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Par sentinelle, le 27/10/2008
Contre-jour
de
Thomas Pynchon
Cet auteur est considéré comme un des plus grands romanciers américains de son temps, rien de moins. Réputé pour son érudition et sa complexité narrative, encensé par les critiques, je ne pouvais qu’être tentée d’y voir d’un peu plus près, d’autant plus que son dernier roman vient de paraître dans la foulée de la rentrée littéraire : « Contre-jour », un pavé de 1200 pages. Décidément, la démesure semble être une marque de fabrique chez Pynchon.
Et bien mon incursion dans son grand œuvre n’aurait été que de courte durée : j’abandonne après 150 pages à peine. Trop c’est trop ! Trop de personnages, trop de sujets engagés, trop de contrées survolées, ce n’est plus foisonnant, c’est tout simplement brouillon et inutilement bavard. Le magazine littéraire « Lire » dit de lui qu’il a inventé un nouveau genre : la littérature de l’épuisement. Je cite « un pot-pourri d’espionnage et de polar, de roman historique et de road movie, de pastiches et de satires, de folklore populaire, de sociologie, d’embardée érudites, de gaudrioles, d’hommages au rock et à la contre-culture californienne, le tout arrosé par un incontrôlable déluge de références scientifiques très pointues – astronomie, maths, cybernétique, physique. » Quant à moi, pour faire court, je dirai simplement un récit parfois aussi illisible que difficilement digeste. Je ne doute pas que ce roman cache quelques merveilleuses pépites dans tout ce foisonnement littéraire, mais le prix à payer pour les débusquer me semble trop cher payé.
Il m’est également arrivé de lire des passages absolument incompréhensibles. Pas que cela m’irrite outre mesure de reconnaître mes limites à ce niveau – je ne suis ni astronome, ni ingénieur, ni physicien, ni… enfin bref, rien de tout cela (la liste à énumérer serait vraiment trop longue), mais j’avais comme l’impression que l’auteur obscurcissait volontairement certains passages pour démontrer je ne sais quelle érudition. Le pire est que le recours d’un dictionnaire ne m’aurait été d’aucune utilité, car outre l’emploi de notions incompréhensibles, les tournures de phrases alambiquées l’étaient tout autant.
J’ai donc pris la décision d’abandonner ce roman, ne voyant pas trop l’intérêt de poursuivre ce genre de lecture sur 1200 pages. Une question demeure toutefois : où se situe la littérature - telle que je la conçois - dans ce grand joyeux foutoir ?
Alors Pynchon, tout simplement génial ou un imposteur de haut vol ?
Que ceux qui auront la pugnacité d’aller jusqu’au bout de « Contre-jour » n’hésitent pas à se prononcer, je les attends avec impatience, histoire de savoir si cela aurait valu la peine de poursuivre malgré tout ma lecture.
Lien : http://livresque-sentinelle.over-blog.com/article-24141098.html
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Par darkon31, le 06/02/2011
Vente à la criée du lot 49
de
Thomas Pynchon
Thomas Pynchon met le texte en abîme, parle des mots, de la métaphore de la réalité qui est peut être la seule vraie réalité. Avec le délire aussi qui guette tous ses personnages. Même (surtout) les psychiatres. Il faut accepter de décoller dans une autre dimension, s'arracher du plancher des vaches pour voler dans le nuage éthéré de la sur-réalité. C'est parfois poétique, parfois drôle. Mais il y a d'abord cette étrange soif de vie et d'amour qui nous relie tous, par-delà le néant. Un livre très positif et qui donne la pêche !
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Par keisha, le 18/12/2010
Vice caché
de
Thomas Pynchon
Pour provoquer un peu, je dirais qu'après Vente à la criée du Lot 49, Vice caché m'a déçu*. Quoi! Seules les bananes sont givrées, l'intrigue si on la résume ressemble à un polar classique, pas de sensation déstabilisante. Mais finalement, heureusement que le lecteur peut garder la tête claire, car les personnages ne carburent pas à l'air pur.
