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Par sentinelle, le 09/09/2011
Des vies d'oiseaux
de
Véronique Ovaldé
Une douce mélancolie en toile de fond saupoudrée de quelques touches d’humour teintées de tendres ironies, l’auteur nous emmène une nouvelle fois dans un pays imaginaire de l’Amérique latine, vaste territoire offrant tous les contrastes (géographiques, climatiques, sociaux) propices au déploiement de l’imagination de Véronique Ovaldé.
Ce roman commence là où se terminent en général les contes de fées : un beau prince charmant sort sa princesse d’une ville pouilleuse au milieu du désert pour l’emmener dans son château de la Coline Dollar. Vingt ans ont passé, le beau prince charmant s’est transformé en roi toujours aussi clinquant que superficiel et creux, le palais de la reine vacille tandis que la princesse, leur fille Paloma de 18 ans, s’est fait la malle avec un mauvais garçon. C’est que la Reine Vida a payé le prix fort pour s’extraire de sa condition sociale : femme docile, atone (au point qu’elle aimerait se glisser dans le jardin et disparaître entre les pierres et les agaves dans ses voiles verts), elle s’est contentée de vivre à l’ombre de son mari qui ne s’est jamais intéressé à autre chose qu’aux apparences. La blessure occasionnée par la fuite de Paloma va fissurer à tout jamais cette cage dorée. L’arrivée du lieutenant Taïbo, venu constater que des intrus s’étaient installés sans rien voler dans la somptueuse villa de Villanueva en l’absence du couple, ajoutera sa pierre à ce bel édifice branlant...
L’importance des origines et de la transmission, les liens familiaux et conjugaux, la rupture nécessaire pour se débarrasser de ses derniers oripeaux, l’envol indispensable pour déployer ses ailes, l’émancipation des femmes tout simplement.
Véronique Ovaldé aime ses personnages et nous les aimons à travers elle. Notamment Taïbo, ce flic placide à l’empathie encombrante qui n’aime pas poser des questions qui fâchent, souffrant par ailleurs d’un chagrin d’amour qui dure depuis 10 ans. Un homme tranquille mais néanmoins résolu qui sait regarder ce qui l’entoure.
Quel beau roman de la rentrée littéraire 2011, peut-être le meilleur à ce jour de Véronique Ovaldé, qui passe à la vitesse supérieure. Nous ne sommes plus dans la fable comme dans son précédent roman : les personnages nous sont plus proches, plus réels, plus palpables, il n’y a plus ce miroir sans tain qui pouvait frustrer certains lecteurs à la lecture de son précédent roman, « Ce que je sais de Vera Candida ». Mention spéciale pour l’écriture qui contient beaucoup d’incises intercalées entre parenthèses, l’art de la digression qui donne toujours sens, qui précise ce qui a été dit précédemment en apportant une nuance bienvenue, un éclaircissement ou au contraire une interrogation.
Une très belle réussite et un très bon moment de lecture.
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Par Lolokili, le 28/01/2012
Des vies d'oiseaux
de
Véronique Ovaldé
Et là... je vais m’attirer les foudres des fidèles de Véronique Ovaldé. Car NON, décidément, je ne suis pas perméable à son univers. J’assume. Ce que je sais de Vera Candida ne m’avait pas emballée, Des vies d’oiseaux n’a pas fait mieux. Le coup du pays imaginaire ne me séduit pas, les personnages sont caricaturaux (flic atypique, bourgeoise neurasthénique, mari despotique, ado rebelle, mauvais garçon etc...) et l’écriture, assez artificielle, mélange visiblement lyrisme et familiarité histoire de se donner un genre. Seul frémissement notable, l’épisode de la chasse au bison (ceux qui ont lu comprendront). A ce grand moment de délire sauvage et hallucinatoire, j’ai ouvert un œil (oui, je lis parfois les yeux fermés) et me suis surprise à penser « Tiens, finalement, ce bouquin vaudrait-il le coup ?...» Mais bon, 12 pages plaisantes sur environ 230, même si je suis une quiche en matière de chiffres, ça fait quand même un peu léger pour un livre, au final, assez inconsistant et vaguement soporifique.
