-
Catholique anonyme de
Thierry Bizot
‘’Soudain fond sur moi une vérité toute simple, qui me foudroie : cette petite troupe que j’ai sous les yeux, ces bras cassés, comme il me plaît de les qualifier, eh bien j’en suis un.
Je leur ressemble, mais je suis comme eux et je ne le savais pas.
Je suis un bras cassé. Un pauvre type comme les autres, qui cherche sa bouée de sauvetage. Une âme perdue. Comme chacun d’entre eux. Je ne suis ni mieux, ni moins bien. Je suis fait de la même pâte, du même sang, de la même banalité. Je suis de la race qui murmure. Je n’ai rien de supérieur. Et, si je suis ici, ce n’est pas par hasard. J’ai bien essayé de protéger mon amour-propre derrière ma certitude d’être plus intelligent, plus cultivé, plus équilibré, plus fort qu’eux…mais je suis aussi vulnérable que le vieux débris, aussi nécessiteux que la dame au chapeau, aussi simple que le portugais.[…]Et depuis le premier jour, je suis un mendiant, un mort de faim.’’
> lire la suite
-
Par litolff, le 07/02/2011
Catholique anonyme de
Thierry Bizot
La foi, à mes yeux, était réservée aux gens sérieux, aux pieux, aux prieurs acharnés même, aux vieux pleins de sagesse ou aux professionnels de l’Église... Maintenant je vois que je me trompais. Avoir la foi, c’est facile, c’est comme d’être amoureux ! La foi, c’est un vent de jeunesse, c’est de la joie, de la fantaisie, du plaisir ! C’est donné gratuitement et ça rend heureux...
-
Par litolff, le 07/02/2011
Catholique anonyme de
Thierry Bizot
Bien des fois j’ai été jusqu’à renier mon appartenance à cette religion qui a bercé mon enfance ; je m’en suis même ouvertement moqué, avec ironie. J’en ai alors secrètement voulu à l’Église de m’obliger à de tels sarcasmes, en restant une religion ringarde, incapable de séduire qui que ce soit, dans cette vision de gauche bien-pensante dans laquelle nous trempons.
C’est presque une honte aujourd’hui de s’avouer catholique. Cela semble plus difficile que de faire son coming out, ou de dire qu’on a pris des antidépresseurs, ou bien encore qu’on ne fait pas autant l’amour que la moyenne des Français.
En tout cas, dans le milieu dans lequel je vis, un catholique est ridicule, grotesque, risible, naïf, coincé. Il porte des slips kangourous et des chemises à manches courtes, sa femme a du poil aux pattes et le front luisant, il vote en secret pour l’extrême droite, il a les idées courtes et les ongles sales, il mijote dans de bons sentiments qui agacent, n’est jamais allé en boîte de nuit et trimballe une tripotée de mioches au nez coulant dans un Renault Espace délabré...
C’est l’exact opposé de l’image de producteur branché que je me dois de donner ! Allez expliquer au directeur des programmes d’une chaîne pour ados, ou à une animatrice en vogue, que vous allez à la messe, vous verrez l’effet !
> lire la suite
-
Par litolff, le 07/02/2011
Catholique anonyme de
Thierry Bizot
Je dominais mon sujet et me voilà dépassé. Dépassé par cette sensation inconnue qui me révèle un sentiment profond, tapi en moi, un sentiment que je ne saurais qualifier, car il vient de se montrer pour la première fois au grand jour. Il m’intimide. J’ai l’impression de pouvoir toucher quelque chose que je ne sais pas.
-
Par claudecri, le 03/01/2012
Thierry Bizot
et si je decidais d'arreter de souffrir,?se liberer d'un seul coup, rien qu'en u pensant,d'un terrible poids qui pese sur le thorax; vouloir se sentir libre et leger rien qu'a cette pensee;..