Los Angeles, 1970. Les émeutes de Watts en 1965 sont encore en mémoire, Charles Manson a été arrêté, la communauté hippie, à laquelle appartient le détective privé Doc Sportello, vaque à ses occupations. Shasta, la copine de Doc, qui l'a quitté pour Mickey Wolfmann, l'appelle à l'aide. Peu de temps après, Wolfman et Shasta disparaissent, un garde du corps est tué, Doc cherche à en savoir plus, accepte d'autres affaires qui interfèrent avec la première, ne sait sur quel pied danser vis à vis du policier Bigfoot, un type du FBI nommé Borderline apparait. Doc (et le lecteur qui n'a pas le temps de souffler) vont de surprise en découverte, trafic de drogue, magouilles immobilières, flics pourris, les armes circulent, bref, pour ce style d'histoire, on a ses marques. Et c'est réussi!
Mais ce roman qui demande quand même un peu d'attention à la lecture est franchement jubilatoire. Les dialogues sont tip top, parfois ça part dans des digressions cinématographiques ou musicales, et souvent c'est carrément psychédélique.
"Une cape de velours qui lui tombait aux chevilles, à motifs cachemire, avec tellement de teintes "psychédéliques" discordantes que la télé de Doc, un bidule bas de gamme acheté sur le parking de Zody's dans une vente Folie de Minuit deux ans plus tôt, n'arrivait pas vraiment à suivre. Bigfoot avait accessoirisé sa tenue avec des perles d'amour, des lunettes de soleil décorées de symboles peace and love sur les verres, et une gigantesque perruque afro rayée rouge chinois, chartreuse et indigo."
"Dans le bureau de Doc, il y avait deux banquettes à haut dossier recouvertes de plastique capitonné fuschia, disposées face à face, de part et d'autre d'une table en Formica d'un agréable vert tropical."
Je ne sais pas si vous visualisez, mais "ça craint " quand même.
"Excusez-moi, c'est bien un joint à moitié fumé, dans votre cendrier, là?
Oh, je manque à tous mes devoirs, en voici un tout neuf, il n'y a plus qu'à l'allumer, voyez?"
Croyez-moi : durant toute cette lecture, je n'ai pas fumé, mais je me suis beaucoup amusée et détendue!
*Ne me croyez pas, j'ai adoré!
Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-vice-cache-60159373.html
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Par systool, le 27/08/2010
Vente à la criée du lot 49
de
Thomas Pynchon
Si on souhaitait forcer quelque peu le trait, on pourrait dire que le titre Vente à la Criée du Lot 49 est l'élément le moins bizarre du deuxième roman de Thomas Pynchon, auteur américain dont le talent est inversement proportionnel à la prolixité (à peine 6 romans en 40 ans, dont le dernier, Against the Day, paraît en 2006). On suit Oedipa Maas, une jeune californienne devenue l'exécutrice testamentaire d'un certain Pierce Inverarity, riche agent immobilier fraichement disparu et dont elle fut l'amante durant une brève période. Accompagnée par le co-exécuteur du testament, Metzger, Oedipa va rencontrer une kyrielle de personnages abracadabrant(esque)s et découvrir un réseau postal occulte, W.A.S.T.E., censé concurrencer le service officiel des postes, Thurn and Taxis. Reconnaissable par son blason représentant un cor avec une sourdine...
la suite sur le blog
Lien : http://www.gueusif.com/article-15047945.html
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Par gilles3822, le 18/02/2010
Contre-jour
de
Thomas Pynchon
Livre fleuve, protéiforme que j'ai abordé, comme les autres romans de Pynchon, avec humilité et gourmandise.
Je me suis arrêté à la page 450 en Octobre 2009.
Après avoir lu Underworld USA d'Ellroy, je me sens d'attaque pour reprendre l'ascension.
En y réfléchissant, la lecture du Seigneur des Anneaux fut un grand moment, très longtemps avant la trilogie cinématographique.
Adapté Pynchon au cinéma serait un défi intéressant et...foisonnant.