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Par mariech, le 09/12/2011
Des vies d'oiseaux
de
Véronique Ovaldé
Comme dans le livre précédent ' Ce que je sais de Véra candida ' , j'ai essayé de trouver l'endroit où se déroule le roman , Cuba , Chili , Argentine ? Peine perdue , on est bien dans un pays imaginaire . L'auteur nous emmène dans un univers irréel , on doit se laisser porter par cette écriture magique , c'est un livre qui se lit facilement , très vite , où on ne se demande pas si on aime ou pas , on est emporté par quelque chose de magique .
Puis , je reviens sur terre et là , je fais deux petites constatations ,,j'adore le style , surtout le personnage de Vida , qui n'a jamais été elle -même , qui est comme dit l'auteur ' la reine du déni , qui offre à sa fille adorée ses robes préférées mais pas dans la bonne couleur , qui lui présente son futur amoureux , en ayant l'air de ne pas s'en rendre compte , c'est pour moi le personnage le plus réaliste , le mari Gustavo est décrit sans nuance , Taïbo est trop parfait , il est l'homme que toutes les femmes voudraient rencontrer , un être de papier donc , mais enfin ne boudons pas notre plaisir et prenons ce livre pour ce qu'il est , une friandise intemporelle à déguster d'urgence ;
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Par LiliGalipette, le 08/01/2012
Déloger l'animal
de
Véronique Ovaldé
Rose a quinze ans, mais son corps et son esprit sont ceux d’une enfant de sept ans. Fille spéciale, un peu attardée, elle vit dans un monde de songes et de représentations fantasmagoriques. Ses seuls amis sont les lapins qu’elle élève sur la terrasse. Vient un jour où sa mère disparaît. Rose se lance alors dans la découverte de l’histoire de ses parents et de leur rencontre. Aidée par une vieille voisine, Madame Isis, elle tente de percer les mystères de la calvitie de sa mère, de l’identité de son vrai père et des raisons du départ de sa mère. « Je fabrique quelque chose, j’ajoute à cet appareil une pincée de tout de que je connais de maman Rose et de Markus, je saupoudre, je colmate et j’invente jusqu’à ça tienne debout, je m’échine à ce que leur histoire tienne debout. » (p. 108) Mais à trop gratter sous la surface des choses, il apparaît souvent que la vérité est moins belle que l’imagination.
Rose est fascinée par sa mère, créature magnifique et outrageusement coquette. « Je m’appelle Rose comme ma mère. » (p. 21) Ce prénom en partage est un trésor extraordinaire pour la jeune fille. Si elle le pouvait, Rose ne ferait qu’un avec sa mère. Mais la distance de celle-ci sonne comme une dépossession : « C’est tout ce qui m’est resté de cette époque, l’anxiété de maman avant l’arrivée du livreur du journaux et le bruit du sable quand il fabrique des dunes. » (p. 38) Rose cherche tous les stratagèmes pour attirer l’attention de celle qui ne rêve que d’ailleurs. Sa disparition est alors la pire des trahisons : « Comment avait-elle osé partir et ne pas m’emmener ? J’ai pris la disparition de maman entre mes mains, j’en ai fait une boule toute serrée, je l’ai avalée pour que l’ennemi ne la trouve pas. » (p. 52)
Étrange personnage que Rose, entièrement tournée vers l’autodestruction qui devient moyen d’exister : « il s’agissait simplement de moi, moi qui ne me voulait peut-être pas du bien, moi contre moi, moi toute seule contre moi. » (p. 50) Entre la compassion et l’agacement, difficile de définir mes sentiments pour Rose et pour ce roman en général. L’auteure écrit du point de vue d’une enfant attardée : ce présupposé devrait enjoindre le lecteur à douter de toutes les réflexions de Rose. Mais la conclusion est tellement déceptive que l’on préfère les certitudes de Rose. Je suppose que le lecteur est mis dans la même position que l’héroïne quand elle voit s’effondrer la belle histoire qu’elle a conçue autour de ses parents. Je sors troublée de cette histoire après une lecture très dérangeante. Le malaise persiste et je me demande si l’animal à déloger, ce n’est finalement pas le lecteur qui n’a pas le loisir de rester tranquillement derrière son livre.
