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Par Nanouxy, le 09/05/2012
Dragon rouge de
Thomas Harris
Dolarhyde sentait que Lecter connaissait l'irréalité de ceux qui meurent pour vous aider à accomplir ces choses, compte tenu du fait que ce ne sont pas des êtres de chair mais d'air et de lumière, de couleurs et de sons très brefs, qui s'évanouissent à l'instant même de leur transmutation. Comme des ballons de couleur qui éclatent. Que le changement leur confère une importance que n'ont pas les vies misérables auxquelles ils s'accrochent.
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Par Nanouxy, le 02/05/2012
Dragon rouge de
Thomas Harris
Le Dr Hannibal Lecter reposait sur sa couche, la tête appuyée sur un oreiller placé contre le mur." Le Grand Dictionnaire de cuisine" d'Alexandre Dumas était ouvert sur sa poitrine.
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Par Skouky, le 07/12/2010
Le Silence des agneaux de
Thomas Harris
- D'accord, alors dites-moi comment...
- C'est à vous de me parler, Clarice. vous n'avez plus de vacances à m'offrir près du Centre de recherches vétérinaires sur la peste bovine. Dorénavant, ce sera strictement donnant, donnant. Il faut faire attention avec vous. dites-moi, Clarice.
- Quoi ?
- Il y a deux choses que vous me devez. Ce qui vous est arrivé, à vous et à votre jument, et ce que vous faites pour contenir votre colère.
- Docteur Lecter, quand j'aurais le temps, je...
- Nous ne calculons pas le temps de la même manière, Clarice. Celui-ci est le seul dont vous disposerez.
-Plus tard, écoutez, je...
- Je vous écoute, maintenant. Deux ans après la mort de votre père, votre mère vous a envoyée chez ses cousins, dans un ranch du Montana. Vous aviez dix ans. Vous avez découvert qu'ils engraissaient des chevaux pour l'abattoir. Vous vous êtes enfouie avec une jument qui ne voyait pas bien clair. Et ensuite ?
- ... C'était l'été et on pouvait dormir en plein air. Nous sommes allées jusqu'à Bozeman par des chemins de terre.
- Votre monture avait un nom ?
- Probablement, mais... on ne cherche pas à le savoir quand on nourrit des chevaux de boucherie. Je l'appelais Hannah, je trouvais que cela lui allait bien.
- Vous la meniez par la longe ou vous la montiez ?
- Les deux. Pour monter dessus, je devais la conduire jusqu'à une barrière.
- tantôt à cheval, tantôt à pied, vous êtes arrivées à Bozeman.
- Il y avait une écurie de louage, une espèce d'école d'équitation, juste en arrivant à la ville. J'ai essayé de l'y placer.Ils demandaient vingt dollars par semaine dans le corral, plus pour une stalle. Ils ont vu tout de suite qu'elle était presque aveugle. J'ai dit : je pourrais promener des petits enfants sur son dos pendant que leurs parents font de l'équitation. Et aussi nettoyer les écuries. Le propriétaire disait oui, oui pendant que sa femme téléphonait au shérif.
- Le shérif, c'était un policier, comme votre père.
- Cela ne m'a pas empêchée d'avoir peur de lui, au début. Il avait un gros visage tout rouge. Il a fini par avancer les vingt dollars pour une semaine de pension pendant qu'il "mettait la situation au clair". Il a dit que ce n'était pas la peine de louer une stalle par cette chaleur. Les journaux ont parlés de l'histoire. Qui a fait beaucoup de bruit. La cousine de ma mère a bien voulu me laisser partir. je me suis retrouvée au Foyer luthérien de Bozeman.
- C'était un orphelinat ?
- Oui.
- Et Hannah ?
- Elle aussi y est entrée. Un gros fermier luthérien fournissait le foin. Il y avait une écurie à l'orphelinat. On lui faisait retourner le jardin. Mais il fallait la guider. Sinon, elle renversait les rames des haricots et piétinait tout ce qu'elle ne pouvait sentir contre ses pattes. Et elle promenait les enfants dans une petite carriole.
- Elle a finit par mourir.
- Ben, oui...
- Racontez-moi ça.
- C'était l'année dernière, ils m'ont écrit à l'Ecole. On pensait qu'elle avait environ vingt-deux ans. La veille, elle avait tiré une carriole pleine d'enfants et elle est morte en dormant."
Le Dr Lecter semblait désapointé. "Comme ça réchauffe le coeur. Est-ce que votre père adoptif, dans le Montana, vous a baisé, Clarice?
- Non.
- A-t-il essayé ?
- Non.
- Pourquoi vous êtes-vous enfouie, alors ?
- Parce qu'ils allaient tuer Hannah.
- Vous saviez quand ?
- Pas vraiment. Mais j'y pensais tout le temps. Elle était devenue joliment grasse.
- Qu'est ce qui a tout déclenché ? Pourquoi ce jour-là précisément ?
- Je n'en sais rien.
- Je crois que si.
- J'avais tout le temps peur.
- Qu'est- ce qui vous a fait partir, Clarice ? Et à quelle heure ?
- Tôt. Il faisait encore nuit.