J'en reparle, une fois arrivé au sommet
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Par fredlem2, le 22/05/2009
Contre-jour
de
Thomas Pynchon
c'est trop fort pour moi
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Par desertisland, le 29/10/2007
Vente à la criée du lot 49
de
Thomas Pynchon
C’est le plus court Pynchon, le plus drôle et le plus prenant. L’histoire c’est une femme qui hérite d’une collection de timbres qui révèle l’existence d’un réseau postal parallèle depuis la nuit des temps, c’est un livre paranoïaque et assez halluciné.
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Par anais, le 22/08/2007
L'arc-en-ciel de la gravité
de
Thomas Pynchon
En cours de lecture mais pourrait devenir mon Ulysse ou A la recherche du temps perdu, je confirmerais dans quelques annees
le 04/02/09 : j'ai abandonne il y a plus d'un an a la page 157 mais je promets de l'ouvrir a nouveau a la date anniversaire de mon premier post
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Par Fisheye, le 03/08/2011
Vice caché
de
Thomas Pynchon
Il y a chez Pynchon une dextérité qui laisse pantois. Un tact absolu. Ce don de la bonne distance si chère à Nietzsche. Qu'il concocte un récit époustouflant et rhizomique retraçant comment la modernité est née le jour où De Broglie eut l'intuition de lier le destin des ondes à celui de la matière, ou bien qu'il suive les zigzags d'un privé perpétuellement stone dans le Los Angeles des années 70, il parvient toujours à trouver l'endroit exact d'où tout doit être regardé, le ton juste pour raconter cette éternelle histoire faite de bruit et de fureur et qui ne signifie rien : la rencontre improbable de l'Homme et du Monde.
Ici, petit malin qui écrit comme un enfant regarderait un accident de la circulation en léchant sa glace à la fraise, Pynchon se lance dans une irrésistible relecture des codes du polar. Une enquête que personne ne comprend, un privé hard-boiled, des dizaines de personnages croisés le temps d'interrogatoires déjantés, de belles pépées vénéneuses, d'horribles brutes à croix gammées, des arrières salles enfumées, tout y est. Mais c'est un peu comme si Proust était en train d'écrire "Fais-pas ta rosière" : l'enjeu de la recherche de Doc Sportello au pays des hippies versus yuppies, c'est bien le temps perdu à se dire que la vie est ailleurs. Car le roman a beau être mené sur un rythme effréné façon Dick Dale & the Dale-Tones, derrière l'humour loufoque se tapit, en filigrane, un constat doux-amer. Finalement, tout le monde erre dans un brouillard impénétrable, en se cognant ou en se ratant. Oh, ce n'est pas que la Vie est mal faite, c'est juste qu'elle n'est pas faite pour nous. Ou nous pour elle. Le vrai vice caché de nos existences, le voilà !
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Par valaflebu, le 01/05/2011
L'homme qui apprenait lentement
de
Thomas Pynchon
Recueil de cinq nouvelles de Pynchon, écrits de jeunesse qui dévoilent la permanence des thématiques que l'on retrouve dans son œuvre : simplicité de l'enfance et complexité de la science, marins en bordée et hippies déglingués, individualisme et déchéance, tour du monde et sous-sols urbains...
Plusieurs ébauches d'intrigues qui éclairent la genèse de l'énigmatique "V".
A lire quand on a déjà goûté les plus grands : "V", "Vente à la criée..."
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Par annie, le 07/08/2008
Contre-jour
de
Thomas Pynchon
Le nouveau roman de Thomas Pynchon était attendu depuis de nombreuses années par ses fans, sa traduction a mis plus de deux ans à arriver jusqu’aux librairies françaises.
Normal donc que l’auteur de Contre-jour décroche une fracassante première place des auteurs les plus attendus par les lecteurs de ce site.
L’ouvrage étant d’une ampleur inhabituelle (près de 1300 pages) et recelant encore pas mal de mystère, un petit résumé s’impose :« Avec ce roman planétaire et foisonnant qui débute par l’Exposition universelle de Chicago, en 1893, pour s’achever au lendemain de la Première Guerre mondiale, à Paris, Pynchon réussit son œuvre la plus ambitieuse et la plus émouvante.