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Par ster, le 27/08/2011
Des vies d'oiseaux
de
Véronique Ovaldé
Véronique Ovaldé nous emmène à Villanueva et à Irigoy, quelque part en Amérique du sud, peut-être au Mexique, peut-être ailleurs, rien n'est indiqué de certain mais une indication anodine est qu'on y boit du maté. Le réalisme et l'imprécision mêlés contribuent à nous perdre agréablement au royaume de la fiction. L'enquête d'un flic solitaire nous plonge dans des univers aussi éloignés que peuvent l'être une villa chic de Barbie et Ken version sud américaine sur les hauteurs et le village bidonville en contre-bas. Sous les dehors caricaturaux des personnages, une profusion de détails témoigne de l'acuité d'un regard tout en finesse.
J'ai très vite été happée par le récit vif, cousu d'observations justes et malicieuses sur les personnages. Il y a toujours un peu d'humour, ne serait-ce qu'en filigrane pour dédramatiser les situations dans lesquelles les personnages semblent enlisés, parfois durement. L'écriture est précise, sensible, audacieuse, souvent poétique mais sans ostentation. L'action, la narration sont privilégiées à de longues descriptions. Une extravagance y affleure parfois d'une manière très « ovaldienne », elle est part des personnages, part naturelle de l'irrationnel en eux, part de la vie donc part du récit. J'aime beaucoup.
Des vies d'oiseaux raconte comment l'attirance, l'amour pour un être qui semble sans lien avecl' univers social et culturel de départ peut déjouer les liens semblant définir la vie comme un destin. Résolument optimiste.
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Par argali, le 06/10/2011
Des vies d'oiseaux
de
Véronique Ovaldé
J’avais hâte de me plonger dans "Des vies d'oiseaux" dont on m’avait dit tant de bien. Et bien je suis déçue. Trop d’emphases et de critiques dithyrambiques m’ont fait espérer mieux ou autre chose.
L’écriture fluide est agréable à lire. De courts chapitres s’enfilent comme des plumes. C’est doux, léger. Trop sans doute. Les descriptions sont belles : on ressent la moiteur de l’endroit, la résignation… Bref, on s’ennuie ! L’énigmatique Vida est trop floue ; la jolie Paloma trop lisse et Taïbo trop ténébreux. Chacun vit dans une prison dorée, face à la vacuité d’une vie qu’il n’a pas choisie mais dont il accepte le vide. J’ai eu l’impression d’errer dans un roman de David Hamilton, entre flou, légèreté et surexposition. Mon Dieu, que tout cela manque de vie !!
Pourtant, cela aura pu me plaire.
L’histoire d’abord : celle de deux femmes qui souffrent de ne pas être aimées et cherchent à s’en sortir. Mais pourquoi diable ont-elles besoin d’un homme pour y arriver ? Sont-elles faibles ou désœuvrées à ce point ? Le désir qui pousse à s’affranchir des barrières sociales et familiales, ce n’est pas très original.
Le cadre ensuite : l’Amérique du Sud, le Mexique ou tout autre pays des environs. Une région où les gens ont le sang chaud et ne s’en laissent pas compter, où la vie est dure et n’épargne personne. Mais ici, les personnages sont las de vivre dans leur cage dorée. Toute énergie, toute fierté semblent les avoir quittés.
Les noms : rien n’est nommé au hasard dans ce récit. Ni Vida (la vie ?!) ni Paloma (la colombe)…
L’écriture : agréable, aérienne, très juste et superbement descriptive. Mais une phraséologie parfois déroutante de longueur. Une écriture mise au service d’une histoire dont le fond manque de profondeur, dont l’intrigue n’est pas, hélas, assez travaillée.
Un style superbe ne fait pas un livre à lui seul. L’histoire aurait mérité un peu de densité !
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Par le-mange-livres, le 04/02/2012
Toutes choses scintillant
de
Véronique Ovaldé
"En fait, mon père n'est pas mon père". Comme en témoigne l'incipit, comme toujours, ça démarre fort chez Véronique Ovaldé. Nous voici pour cette fois transportés à Koukdjuak, une île polaire périphérique délaissée des hommes et du monde.
Complètement délaissée ? Non, puisque des hommes du continent sont venus y installer une mystérieuse déchetterie, qui paraît être à l'origine de phénomènes étranges et dangereux. "Tout cela avait bien sûr à voir avec l'usine".
