Babelio Babelio
  • Mon accueil
  • Mes livres
  • Découvrir
    •   Livres
    •   Auteurs
    •   Lecteurs
    •   Quiz
    •   Forum
  • Ajouter des livres

+options
fb Connexion
mot de passe oublié?
Thomas Heams-Ogus

Thomas Heams-Ogus

  • Infos
  • Citations (12)
  • Photos (1)
  • Vidéos (5)
Thomas Heams-Ogus > Ajouter une photo

Ajouter une vidéo
Ajouter une citation
  • 1 livres
  • 6 critiques

Note moyenne : 3.36/5 (sur 11 notes) Thomas Heams-Ogus

Biographie et informations

Biographie :

Thomas Heams-Ogus a 34 ans. Il est enseignant-chercheur en biologie. Cent seize Chinois et quelques est son premier roman.
Source : http://www.seuil.com/fiche-ouvrage.php?EAN=9782021018707
Ajouter des informations

Etiquettes

roman   témoignage   histoire   dictature   exil   montagnes   abruzzes   catholicisme   fascisme   seconde guerre mondiale   immigration   déportation   allemand   chinois   italie   littérature française   rentrée littéraire 2010  

> voir toutes (5)

Videos de Thomas Heams-Ogus

>Ajouter une vidéo


Portrait(s) d'un premier roman : Thomas Heams-Ogus
> Découvrez les 5 vidéos de Thomas Heams-Ogus


> voir toutes (12)

Citations de Thomas Heams-Ogus

> Ajouter une citation

  • Par Nanne, le 18/10/2010

    Cent seize Chinois et quelques de Thomas Heams-Ogus

    La brutalité assenée à l'Italie empêcha les amitiés et les alliances. Mais les habitants d'Isola, ce petit peuple de montagnes, qui avait à la vérité édifié plus de refuges d'altitude que d'églises rutilantes, savait aussi, dans sa distance, dans sa réserve, dans son refus de s'étendre sur ces passages imprévus, dans sa réticence à toute démonstration impudique, lancer des indices discrets qui ne se payaient pas de mots, mais disaient aux Chinois qu'au-delà de leur gouffre, au-delà de leur nuit, des portes leur étaient ouvertes et qu'un jour, quand cette inertie se fracasserait enfin, on se retrouverait et on pourrait écrire ensemble une histoire un peu plus digne.
    > lire la suite

    Citation de qualité ? (3 votes positifs)


  • Par Cath36, le 18/04/2011

    Cent seize Chinois et quelques de Thomas Heams-Ogus

    Dans un simulacre macabre, ils firent mine de lui laisser le choix en lui proposant de rejoindre les rangs du nouveau pouvoir. Il refusa évidemment et une balle rentra dans sa nuque. Son dernier éclair de conscience fut le mot qu'il prononça. Il eût pu répondre "non". Il répondit : "jamais". Alors même qu'il était mis en joue, alors que la profondeur du temps qui lui restait à vivre était dérisoire, il eut cette superbe nuance qui lui permettait d'écarter les murs de l'univers.Ce "jamais" englobait les secondes d'avant la mort certaine et l'éternité après, bravait ce que la mort avait de frontière. Ce "jamais" que tout le bataillon allemand entendit , c'était la promesse d'une suite, une projection libre. Dans ce simple mot, il avait réussi à parler de lui, mais aussi de tous les insurgés, qui prolongeraient et donneraient vie à ce "jamais".
    > lire la suite

    Citation de qualité ? (1 votes positifs)


  • Par Cath36, le 17/04/2011

    Cent seize Chinois et quelques de Thomas Heams-Ogus

    Se fit alors le choc de deux regards...Dans ce moment sans durée, face à face, ils se donnèrent leurs blessures....Rien de romantique, pas le début d'un mouvement amoureux, non, seulement ce langage pur, enivrant sentiment d'être à l'autre, permis par l'irruption des mots en fusion, et poli par les évidences qui flottaient entre eux. Ils étaient comme deux livres, les mots s'écrivaient, fluides, s'emplissaient de tous les foisonnements qui les entouraient... Chacun avait compris l'autre, la dissymétrie disparaissait. Les exils résonnaient, ils avaient été les pierres taillées dont le choc avait produit cette parenthèse d'éclats. Ils étaient leur terrain d'échange, le point du miroir où le doigt et l'image du doigt se touchent.
    > lire la suite

    Citation de qualité ? (1 votes positifs)


  • Par Cath36, le 18/04/2011

    Cent seize Chinois et quelques de Thomas Heams-Ogus

    Les morts répondaient aux mots. Cette réalité avait été le récit des otages abattus, elle avait été la terre sur ceux tués au combat. Elle prenait tous ces visages, et revenait protéiforme, déstabilisatrice. Elle diffractait tout ce qui ne se racontait pas, ne se vivait pas en mots. Elle pénétrait dans ce qu'il y avait de secret, dans les territoires enfouis, dans tout ce qu'il y avait d'intensément fragile en chacun, où ce qu'il y avait d'intensément fragile parlait à ce qu'il y avait de beau.

    Citation de qualité ? (1 votes positifs)


  • Par Nanne, le 18/10/2010

    Cent seize Chinois et quelques de Thomas Heams-Ogus

    Certains étaient à Gênes ou à Bologne, individus, singuliers, déconcertants, et néanmoins encore libres d'être, d'aller et venir, petits commerçants en textile, revendeurs de rue d'articles de maroquinerie, de cravates, de ceintures, ceux-là étaient encore dans leur dignité d'homme, chacun portait une histoire et des choix d'avenir, certes perdus dans la sidération de leur nouvelle vie, dans l'irréalité des pluies froides de Turin, des ocres de Sienne.

