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Par etreneant, le 19/05/2012
Les imperfectionnistes de
Tom Rachman
Vous connaissez ce dicton idiot : "On naît seul et on meurt seul" - rien de plus faux. Nous sommes cernés de monde au moment de naître et cernés de monde au moment de mourir. C'est entre les deux que nous sommes seuls.
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Par etreneant, le 19/05/2012
Les imperfectionnistes de
Tom Rachman
Mais, ce que je voulais dire, voyez-vous, c'est qu'il y a un grand malentendu sur la mort. Perdre la vie n'est pas la plus grande perte. Ce n'est même pas une perte. Pour les autres, peut-être, mais jamais pour soi-même. Selon notre propre perspective, l'expérience s'arrête, tout simplement. Selon notre propre perspective, il n'y a pas de perte.
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Par etreneant, le 19/05/2012
Les imperfectionnistes de
Tom Rachman
- Non, ce que je redoute vraiment, c'est le temps. Le voilà, le vrai démon : toujours à nous cravacher quand on préférerait flâner, si bien que le présent défile à toute allure, impossible à saisir , et que soudain tout est du passé, du passé qui ne tient pas en place, qui se glisse dans tous ces récits mensongers. Mon propre passé - pas un seul instant il ne me paraît réel. La personne qui l'a vécu, ce n'est pas moi. Comme si celle que je suis ne cessait de se dissoudre.
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Par etreneant, le 19/05/2012
Les imperfectionnistes de
Tom Rachman
C'est comme avoir été esclave toute sa vie, puis apprendre un beau jour qu'on n'a jamais eu de maître, et retourner pourtant au travail comme si de rien n'était.
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Par etreneant, le 19/05/2012
Les imperfectionnistes de
Tom Rachman
Ca me facilite la vie, nous n'avez pas idée.
- Et moi, ca va me faciliter la mort ?
Il essaie de rire.
- Ne faites pas attention, dit-elle. Mauvais jeu de mots. quoi qu'il en soit, ça ne me fait pas peur. Pas le moins du monde. On ne saurait redouter ce qu'on ne saurait connaitre. Or la seule mort qu'il nous sera jamais donné de connaitre, c'est celle des autres.
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Par etreneant, le 19/05/2012
Les imperfectionnistes de
Tom Rachman
Ce qui explique, peut-être, que notre pire frayeur soit non pas la disparition de la vie, mais la disparition des souvenirs.
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Par Kittiwake, le 02/04/2012
Les imperfectionnistes de
Tom Rachman
"on naît seul et on meurt seul" - rien n'est plus faux. Nous sommes cernés de monde au moment de naître et cernés de monde au moment de mourir. C'est entre les deux que nous sommes seuls
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Par Kittiwake, le 02/04/2012
Les imperfectionnistes de
Tom Rachman
"Nul homme ne se baigne deux fois dans le même fleuve, car ce n'est plus le même fleuve et ce n'est plus le même homme" disait Héraclite. Et c'est vrai. Nous aimons nous laisser perdre à cette illusion de la continuité, et nous lui donnons le nom de mémoire. Ce qui explique, peut-être, que notre pire frayeur soit non pas la disparition de la vie mais la disparition des souvenirs
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Par Kittiwake, le 02/04/2012
Les imperfectionnistes de
Tom Rachman
Une chose est sûre : rien, dans toute l'histoire de la civilisation, n'a été aussi fertile que l'ambition la plus basse. Peu importe ses vices, rien n'a créé autant qu'elle. Cathédrales, sonates et encyclopédies - ce n'est pas la passion divine qui leur a fait voir le jour, ni la passion de la vie, mais la passion de l'homme cherchant à se faire vénérer par l'homme
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Par Kittiwake, le 02/04/2012
Les imperfectionnistes de
Tom Rachman
Léo, correspondant à Rome d'un quotidien de chicago, avait acquis la parfaite maîtrise des clichés du journalisme ; sous sa plume , on trouvait à tout bour-t de champ des pavés dans la mare, des affaires qui faisaient couler beaucoup d'encre, et des hommes politiques qui caracolaient en tête des sondages.