Au cœur du livre, la famille Traverse : Webb, mineur et as de la dynamite, exécuté sur ordre du ploutocrate Scarsdale Vibe ; ses enfants, tous hantés par la mort de leur père, certains bien décidés à le venger, d’autres déjà avalés par les contradictions du siècle naissant.
Et gravitant autour d’eux, tels des astres égarés, quelques figures hautes en couleur, qui toutes ont un compte à régler avec le pouvoir.
Veillant sur ce « petit monde », quelque part dans les airs : les Casse-Cou, bande de joyeux aéronautes qui, avec le lecteur, suivent non sans inquiétude la lente montée des périls. »
Traduit de l’Anglais (Etats-Unis) par Claro, Editions du Seuil, 1280 pages, 35 €. Parution le 4 septembre.
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Par Henriette, le 06/08/2011
Vente à la criée du lot 49
de
Thomas Pynchon
Probablement plein de qualités littéraires, mais le style sur-alambiqué m'a trop agacée pour que je poursuive au delà des cent premières pages. C'est dommage, l'histoire en elle même était intéressante et originale...
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Par Fisheye, le 02/08/2011
Contre-jour
de
Thomas Pynchon
A roman fleuve, courte critique : just jump !
Bien sûr, on n'y comprend rien, bien sûr il y a trop de personnages, trop de péripéties, trop de décors, trop de mots, trop de non-dits… mais comme dans la vie !
C'est une urgence, avant que l'ennui n'ait raison de nous : il faut plonger dans cette rivière si froide et si chaude, si transparente et si boueuse, si calme et si impétueuse, si longue et pourtant déjà arrivée à la mer : à nous de devenir des bateaux ivres, enfin !
Que vous n'en lisiez que 50 pages par ci par là ou trois fois de suite les 1200 que compte ce pavé dans la mare, que vous ayez envie d'embrasser Thomas avec la langue après ça, ou de le gifler avec des bagues rouillées à chaque doigt, une seule chose ne serait pas de l'ordre du raisonnable : que vous ne vous y frottiez pas, pour voir ! Tour à tour ironique, tendre, savant, époustouflant, sincère, politique, mystique, clair, obscur, poétique, délirant, explosif, lyrique, contemplatif, émouvant, horripilant, il n'y a bien qu'une corde que ce salaud de Pynchon n'aie pas à son arc : celle de la nonchalance blasée. Quel que soit le combat, semble crier sotto voce tous les fils tressés ici, l'important est de se battre, puisque de toute façon nous ne pouvons pas gagner. Au moins nous serons mort le poing levé !
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Par jugecorwin, le 29/12/2010
Vice caché
de
Thomas Pynchon
Doc Sportello est un détective privé. A Los Angeles, en 1970, cela n’a rien de bien sensationnel, si le gus en question n’était pas des plus atypique pour sa profession. Consommateur et amateur de joints, de marijuana et autres mélanges, Doc n’est pas franchement un référence. Il serait d’ailleurs plutôt une cible pour la police, voire une erreur. C’est en tout cas ce que pense l’inspecteur Bigfoot Bjornsen. Le flic, un peu guindé avec des penchants assez nets pour l’embrouille et les menaces sans voiles, préférerait ne pas avoir à s’occuper de Doc. Du moins, pas autrement qu’en l’inculpant pour trafic de drogues. Le problème, c’est que le détective a des résultats et surtout, avec son air inoffensif et ses méthodes à la “cool”, il obtient de très bons résultats dans la société californienne. Cette belle société qui goûte en cachette mais qui s’offusque officiellement.
l’affaire qui réunit nos deux lascars parait simple : un homme a été tué, un milliardaire, et Doc s’y trouve mêlé pour plusieurs raisons (le simple fait d’avoir été laissé inconscient sur les lieux du crime devrait d’ailleurs motivé la plupart des gens, non ?). Simple ?
Ah bah, non. Trop facile.
