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La vallée de l'éternel retour de
Ursula Le Guin
Traduire un langage qui n'existe pas encore présente d'énormes difficultés , mais n'éxagerons rien. Le passé peut s'avérer après tout, aussi impénétrable que le futur .
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Par Villoteau, le 14/01/2013
Au revoir, les chats volants de
Ursula Le Guin
Par une chaude après-midi d'été, les six chats de la ferme d'Overhill musardaient dans la cour de la grange, somnolant ou se racontant des histoires, bâillant après les papillons ou ronronnant au soleil.
Chaque jour, Alexandre Furby, qui vivait à la ferme, venait rendre visite aux cinq habitants de l'ancien pigeonnier de la grange : Thelma et Roger, Harriet et James, sans oublier leur petite soeur, Jane.
Ce fut elle qui se redressa la première.
- Thelma ! demanda-t-elle soudain. Pourquoi avons-nous des ailes ?
- Personne ne le sait, Jane, répondit sa soeur aînée. Notre mère n'en avait pas. Alexandre n'en a pas. La plupart des chats non plus. Il se trouve que nous en avons tous les cinq. Pourquoi ? Aucune idée !
- Moi, je sais pourquoi, déclara Jane.
- Eh bien, en ce cas, explique-nous.
- Pour voler, pardi ! s'écria Jane.
Et la voilà qui s'élance droit dans les airs, exécute deux sauts périlleux et un looping, et enfin, "décroche" avant de s'abattre sur le dos d'Alexandre Furby !
Alexandre était un beau chat doux et tendre mais plutôt paresseux. Quand sa chère amie Jane descendit du ciel en piqué et se laissa tomber sur lui, l'écrasant de tout son poids, il se contenta de soupirer :
- Oh, non, Jane, pas ça !
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Terremer, les tombeaux d'Atuan de
Ursula Le Guin
Elle commençait à apprendre le poids de la liberté. C’est un pesant fardeau, et pour l’esprit une charge immense et étrange à assumer. Ce n’est point facile. Ce n’est pas un cadeau que l’on reçoit, mais un choix que l’on fait, et le choix peut être malaisé. La route est escarpée jusqu’à la lumière ; et le voyageur ainsi chargé risque de ne jamais en atteindre le bout. (p. 152, Chapitre XII, “Voyage”).
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Par Radicale, le 24/03/2011
Lavinia de
Ursula Le Guin
Mais que dois-je faire à présent ? J'ai perdu mon guide, mon Virgile. Il me faut continuer, parcourir seule tout ce qui reste après la fin, tout le reste du monde immense, confus, illisible.
Que reste-t-il après une mort ? Tout le reste. Le soleil qu'un homme a vu se lever se couche même s'il ne le voit pas. Une femme s'assoit pour tisser la pièce qu'une autre femme a laissée sur le métier.
J'ai trouvé mon chemin jusqu'ici bien que le poète ne m'ait pas indiqué le chemin. J'ai tout déduit sans me tromper grâce à ce qu'il a dit, aux indices qu'il m'a laissés. Je l'ai suivi jusqu'au centre du labyrinthe. A présent je dois seule trouver la sortie. Ce sera plus long, plus lent, à vivre, mais pas si long, je pense, à dire.
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Par steppe, le 23/05/2011
Les Dépossédés de
Ursula Le Guin
- La souffrance est un malentendu, dit Shevek, se penchant en avant, les yeux larges et clairs.
