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Tristan Tzara

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Note moyenne : 4.11/5 (sur 9 notes) Tristan Tzara

Biographie et informations

Nationalité : Roumanie
Né(e) à : Moineşti, Roumanie , le 16/04/1896
Mort(e) à : Paris , le 25/12/1963

Biographie :

Tristan Tzara, de son vrai nom Samuel Rosenstock, né le 16 avril 1896 à Moineşti, Roumanie et mort le 25 décembre 1963 à Paris, était un écrivain, poète et essayiste de langue roumaine et française et l'un des fondateurs du mouvement Dada.
Élevé dans une certaine aisance matérielle grâce au père qui est cadre dans une société d'exploitation pétrolière, Samuel connaît une enfance et une adolescence sans histoire. Il suit un cours sur la culture française dans un institut privé, s'éveille à la littérature au lycée Saint-Sava et s'inscrit en section scientifique pour le certificat de fin d'études au lycée Mihai-Viteazul.
La littérature roumaine du début du XXe siècle est fortement influencée par le symbolisme français. Avec son copain de lycée Marcel Janco, Samuel créé, en 1912, sa première revue "Simbolul" et s'imagine en "ange noir du symbolisme triomphant". Il y publie l'un de ses premiers poèmes « Sur la rivière de la vie ».
En 1915, il adopte le pseudonyme de Tristan Tzara : Tristan en référence au héros de l'opéra de Richard Wagner « Tristan et Isolde » et Tzara parce que cela signifie "terre" ou "pays" en roumain.
Tristan Tzara ne déteste pas "choquer le bourgeois".
Ayant obtenu son certificat de fin d'études, Tzara s'inscrit à l'université de Bucarest en mathématiques et philosophie (septembre 1914). Son ami Janco s'inscrit en polytechnique.
L'atmosphère provinciale de Bucarest ennuie Tzara qui rêve de partir. Contre l'avis de son père, il quitte la Roumanie pour la Suisse. Il s'inscrit à l'université en classe de philosophie. Mais l'ennui le gagne à nouveau. Il faut l'enthousiasme contagieux de Janco pour l'empêcher de retourner à Bucarest.
Le 5 février, Ball, Hennings, Richard Huelsenbeck, Tzara et les peintres Jean Arp, Janco et Sophie Taeuber inaugurent le "Cabaret Voltaire" et transforment l'endroit en café littéraire et artistique. Le succès est immédiat. Il a participé à la naissance du mot « Dada » à Zurich et a été le plus actif propagandiste du mouvement. Des poètes contemporains voient en Tzara le chef de file de l'art nouveau. Cela l'a lancé (avec ses amis André Breton, Philippe Soupault et Louis Aragon) dans une grande variété d'activités destinées à choquer le public et à détruire les structures traditionnelles du langage. Par la suite, il a longtemps tenté de réconcilier surréalisme et communisme (il a même adhéré au parti communiste en 1936, avant de rejoindre la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale).
> lire la suite Source : Wikipédia
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TRISTAN TZARA (1896 - 1963)
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Citations de Tristan Tzara

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  • Par LiliGalipette, le 23/02/2011

    L'Homme approximatif , 1925-1930 de Tristan Tzara

    dimanche lourd couvercle sur le bouillonnement du sang
    hebdomadaire poids accroupi sur ses muscles
    tombé à l'intérieur de soi-même retrouvé
    les cloches sonnent sans raison et nous aussi
    sonnez cloches sans raison et nous aussi
    nous nous réjouirons au bruit des chaînes
    que nous ferons sonner en nous avec les cloches

    quel est ce langage qui nous fouette nous sursautons dans la lumière
    nos nerfs sont des fouets entre les mains du temps
    et le doute vient avec une seule aile incolore
    se vissant se comprimant s'écrasant en nous
    comme le papier froissé de l'emballage défait
    cadeau d'un autre âge aux glissements des poissons d'amertume

    les cloches sonnent sans raison et nous aussi
    les yeux des fruits nous regardent attentivement
    et toutes nos actions sont contrôlées il n'y a rien de caché
    l'eau de la rivière a tant lavé son lit
    elle emporte les doux fils des regards qui ont traîné
    aux pieds des murs dans les bars léché des vies
    alléché les faibles lié des tentations tari des extases
    creusé au fond des vieilles variantes
    et délié les sources des larmes prisonnières
    les sources servies aux quotidiens étouffements
    les regards qui prennent avec des mains desséchées
    le clair produit du jour ou l'ombrageuse apparition
    qui donnent la soucieuse richesse du sourire
    vissée comme une fleur à la boutonnière du matin
    ceux qui demandent le repos ou la volupté
    les touchers d'électriques vibrations les sursauts
    les aventures le feu la certitude ou l'esclavage
    les regards qui ont rampé le long des discrètes tourmentes
    usés les pavés des villes et expié maintes bassesses dans les aumônes
    se suivent serrés autour des rubans d'eau
    et coulent vers les mers en emportant sur leur passage
    les humaines ordures et leurs mirages