D'abord, les poissons, qui se sont retrouvés en masse le ventre en l'air. Puis, les oiseaux - qui avaient mangé trop de poisson empoisonné. Ensuite, les chiens. Tout ça à cause de la vieillie usine désaffectée et de sa Nodamycine toxique.
Nikko, une petite fille de Koukdjuak, la dernière survivante d'une bien curieuse année, grandit tant bien que mal entre sa soeur géante, ses pilules jaune-bleu-rose, et ses parents pas très jojo - un père violent, et une mère effacée. Elle n'a qu'un rêve : s'échapper de l'île. Un défi pas si simple. "Quand tout s'est brisé à l'intérieur, ça a fait un bruit très délicat de carillon.
Avec ce roman qui tire plutôt du côté de Les hommes en général me plaisent beaucoup que de celui de Et mon coeur transparent, Véronique Ovaldé séduit toujours. Cette petite Erin Brockovitch polaire, on retrouve un personnage féminin très abîmé et qui a, comme toujours, quelques comptes à régler avec son père (voir Ce que je sais de Vera Candida) forcément déglingué.
Virtuose de la narration et conteuse hors pair, Ovaldé parsème ce récit horrible de paillettes de merveilleux et de poésie, et entraîne son lecteur dans sa langue à la verve inimitable. Pour autant, j'ai été un tantinet moins sous le charme que pour mes premières lectures : le côté obstinément déglingué, quelques ficelles un peu récurrentes, peut-être ? Reste qu'on a là affaire à l'une des voix les plus originales de la littérature française contemporaine, et que je fais un peu la difficile.
Lien : http://le-mange-livres.blogspot.com/2012/02/toutes-choses-scintillant-veroniq...
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Par Aela, le 03/11/2011
Des vies d'oiseaux
de
Véronique Ovaldé
Une quête dans une atmosphère onirique fortement teintée d' Amérique du Sud.. Dans un pays imaginaire (l'Argentine?) uen femme, Vida, part à la recherche de sa fille qui serait partie avec son jeune amant jardinier. Elle est aidée par un policier, Taïbo, personnage attachant et non conventionnel.
C'est une quête qui va la ramener dans la ville de ses origines, Irigoy, banlieue très défavorisée...
Des trajets qui se croisent entre ces 4 personnages..
Des liens qui se tissent et qui se détissent.
Tout est dans la subtilité dans ce livre.
Beaucoup de références, explicites ou implicites, à la culture particulière aux pays d'Amérique du Sud: rapports hommes/femmes, parents/enfants..
On est charmé, mais la fin manque un peu de relief à mon sens..
Une belle oeuvre qui se savoure...
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Par carre, le 10/12/2011
Ce que je sais de Vera Candida
de
Véronique Ovaldé
Véronique Ovaldé confirme avec ce roman tout le bien que ces précédents romans laissaient entrevoir. A travers le portrait de trois femmes de la même filiation, c'est comme si leur histoire se répétait de mère en fille. Véra Candida arrivera t'elle à échapper à son destin ? Grace à son univers riche et imaginaire, Ovaldé nous charme par son écriture ciselée et flamboyante et l'on regrette de quitter si vite ce très beau roman.
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Par Malaura, le 17/09/2011
Déloger l'animal
de
Véronique Ovaldé
Rose a quinze ans mais en paraît sept.
Petite et rondelette, elle a aussi une imagination débordante qui l'amène parfois à ne plus trop savoir où est le vrai, où est le faux.
Pour pallier à ces crises où son cerveau s'emballe, elle va dans un institut.
A la maison, Rose se partage entre l'amour de son père M.Loyal, le directeur de cirque et de sa mère, si belle, si mystérieuse avec ses hauts talons et sa perruque blonde.
Mais un jour, sa mère ne rentre pas et tout bascule.
Dans l'incertitude, l'attente, le chagrin, Rose se met alors à réinventer l'histoire de sa si jolie maman.
On pénètre dans les histoires de Véronique Ovaldé comme on entre dans l'univers des contes ou des fables, avec la sensation d'être au plus près de l'imaginaire et des rêves de l'enfance.