    Citation de qualité ? (1 votes positifs)


  • Par Cath36, le 17/04/2011

    Cent seize Chinois et quelques de Thomas Heams-Ogus

    Un semblant de confiance et de libéralité leur était concédé. Mais jusque dans ces tolérances et peut-être au plus profond de celles-ci il y avait le rappel qu'ils n'étaient que des vies permises...Etre accepté, même avec coeur, c'était se voir rappelé en permanence qu'on pouvait aussi ne plus l'être.

    Citation de qualité ? (1 votes positifs)


  • Par Cath36, le 18/04/2011

    Cent seize Chinois et quelques de Thomas Heams-Ogus

    Le commandant de Tossicia ...leur avait dit et répété qu'on les consignait ici parce qu'ils étaient "hors du temps". C'étaient ses mots à lui. Ils avaient marqué les Tsiganes. Ces trois mots étaient la formule supposément magique censée expliquer leur déportation. Ils avaient nourri leur colère et leur révolte autour de ces trois mots qu'on leur concédait pour solde de tout compte. C'étaient des mots bornés, indigents, ceux que le régime brandissait sans voir la misère qu'il révélait de lui-même. C'étaient les mots d'un pouvoir sénile et violent , et en les entendant certains Chinois ne purent s'empêcher de repenser à cette réminiscence du temps broyé qui leur était remonté devant Tossicia.
    > lire la suite

    Citation de qualité ? (0 votes positifs)


  • Par Cath36, le 18/04/2011

    Cent seize Chinois et quelques de Thomas Heams-Ogus

    Serait-ce la fin de l'histoire de ces Chinois ? Il faudrait aller draguer les grands fonds de leurs vies d'après, il faudrait être là jusqu'au moment où, pour le dernier à être rentré chez lui, les larmes apparues à Isola ne menaceraient plus de faire déborder la vie. Il faudrait connaître l'emprise secrète qu'Isola maintint sur eux, et le moment où ils s'en délivrèrent. Il faudrait connaître l'heure et le jour où le dernier d'entre eux, loin de là, des années après, aurait enfin laissé la morsure d'Isola derrière lui, doucement. Leur histoire raconterait cela, dirait ce qu'il y a de chemins en chaque homme et c'en serait les derniers mots. Mais y a-t-il une histoire des Chinois d'isola ?
    > lire la suite

    Citation de qualité ? (0 votes positifs)


  • Par Cath36, le 17/04/2011

    Cent seize Chinois et quelques de Thomas Heams-Ogus

    Leurs jours étaient des fragments. Il y a un sentiment qu'on ne mesure que quand il s'enfuit, c'est le bien que fait l'impression d'une vie continue...Chacun des jours de chacun d'eux était superflu, transférable, modifiable. Ce pouvait être un jour à ne rien faire, puis éventuellement trois à débarrasser une grange, puis rien, puis une matinée à repeindre une porte ou fendre du bois... En surface cela s'était enchaîné dans la contrainte linéaire du temps, mais ces jours éparpillés jonchaient leur vie.

    Citation de qualité ? (0 votes positifs)


  • Par Cath36, le 17/04/2011

    Cent seize Chinois et quelques de Thomas Heams-Ogus

    Alors, sous les arcades décrépies de la salle d'un couvent des Abruzzes, deux chinois servirent d'interprètes entre des religieux italiens et un officier de la Wehrmacht. Dans le silence qui caressait les murs épais, l'officier détachait ses questions et devaient s'y résoudre : c'étaient bien deux chinois paniqués qui, devant lui, se concertaient pour retransmettre le message et la réponse en sens inverse.

    Citation de qualité ? (0 votes positifs)


Tweet

Faire découvrir Thomas Heams-Ogus par :

  • Mail
  • Facebook
  • Blog

> voir plus

Livres de Thomas Heams-Ogus (1)

    • Cent seize Chinois et quelques
      5 critiques
      12 citations

Auteurs proches de Thomas Heams-Ogus


    • Charlotte Delbo

    • Angelo Tasca

    • Dominique Sigaud

    • Max Gallo

    • Adrien Le Bihan

    • Zeev Sternhell

> voir plus

Lecteurs de Thomas Heams-Ogus (17)

    • schembrim...

      En a lu 1

    • pincureuil

      En a lu 1

    • Li

      En a lu 1

    • Nanne

      En a lu 1

    • gteisseire

      En a lu 1

    • Telerama

      En a lu 1

    • mguy

      En a lu 1

    • Cath36

      En a lu 1

    • mustango

      En a lu 1

> voir plus

Quiz

    Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (2 - littérature francophone )

    Françoise Sagan : "Le miroir ***"

    •   brisé
    •   fendu
    •   égaré
    •   perdu

    20 questions - 144 lecteurs ont répondu
    Thème : littérature , littérature française , littérature francophone

    Créer un quiz sur cet auteur.
retour en haut
    • Aide
    • Contact
    • Notre blog
    • A propos
    • Masse Critique
    • Premiers Chapitres
    • Widget
    • Partenariats éditeurs
    • Partenariats bibliothèques
    • Partenariats auteurs
    • Sites partenaires
    • Listes et extraits de films
    • L'actualité du livre
    • Presse
    • Publicité
    • Conditions d'utilisation
    • Groupe facebook
    • Bibliothèque virtuelle
    • Vidéos d'écrivains
    • Magazine Littéraire
    • Derniers livres
    • Nouveaux livres
    • Auteurs populaires
    • Critiques, avis et opinions de lecteurs
    • Citations, extraits et passages de livres
© BABELIO - 2007-2011