    l'eau de la rivière a tant lavé son lit
    que même la lumière glisse sur l'onde lisse
    et tombe au fond avec le lourd éclat des pierres

    les cloches sonnent sans raison et nous aussi
    les soucis que nous portons avec nous
    qui sont nos vêtements intérieurs
    que nous mettons tous les matins
    que la nuit défait avec des mains de rêve
    ornés d'inutiles rébus métalliques
    purifiés dans le bain des paysages circulaires
    dans les villes préparées au carnage au sacrifice
    près des mers aux balayements de perspectives
    sur les montagnes aux inquiètes sévérités
    dans les villages aux douloureuses nonchalances
    la main pesante sur la tête
    les cloches sonnent sans raison et nous aussi
    nous partons avec les départs arrivons avec les arrivées
    partons avec les arrivées arrivons quand les autres partent
    sans raison un peu secs un peu durs sévères
    pain nourriture plus de pain qui accompagne
    la chanson savoureuse sur la gamme de la langue
    les couleurs déposent leur poids et pensent
    et pensent ou crient et restent et se nourrissent
    de fruits légers comme la fumée planent
    qui pense à la chaleur que tisse la parole
    autour de son noyau le rêve qu'on appelle nous

    les cloches sonnent sans raison et nous aussi
    nous marchons pour échapper au fourmillement des routes
    avec un flacon de paysage une maladie une seule
    une seule maladie que nous cultivons la mort
    je sais que je porte la mélodie en moi et n'en ai pas peur
    je porte la mort et si je meurs c'est la mort
    qui me portera dans ses bras imperceptibles
    fins et légers comme l'odeur de l'herbe maigre
    fins et légers comme le départ sans cause
    sans amertume sans dettes sans regret sans
    les cloches sonnent sans raison et nous aussi
    pourquoi chercher le bout de la chaîne qui nous relie à la chaîne
    sonnez cloches sans raison et nous aussi
    nous ferons sonner en nous les verres cassés
    les monnaies d'argent mêlées aux fausses monnaies
    les débris des fêtes éclatées en rire et en tempête
    aux portes desquelles pourraient s'ouvrir les gouffres
    les tombes d'air les moulins broyant les os arctiques
    ces fêtes qui nous portent les têtes au ciel
    et crachent sur nos muscles la nuit du plomb fondu

    je parle de qui parle qui parle je suis seul
    je ne suis qu'un petit bruit j'ai plusieurs bruit en moi
    un bruit glacé froissé au carrefour jeté sur le trottoir humide
    aux pieds des hommes pressés courant avec leur morts autour de la mort qui étend ses bras
    sur le cadran de l'heure seule vivante au soleil

    le souffle obscur de la nuit s'épaissit
    et le long des veines chantent les flûtes marines
    transposées sur les octaves des couches de diverses existences
    les vies se répètent à l'infini jusqu'à la maigreur atomique
    et en haut si haut que nous ne pouvons pas voir avec ces vies à côtés que nous ne voyons pas
    l'utltra-violet de tant de voies parallèles
    celles qui nous aurions pu prendre
    celles par lesquelles nous aurions pu ne pas venir au monde
    ou en être déjà partis depuis longtemps si longtemps
    qu'on aurait oublié et l'époque et la terre qui nous aurait sucé la chair
    sels et métaux liquides limpides au fond des puits

    je pense à la chaleur que tisse la parole
    autour de son noyau le rêve qu'on appelle nous

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  • Par editionsdelabatjour, le 01/11/2010

    L'Homme approximatif , 1925-1930 de Tristan Tzara

    Dimanche lourd couvercle sur le bouillonnement du
    Sang
    Hebdomadaire poids accroupi sur ses muscles tombés à l’intérieur de soi-même retrouvé
    Les cloches sonnent sans raison et nous aussi

    Citation de qualité ? (2 votes positifs)


  • Par raivolte, le 16/02/2009

    L'Homme approximatif , 1925-1930 de Tristan Tzara

    Je pense à la chaleur que tisse la parole
    autour de son noyau le rêve qu'on appelle nous

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Livres de Tristan Tzara (11)

    • L'Homme approximatif , 1925-1930
      3 citations
    • Grains et issues
    • Dada est tatou, tout est dada
    • Manifeste Dada
      1 critique
    • Vingt-cinq poèmes, dix..
    • Oeuvres complètes
    • Chassé croisé Tzara - Breton
    • Sept manifestes Dada

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