Les villes y sont chaudes et blanches, les personnages singuliers et intrigants, la réalité se transforme au gré des jeux de l'imagination et de l'esprit.
Ce côté enchanteur - pas forcèment enchanté - cette candeur déguisée, ces images de l'enfance à la fois fantaisistes et pleines de justesse, ont la saveur des songes qu'on fait les yeux ouverts, lorsque le réel se fait trop pesant.
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Par pyrouette, le 26/06/2011
Ce que je sais de Vera Candida
de
Véronique Ovaldé
Je ne supportais même pas le titre de ce livre. Quand au résumé je l’ai lu en diagonale. Je parcourais les avis des lecteurs en me disant : « non vraiment ce n’est pour moi ! » Puis la semaine dernière il me faisait de l’œil sur un rayon de la bibliothèque municipale…. J’ai commencé par lui tourner le dos mais je revenais toujours dans ce rayon attirée irrésistiblement par la couverture. Bref je l’ai lu ce bouquin infernal et j’ai été séduite, charmée captivée par ce conte des temps modernes. Je me suis retrouvée bien des fois en vera candida, surtout face à son enfant, à mon enfant, à cette peur qu’il lui arrive quelque chose, à cette peur de le perdre. Cet amour pour son enfant qui pourtant plus tard deviendra de la maladresse exaspérante. Mais avant tout ça il y a la lutte, fuir son destin ou plutôt celui de sa mère et de sa grand-mère, apprendre à affronter la vie, les hommes, l’amour, le tout dans un grand désordre, une sorte de chaos. Puis accepter et avec cette acceptation le retour aux sources, le retour sur le lieu du viol de l’inceste, retour inévitable pour un autre départ définitif. C’est beau. Maintenant j’ai la chanson de Zazie dans la tête : « toc, toc, toc mais qui est là ? Le loup qui te mangera ! »
Lien : http://pyrouette.canalblog.com/archives/2011/06/26/21488421.html#comments
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Par kathy, le 29/01/2012
Des vies d'oiseaux
de
Véronique Ovaldé
Il existe près de 10 000 espèces d’oiseaux. Si les oiseaux sont remarquables par leur faculté à voler, ils ont également des facultés anatomiques, physiologiques et comportementales qui leur permettent de vivre aussi bien dans les glaces de l'Antarctique, dans les forêts équatoriales, que dans les déserts. En outre, le vol de l’oiseau est naturellement porteur d’un symbole de liberté comme l’exprime le mythe grec d’Icare. Il peut aussi être symbole de majesté et de paix.
A l’image des oiseaux, Véronique Ovaldé , dans ce roman, nous propose de manière originale, de prendre de la hauteur et de tournoyer au-dessus des vies (et de NOS vies) de ses personnages afin de mieux les scruter.
Sous sa plume et sur fond d’Amérique latine réinventée, elle nous donne à lire une fable.
Une fable où le besoin de s’échapper - de la « terre d’en haut » : Villanueva, dangereusement asphyxiante, autoritaire et dominatrice - constitue, pour Vida et Paloma un besoin essentiel. Ce flux migratoire, cet envol hors du nid, leur permettra de faire un petit pas de côté, d’ouvrir le champ des possibles, d’aller à la rencontre des autres, de reconquérir leur liberté et de (re)découvrir l’amour.
Un roman qui parle tout simplement de rupture, de choix, d’insoumission, de courage, de liberté, d’amour, bref de VIES.
Une écriture et un univers mirifiques pour ce conte moderne et envoutant. Alors…, laissez-vous porter sur les ailes de ces oiseaux…
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Par carre, le 16/01/2012
Déloger l'animal
de
Véronique Ovaldé
Rose à quinze ans, mais dans sa tête elle en a moitié moins. Un soir, sa mère ne rentre pas, la jeune fille timide, enfermée dans son monde voit sa routine bouleversée. Véronique Ovaldé nous offre un magnifique portrait d'une jeune fille repliée sur elle, Rose vit dans son jardin secret entre réve et réalité . Ce roman nous emmène dans le cerveau de Rose, et nous cueille par sa tolérance, sa tendresse, sa sensibilité.
Ovaldé montre déjà toute l'originalité et la richesse de son écriture.