Vice caché, c’est une pelote de laine qu’aurait essayé de faire un enfant. cela part dans tous les sens ! Il y a beaucoup de monde dans l’univers du Doc, et l’on est pas sûr que certains ne soient pas que des inventions dues aux abus de psychotropes......
(la suite sur mon blog)
Lien : http://www.heat27.com/blog/actu-sf/vice-cache-de-thomas-pynchon/
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Par keisha, le 17/10/2010
Vente à la criée du lot 49
de
Thomas Pynchon
"Un après-midi d'été, Mrs Oedipa Maas rentra d'une réunion Tupperware où l'hôtesse avait peut-être mis trop de kirsch dans sa fondue pour découvrir qu'elle, Oedipa, venait d'être nommée exécuteur testamentaire, ou plutôt exécutrice, se dit-elle, d'un certain Pierce Inverarity, magnat californien de l'immobilier " et accessoirement un de ses anciens amants connu avant son mariage avec Wendell "Mucho" Maas.
Prévenue par une lettre d'un certain Metzger, elle file à San Narciso, voit arriver Metzger dans sa chambre d'hôtel, alors que la télévision diffuse un vieux film où jouait Metzger qand il était gamin. Une histoire avec le gamin, donc, son père et un chien. Dans un sous-marin. S'ensuit une partie de strip-tease Botticelli (ne me demandez pas ce que c'est).
A ce moment là, c'est déjà bien secoué-givré comme histoire...
Plus tard Oedipa assiste à une pièce élisabéthaine intitulée The courier's Tragedy (la description détaillée des actes de la pièce est un sommet de dinguerie), elle découvre qu'il existe plusieurs versions, dont une qui évoque Trystero.
"Trystero s'était opposé en Europe au système postal de Thurn and Taxis; son symbole était un cor de poste avec une sourdine; à une certaine date avant 1853, il apparaît en Amérique et lutte contre le Pony Express et la Wells Fargo, soit sous l'aspect d'outlaws en noir, ou bien déguisés en indiens; il survit en Californie, comme un moyen de communication avec les minorités sexuelles, les inventeurs qui (...), et peut être bien son mari..."
Oedipa poursuit l'enquête, trouve que tout est lié, trop peut être même... "Ou bien Trystero existait concrètement, ou bien c'était un fantasme d'Oedipa." Est-ce une machination de Pierce? De son mari? Elle qui devient parano? La réalité?
Elle espère en savoir plus lors de la mise aux enchères du fameux lot 49, lot de faux timbres avec en particulier le cor de chasse à sourdine.
Je me devais de découvrir Pynchon, mystérieux auteur qui refuse d'être connu (il existe une vieille photo floue) et a écrit peu de romans, et particulièrement ce titre dont s'est inspiré l'éditeur Le cherche midi pour nommer sa collection où paraissent des auteurs parfois bien denses, c'est le moins que l'on puisse dire.
J'ignore si j'ai choisi le plus facile, en tout cas c'est le plus court, 200 pages de tourbillon burlesque et désorientant, où l'on suit sans difficulté insurmontable Oedipa dans ses pérégrinations et ses découvertes bourrées de coïncidences, ses rencontres déconcertantes. Ça part dans tous les sens, on croit tenir un bout logique, il s'évanouit, mais malgré tout on s'accroche. Comme en plus c'est souvent drôle, pourquoi pas? Tout est lié, on veut comprendre, quelle est cette mystérieuse organisation WASTE (We Await Silent tristero's Empire) ?
Ce qui est sûr, c'est que je vais me lancer dans un autre roman de l'auteur, au moins avec lui on n'est pas dans des sentiers battus bien pépères...
Un passage, pour une idée du style...