-Cela existe, dit Shevek en écartant les mains. C'est réel. Je peux l'appeler un malentendu, mais je ne peux pas prétendre qu'elle n'existe pas, ou cessera jamais d'exister. La souffrance est la condition de notre vie. Et quand elle arrive on le sait. On reconnaît que c'est la vérité. Évidement, il est bon de soigner les maladies, d'empêcher la faim et l'injustice, comme le fait l'organisme social. Mais aucune société ne peut changer la nature de l'existence. Nous ne pouvons pas empêcher la souffrance. Telle ou telle douleur, oui, mais pas la Douleur. Une société peut seulement supprimer la souffrance sociale, la souffrance inutile. Le reste demeure. La racine, la réalité. Nous tous ici allons connaître le chagrin ; si nous vivons 50 ans, nous aurons connu la douleur durant 50 ans. J'ai peur de la vie ! Il y a des fois où je suis... où je suis très effrayé; Tout bonheur semble futile. Et pourtant, je me demande si tout cela n'est pas un malentendu - cette recherche du bonheur, cette crainte de la douleur... Si au lieu de la craindre et de la fuir, on pouvait... la traverser, la dépasser. Il y a quelque chose au delà d'elle. C'est le moi qui souffre, et il y a un endroit où le moi... s'arrête. Je ne sais pas comment le dire. Mais je crois que la réalité-la vérité que je reconnais en souffrant et non pas dans le confort et le bonheur-que la réalité de la douleur n'est pas la douleur. Si on peut la dépasser. Si on peut l'endurer jusqu'au bout.
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Par meygisan, le 27/05/2012
Terremer de
Ursula Le Guin
Il n'est de mot que dans le silence,
de lumière que dans l'obscurité
et de vie que dans la mort:
radieux est le vol du faucon
dans l'immensité du ciel.
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Par Z3D, le 21/06/2012
Les Dépossédés de
Ursula Le Guin
Je n'étais pas censé m'approcher de la poudre. Je devais être tenu à l'écart de la populace, vivre parmi les universitaires et les riches. Ne pas voir les pauvres. Ne rien voir de laid. Je devais être mis dans un cocon au fond d'une boîte enveloppée dans un papier protégé par un carton d'emballé dans un sac plastique, comme tout ce qu'on trouve ici.
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Etoiles des profondeurs de
Ursula Le Guin
- On se sent vite mal à l'aise sous les arboriformes , dit-il de sa voix polie , délibérément calme . Je l'ai déjà remarqué . C'est peut-etre bien pour cela que j'ai retardé le moment de travailler dans les forets . Il y a quelque chose d'hypnotisant dans les couleurs et l'espacement des tiges et des branches , particulierement dans celles qui sont disposées en hélice . Et les sacs contenant les spores sont séparés par des espaces si reguliers que cela semble anormal . Subjectivement parlant , je trouve cela fort désagréable . Je me demande si un effet de ce genre , ou plus fort , n'aurait pas pu provoquer une hallucination ....
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Le monde de Rocannon de
Ursula Le Guin
Comment discerner la légende de la réalité ?-planètes sans noms que leurs habitants appellent le Monde ,planètes sans histoire dont les mythes se nourrissent du passé ,à telle enseigne qu'un explorateur revenant après quelques années d'abscence s'apercoit que ses actions antérieures,sont devenues celle d'un dieu .La déraison assombrit cette brèche creusée dans le temps et annihilée par nos vaisseaux ,et dans les ténèbres l'incertitude et la démesure poussent comme des herbes folles .
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L'anniversaire du monde de
Ursula Le Guin
Paradis perdus ( court roman ) extrait de l'anniversaire du monde :
La boule de terre
Les parties bleues ,c'était de l'eau ,beaucoup d'eau ,comme dans les hydrocuves ,mais en plus profond ,et les parties avec d'autres couleurs,c'était la terre ,le ciel ,ça ,elle n'arrivait pas à comprendre.Le ciel était une autre boule qui s'ajustait sur la boule de terre ,avait dit père ,mais on ne pouvait pas le montrer sur le globe en modèle réduit,parce qu'il était transparent,comme de l'air.C'était de l'air mais bleu .Une boule d'air, mais bleue.Une boule d'air ,et elle paraissait bleue quand on la regardais par en dessous ,et elle était à l'extérieur de la boule de terre .De l'air à l'extérieur .C'était vraiment bizarre .Il y avait de L'air dans la boule de terre ?Non avait dit père ,juste de la terre .
A force de vivre dans l'espace ....
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