Déloger l'animal rappelle à chacun que l'enfance est la fondation de notre vie d'adulte. Ovaldé arrive même à nous donner une fin inattendue.
Seul petit bémol, les passages entre rêves et réalité peuvent dérouter.
Mais ne boudez pas votre plaisir car la petite Rose est drôlement attachante.
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Par oops, le 26/10/2011
Des vies d'oiseaux
de
Véronique Ovaldé
Vida vit dans les beaux quartiers de Villanueva, elle vient d’Irigoy une province minable supposée d’Amérique du Sud et c’est avec soulagement qu’elle se marie à Gustavo, un homme riche avec lequel elle pense sortir de la misère. Cette union la rend heureuse les premières années, mais à la longue elle fait vite partie des meubles, son mari lui accorde de moins en moins d’attention, elle finit par se détacher ! Ensemble ils ont une fille, Paloma qui quitte le nid familial à 20 ans avec le jardinier, ne supportant plus l’ambiance sinistre de cette maison étouffante de bourgeoisie. A la suite d’une plainte de Vida, Taïbo un lieutenant flic vient constater que la maison a été visitée pendant leur absence, comme bien d’autres dans le quartier. Son enquête va l’amener à vite comprendre qui sont les coucous squatteurs. Vida découvre en ce lieutenant un être simple mais exceptionnel. Chacun des personnages raconte comment il en est arrivé là avec une certaine mélancolie. Dans des chapitres très courts, l’histoire se déroule dans une sorte de langueur douceâtre. Le lecteur se laisse bercer par les aléas de la vie dont chacun des protagonistes s’accommode ironiquement. L’écriture est subtile, les personnages sont réalistes, après il faut juste s’habituer au rythme lancinant qu’impose l’auteur !
Lien : http://ma-bouquinerie.blogspot.com
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Par brigittelascombe, le 23/09/2011
Des vies d'oiseaux
de
Véronique Ovaldé
Deux familles,deux villes,deux mondes aux antipodes qui se croisent comme un ciel vivant d'oiseaux.Et une fille Paloma(Colombe?) qui fait le lien.
Sur la colline Dollars de Villanueva vivent Gustavo Izarra(un gros bonnet) et sa femme Vida(Vide?), issue d'un milieu modeste,qu'il a fabriquée!!!
Maison somptueuse, "en verre et en béton", dont la climatisation perpétuelle a barricadé à jamais les baies vitrées et le reste....
Le lieutenant Taïbo, sortant d'un chagrin d'amour, est dépêché sur les lieux car la maison a été visitée sans toutefois être cambriolée.
Son enquête va le mener sur les traces de Paloma qui a fui avec le jardinier Adolfo vers Irigoy et va le propulser dans le ...lit de la malheureuse Vida.
Issu d'une famille peu recommandable dont le père élève des chiens et les laisse parfois affamés, "le beau garçon populaire" Adolfo a voulu récupérer son petit frêre pour le soustraire des griffes de son malade de père et entraine de squatt en squatt cette pauvre petite fille de riches, déboussolée, par un deuil non résolu, le rejet de son père et la surprotection de sa mère.
Les oiseaux voleront-ils ensemble dans des cieux plus cléments?
J'avoue ne pas trop m'être trop impliquée dans ces révoltes successives contre une figure d'autorité abusive car le personnage de Vida, femme au foyer, fière et "méritante" qui savoure sa réussite puis tout à coup largue tout pour un Colombo en mal d'amour ne m'a pas convaincue, tout comme Paloma inscrite aux "endeuillés anonymes" suite à la perte de son amie métamorphosée en squatteuse énamourée.
Ceci est mon simple avis puisque Des vies d'oiseaux de Véronique Ovaldé, dont j'apprécie par ailleurs le style des romans précédents,(La très petite Zébuline:a obtenu une bourse au Goncourt du livre jeunesse 2006,Et mon coeur transparent:prix du livre France culture-Télérama 2008,Ce que je sais de Véra Candida:prix Renaudot des lycéens 2009,prix France télévision 2009,grand prix des lecteurs de Elle 2010) a été sélectionné pour le prix Goncourt 2011)
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Par Zazette97, le 28/08/2011
Les hommes en général me plaisent beaucoup
de
Véronique Ovaldé
Publié en 2003, "Les hommes en général me plaisent beaucoup" est le troisième roman de la romancière française Véronique Ovaldé, notamment auteure de "Déloger l'animal", "Et mon coeur transparent" ou encore de "Ce que je sais de Vera Candida".