"Que restait-il à hériter? Cette Amérique qui se trouvait codée dans le testament d'Inverarity, à qui appartenait-elle? Elle pensa à des wagons de marchandises immobilisés, où les gosses assis par terre, heureux comme Baptiste, chantaient en coeur le refrain des chansons que leur mère écoutait sur son transistor; à d'autres squatters, dressant des tentes derrière les vastes réclames le long des autoroutes, ou bien endormis dans les cimetières de voitures, à l'abri dans des carcasses de vieilles Plymouth, ou même qui n'hésitaient pas à passer la nuit en haut d'un poteau télégraphique dans les tentes qu'y installent les poseurs de ligne, comme des chenilles dans leurs cocons, à se balancer dans une toile d'araignée de fils téléphoniques, au sein d'un écheveau de fils de cuivre, celui du miracle séculaire des communications, sans se soucier du voltage qui filait tout au long de ces kilomètres de métal, transportant des milliers de messages à travers la nuit. Elle se souvint de ces errants qu'elle avait écoutés, des Américains qui parlaient la langue avec beaucoup de soin, en érudits, comme des exilés venus d'un autre monde invisible mais qui aurait été le double fantomatique du pays béni où elle vivait. Et ces ombres qui sillonnent les routes, la nuit, et qui surgissent tout à coup dans la lumière des phares, mais ils ne lèvent pas les yeux, et ils sont trop loin d'une ville quelconque pour aller vraiment quelque part."
Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-vente-a-la-criee-du-lot-4...
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Par iti1801, le 07/12/2008
V.
de
Thomas Pynchon
Ils sont nombreux les écrivains dont j'ai entendu parler sans jamais en lire aucune ligne (comme BUKOSWKI à l'époque, ou encore Jean d'ORMESSON). Eh bien, le mal est réparé en ce qui concerne Thomas PYNCHON. Je ne reviendrai pas sur le personnage qui se plaît à entretenir le mystère (aucune photo si ce n'est une vieille qui date de son service dans la NAVY ; aucun interview, si ce n'est un entretient audio et une apparition dans les Simpsons, mais avec un sac sur la tête...). On ne sait rien de lui, si ce n'est qu'il a écrit 5 ou 6 livres, avec une véritable volonté littéraire de produire un univers, de garder une cohérence, sans se soucier de courir après la production frénétique (comme une ANGOT ou une NOTHOMB, par exemple). Et, une fois n'est pas coutume, j'ai commencé par sa première œuvre, au titre si énigmatique : V.
Enigmatique car c'est bien là tout l'enjeu du livre pour Stencil : savoir qui se cache derrière cette lettre, depuis qu'il a retrouvé cette phrase intrigante dans le carnet de son père : « Il y a plus derrière V. et dans V. qu’aucun de nous n’a jamais soupçonné ». Serait-ce ce mystérieux pays imaginaire, Vheissu, dans lequel a séjourné l'aventurier Godolphin ? Ou ne serait-ce pas plutôt cette troublante Vera Manganèse aux multiples visages qu'on retrouve toujours aussi jeune à travers les décennies mais de plus en plus rafistolée ?
Lien : http://iti1801.net/blog/index.php?post/2008/06/12/V.
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Par MarcBibliotheca, le 19/09/2011
Contre-jour
de
Thomas Pynchon
Roman vertigineux de près de 1500 pages à l’écriture dense, Contre-jour de l’écrivain américain Thomas Pynchon, émerveille par son foisonnement d’histoires et impressionne à tout moment par ses incroyables qualités,...
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Article complet : Cliquez sur le lien ci-dessous !!!
Lien : http://www.bibliotheca.be/archive/2011/09/19/contre-jour-against-the-day-thom...
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Par benne, le 12/09/2011
Vice caché
de
Thomas Pynchon
J'ai rien compris. Très difficile de s'immiscer dans le récit tant la narration est ardue. Un mélange d'écrit et d'oral qui m'a dérouté.
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Par annie, le 06/11/2010
L'arc-en-ciel de la gravité
de
Thomas Pynchon
vraiment pas de chance... je m'étais inscrite pour lire "Contre-jour" de Thomas Pynchon ... et j'ai reçu "L'arc-en-ciel de la gravité"...
je ne sais si j'aurais aimé le premier, mais pour le second, vraiment je le trouve pénible à lire... et je n'en suis qu'à la page 147...
quelques pages scatologique et pour le reste, totalement abscons... je ne me sens pas capable d'en lire plus.
Lien : http://mazel-livres.blogspot.com/