l'une des rares en Amérique à être parfaitement au fait des dernières théories européennes. Au cours des quelques années suivantes, elle allait surfer sur l'enthousiasme de la Nouvelle Vague et se laisser porter par elle jusqu'au succès auquel elle avait presque cessé de croire. Car quoi que Clare ait fait pour former mon esprit à l'image du sien au cours de cet intervalle enchanteur de ma vie, je ne puis que lui en être reconnaissant. Parce que, en dépit de ses côtés excentriques et de ses rancoeurs, c'était un esprit résolument humaniste. Bien qu'elle pût discuter technique avec les meilleurs, elle n'autorisait jamais la forme à prendre le pas sur le fond. Elle soutenait que les films étaient quelque chose de plus qu'une poche d'illusions d'optique, ils étaient de la littérature pour l'oeil, une littérature aussi merveilleuse que celle qu'on avait couchée sur le papier. J'appris d'elle à toujours guetter la formulation, à surveiller la vision. Ou du moins était-ce ainsi que je regardais les films avant que Max Castle m'initie à une science plus obscure du cinéma. Je découvris alors que, aussi vaste et riche que fût l'univers intellectuel de Clare, il y avait dedans une trappe qui s'ouvrait sur des profondeurs inexplorées.
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Par aturnins, le 26/04/2011
Le Diable et Daniel Silverman de
Theodore Roszak
La conviction qu'il y a une vérité seule et unique et qu'on la détient me paraît être la racine la plus profonde de tout le mal qui existe dans le monde .
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Par Woland, le 26/02/2009
La Conspiration des ténèbres de
Theodore Roszak
En potassant en vue de cette rencontre, j'avais appris que Saint-Cyr [pseudo-critique cinématographique parisien qui vient de pondre une monographie dans laquelle, au premier abord, Gates croit trouver les limites de la thèse que lui-même prépare sur Max Castle et son oeuvre] était le centre d'une clique intellectuelle révolutionnaire du milieu du cinéma français et la coqueluche du jour. De tels courants d'opinion vont et viennent en France à un rythme régulier, chacun plus audacieux et souvent plus abscons que le précédent. Malgré toutes les lectures que j'avais réussi à faire en ce peu de temps, je n'avais qu'une notion ridiculement minimale de ce qu'était la neurosémiologie [théorie inventée par Saint-Cyr] : un jargon entouré de chiffres fut tout ce que je parvins à saisir. Saint-Cyr avait abordé ses études cinématographiques après un parcours inhabituel. Il avait fait médecine, plus spécifiquement neurologie. La tournure scientifique de son langage témoignait de son influence ainsi que sa fascination pour les calculs sur ordinateur. Trois paragraphes quelconques de littérature neurosémiologique et vous étiez à des kilomètres de tout ce qui ressemblait, même de loin, à une discussion sur le cinéma. Envolées les stars, envolées les histoires. Mais il pouvait y avoir un tas de choses sur les grenouilles. Ou sur les pigeons. Ou sur les singes. Et comment ceux voyaient les choses. Parfois, les êtres humains étaient évoqués ...
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Par Woland, le 26/02/2009
La Conspiration des ténèbres de
Theodore Roszak
Il aurait suffi de dire que, selon n'importe quels critères, ces films étaient bien ficelés, très au-delà des exigences ordinaires des studios, que seul leur budget limité les plaçait dans la catégorie des films B. Mais il n'y avait pas que cela, quelque chose qui allait au-delà du savoir-faire. Il y avait dans les films de Castle une horreur réelle, une horreur qui vous glaçait jusqu'à l'os. A aucun moment je n'aurais pu dire où se plaçait précisément le pouvoir du film - sauf que j'étais sûr que rien de ce que j'avais vu consciemment n'avait produit cet effet. C'était plutôt comme si, derrière mes yeux, une autre partie de moi observait un monde différent, monde dans lequel le vampire et sa victime étaient réels, les événements surnaturels étaient réels, le blasphème était réel. De nouveau, le mot "impur" s'insinua dans mon esprit. Impur, comme seule une chose sortie du tombeau pour se repaître du sang innocent pouvait être impure. La monstruosité de la goule s'étalait là, sous mes yeux. Elle m'avait effleuré. Pas seulement moi. Clare aussi. Je pus l'affirmer quand les lumières s'allumèrent. Elle avait le même regard figé que je lui avais vu après la projection du "Judas", le visage de quelqu'un qui refuse d'admettre l'expérience qu'il vient de vivre.
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