Lili vit avec Samuel depuis 5 ans. Alors qu'il manifeste son envie de fonder une famille, Lili retrouve Yoïm, l'homme qu'elle a aimé à l'adolescence et qui l'a sauvée d'un père tyrannique et initiée au sexe, au vol, à la drogue pour l'abandonner en prison.
Lili se souvient de ces années folles, dures, incertaines. Est-elle prête à renoncer définitivement à Yoïm ou va-t-elle rompre cet équilibre construit avec l'homme qui l'a sortie de prison ?
Saisissant ! Rédigé à la première personne, ce court roman nous plonge dans l'univers sombre de Lili, une jeune femme ébranlée par la mort de sa mère, une femme subversive, opposée au fanatisme antisémite de son mari.
Après le décès de celle-ci, son frère devient muet et son père décide de les enfermer tous deux à double-tour afin de les préserver de toute menace extérieure.
Mais le danger rôde juste au dessus de leur tête, à l'étage où vit une gentille petite famille indienne ainsi qu'un homme, Yoïm, dont Lili tombe instantanément amoureuse.
Alors qu'elle se croyait libre et sortie du cauchemar familial, Lili se sent dépendante de Yoïm et se laisse entraîner dans une spirale infernale qui l'expédiera en prison.
J'ai eu, au départ, beaucoup de mal à comprendre cette femme et ses fantômes. Mais petit à petit, alors que son histoire est dévoilée au travers de flashbacks, j'ai mieux saisi son fantasme de libérer les animaux du zoo près de chez elle.
Véronique Ovaldé brosse le portrait d'une femme sans cesse confrontée à l'enfermement, d'abord durant l'enfance, passée auprès d'un père fan de "Dodolphe".
Ensuite à l'adolescence, période durant laquelle elle s'enlise dans une relation malsaine avec Yoïm, puis durant son séjour en prison et enfin, dans sa vie présente, alors qu'elle vit avec un homme qui prend les décisions pour le couple sans la consulter.
Les personnages masculins, Yoïm et Samuel, passent tour à tour de sauveur à bourreau. Si Lili éprouve envers eux un sentiment de reconnaissance, elle est en proie à des émotions négatives qui lui dictent la fuite.
L'ambiance dépeinte ici m'a énormément fait penser à l'univers chimérique, torturé de Joyce Carol Oates : pour ses personnages masculins qui font figure d'autorité supérieure, pour cette héroïne féminine dépendante et incapable de savoir où est son bien et pour cette écriture vive, singulière, parfois crue mais toujours juste.
A lire !
Lien : http://contesdefaits.blogspot.com/2011/07/les-hommes-en-general-me-plaisent.html
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Par annesuc, le 12/09/2010
Ce que je sais de Vera Candida
de
Véronique Ovaldé
Un univers à part, totalement imaginé; une île de nulle part... Une narration au passés composés et simples. Pas de dialogue. Une sorte de conte féminin pas féministe où le destin n'épargne pas toutes ces générations de femmes qui se reproduisent sans homme -ou presque. L'histoire universelle: l'histoire des femmes avec leurs hommes, contre leurs hommes; l'histoire des femmes avec leurs enfants, contre leurs enfants. L'histoire de l'amour, en somme, déplacée dans l'univers d'un conte tropical, où Véronique Ovaldé a rassemblé tous les thèmes -et les êtres - qui lui sont chers.
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Par OhOceane, le 06/02/2012
Des vies d'oiseaux
de
Véronique Ovaldé
On ouvre un livre comme on ouvre un univers inconnu, avec ses personnages, ses règles, ses secrets, que l’on va observer d’un œil extérieur.
Et il y a des livres qu’on ouvre comme une cage aux oiseaux, pour laisser échapper une multitude de couleurs et de sentiments.
La métaphore est un peu facile, concernant le roman dont je vais vous parler, Des Vies d’Oiseaux, de Véronique Ovaldé.