- Alors quelque chose vous a réveillée ? Avez-vous rêvé ? Qu'est-ce que c'était ?
- Je me suis réveillée et j'ai entendu les agneaux pleurer. Je me suis réveillée dans le noir et les agneaux bêlaient.
- Ils égorgeaient les agneaux de printemps ?
- Oui.
- Qu'avez-vous fait ?
- Je ne pouvais rien faire pour eux. Je n'étais qu'une...
- Qu'avez-vous fait avec la jument ?
- Je me suis habillée sans allumer et je suis sortie. Elle avait peur. Tous les chevaux de l'écurie étaient terrifiés et elle m'a reconnue. Elle a fini par mettre son museau dans ma main. Les lumières étaient allumées dans la grange et dans la bergerie. Des ampoules nues, de grandes ombres. Le camion réfrigéré attendait, moteur en marche. Je l'ai fait sortir.
- L'avez-vous scellée ?
- Non. Je n'ai pas pris leur selle. Rien qu'une simple bride, c'est tout.
- Lorsque vous êtes partie dans le noir, entendiez-vous les agneaux, là où il y avait de la lumière ?
- Pas longtemps. Il n'y en avait que douze.
- Cela vous arrive encore de vous réveiller, hein ? De vous réveiller dans le noir et d’entendre les agneaux bêler ?
- Parfois?
- Pensez-vous que si vous attrapiez Buffalo Bill, vous et pas les autres, et si Catherine s'en tirait saine et sauve, les agneaux cesseraient de pleurer, pensez-vous qu'eux aussi seraient sauvés et que vous ne vous réveilleriez plus dans le noir en entendant les agneaux bêler ? Clarice ?
- Oui. Je ne sais pas. Peut-être.
- Merci, Clarice." Le Dr Lecter semblait étrangement apaisé.
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Par DBC-Anais, le 10/11/2012
Le Silence des agneaux de
Thomas Harris
Elle avait appris que l'inattention, que l'on confond trop souvent avec l'indifférence ou que l'on attribue à un esprit superficiel, est parfois un stratagème utile pour échapper à la douleur.
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Par DBC-Anais, le 09/11/2012
Le Silence des agneaux de
Thomas Harris
Le mal, c'est seulement être destructeur ? Si c'est aussi simple que ça, les tempêtes sont malfaisantes. Le feu, la grêle. Ce que les assureurs appellent des catastrophes naturelles.
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Le Silence des agneaux de
Thomas Harris
A l'extrémité du couloir, le docteur Hannibal Lecter se tenait droit comme un i, le visage à trente centimètres du mur. Il était attaché par une toile à sangles, telle une horloge comtoise, sur un petit chariot de déménageur. Sous les sangles, il portait une camisole de force et ses jambes étaient entravées. Le masque de hockey qui couvrait son visage l'empêchait de mordre; c'était aussi efficace qu'un bâillon, mais moins mouillé de salive, pour le confort des aides-soignants.
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Par DBC-Anais, le 11/11/2012
Le Silence des agneaux de
Thomas Harris
Résoudre un problème, c'est comme la chasse, un plaisir de sauvage, et nous avons cela dans le sang.
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Par Takateru, le 06/11/2012
Le Silence des agneaux de
Thomas Harris
Loin à l'est, sur la baie de Chesapeake, Orion brille
dans le ciel clair, au-dessus d'une grande et vieille
maison, et d'une chambre où un feu couve pour la nuit,
sa lueur palpitant doucement au vent qui souffle dans la
cheminée. Sur un grand lit s'entassent édredons sur
édredons et, blottis en dessous, plusieurs gros chiens.
Parmi les autres bosses qui soulèvent les couvertures,
certaines peuvent ou non appartenir à Noble Pilcher,
c'est impossible à dire dans la lumière ambiante. Mais
sur l'oreiller, le visage rosi par la lueur du feu, c'est
certainement celui de Clarice Starling qui dort profon-
dément, délicieusement, dans le silence des agneaux.
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Par Marc21, le 03/12/2012
Le Silence des agneaux de
Thomas Harris
Apprenez-nous l'amour et le détachement. Apprenez-nous à rester en repos.
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Par Lefso, le 24/01/2011
Dragon rouge de
Thomas Harris
C'était une reproduction d'une aquarelle deWilliam blake, Le Grand Dragon Rouge et la Femme vêtue de soleil.
Cette peinture l'avait bouleversé dès qu'il l'avait vue. Avant cela, il n'avait jamais rien vu qui fût aussi proche de sa pensée graphique. Il avait la sensation que Blake avait regardé par le trou de son oreille et vu le Dragon Rouge. Pendant des semaine, Dolarhyde avait craint que ses pensées ne sortent de ses oreilles pour se matérialiser dans la chambre noire et rendre flous les films. Il avait mis des tampons de coton dans ses oreilles. Puis, craignant que le coton ne fût inflammable, il avait essayé la laine d'acier. Et il s'était fait saigner les oreilles. En fin de compte, il avait découpé de petits morceaux de toile d'amiante dans un revêtement de table à repasser et en avait fait de petites boules qui obstruaient parfaitement ses conduits auditifs.
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