Je l’ai donc lu, avec énormément d’attentes, et toutes, presque, ont été comblées.
Dans un pays imaginaire d’Amérique du Sud vivent une poignée de personnages, dans un univers fait de clichés et de séparation. Vida et sa famille habitent la colline Dollars, ce lieu protégé ou s’ennuient de riches familles.
Un jour Vida et son mari font appel à la police parce que leur villa a été visitée par des indélicats, en leur absence. L’inspecteur Taïbo va s’occuper de cette enquête, à sa manière.
Loin d’une enquête policière classique, Taïbo va se pencher sur la vie de ses gens, sur ce qui les retient, les fait marcher inlassablement. On découvre assez vite que c’est Paloma, la fille de Vida, et son étrange amoureux Alfonso qui occupent les maisons de la colline Dollars désertées par les propriétaires. C’est un couple de coucou particulier qui change de nid, au gré des absences.
Vida ne fait pas partie de cet univers de richesse ennuyée, elle vient d’ Irigoy, la lie de l’humanité pour les riches rapaces qui nichent en haut de la colline Dollars. Vida va se rappeler de ses origines, chercher à comprendre pourquoi Paloma rejette tant ses parents, d’où vient cette colère qui l’anime et comment combler l’ennui de sa propre vie.
Avec Taïbo, c’est une enquête à la manière d’Hérodote qu’elle va accomplir, et découvrir ainsi les réponses aux questions qu’elle avait peur de se poser.
J’ai adoré ce récit. J’y ai retrouvé cette écriture sud-américaine que j’aime tant, qui m’a étonné et ce fut comme un cadeau inattendu.
Lire ses lignes, qui parfois me rappelait la folie toute particulière d’un Gabriel Garcia marquez par exemple, avec en plus une douceur mélancolique parfaitement maitrisée, fut une des plus belles expériences de lectures de cette dernière année.
Nombre de ces mots, de ces phrases chantant un chant aléatoire, au rythme d’une ponctuation et de monologues si particuliers, ont atteint en plein cœur un universalisme parfait. L’universalisme auquel je tiens, qui montre qu’avec des mots et des histoires particulières, on peur accrocher les sentiments, les questions et les angoisses les plus équitablement partagées en ce bas monde.
Compliqué d’en dire plus :) lisez le !
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Par canel, le 26/01/2012
Et mon cœur transparent
de
Véronique Ovaldé
Une chaussure parfaite tombe du ciel devant Lancelot, qui devient fou amoureux de sa propriétaire, la splendide, voluptueuse et mystérieuse Irina. Pour elle, il met fin à dix-neuf années de mariage, rompant illico avec sa femme, une institutrice bavarde qui "semblait confondre les enfants dont elle s'occupait en classe et les adultes qu'elle était amenée à côtoyer".
Encore une superbe histoire de Véronique Ovaldé aux allures de contes, grâce à :
- une chaussure aphrodisiaque qui évoque Cendrillon
- une Belle aux Bois Dormant/Blanche-Neige puisqu'on apprend d'emblée qu'Irina décède prématurément
- et surtout un Prince Charmant fou amoureux, fou malheureux - un homme charmant, un vrai, c'est à dire doux, tendre, discrètement jaloux, parano, plein de failles mais tellement miiiignooon
Cette auteur a vraiment une plume délicieuse, empreinte à la fois d'humour et de gravité. J'admire son génie pour nous raconter des histoires d'amour, de vie, de mort, de deuil qui se dévorent comme des fables, bien que tristement réalistes et donc parfois terribles.
Quel dommage que les titres des trois derniers ouvrages me rebutent autant (ainsi que cette couverture), ce sont mes préférés de cette écrivain - trois merveilles ('Ce que je sais de Vera Candida', 'Des vies d'oiseaux', celui-ci)...
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Par enirac007, le 29/09/2011
Ce que je sais de Vera Candida
de
Véronique Ovaldé
Fabuleux, riche, intense, une vraie atmosphère romanesque, il faut en faire un épopée filmée avec des décors d'amérique du sud !! L'héroine est troublante et les préalables totalement indispensables, l'histoire de la grand mère, mère, fille et petite fille s'enchaînent, sans précipitation, dans un bel ensemble chorale...*Bravo !