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Par lehane-fan, le 13/09/2011
Le dernier jour d'un condamné
de
Victor Hugo
Il n'a ni nom , ni crime défini mais dans six semaines , il sera guillotiné .
Hugo fut souvent le témoin d'éxécutions capitales . Toute sa vie , il combattit ardemment la peine de mort . Il écrivit ce court mais intense récit à l'age de 27 ans . Sa parution en 1829 souleva un véritable tollé . Cependant , nombreux furent les pays abolitionnistes ( Colombie , Portugal... ) a lui rendre un hommage vibrant pour leur avoir ouvert la voie . La graine est desormais semée et nombreux seront les porte drapeau de renom ! En effet , Jaures , Dostoievski , Camus , Robert Badinter ( qui réussira à en obtenir l'abolition en 1981 , il ya juste 30 ans ! 30 ans seulement ! ) s'y opposeront farouchement , parfois avec succes...
Le dernier jour d'un condamné est d'une force rare ! L'empathie et l'identification que suscite un tel monologue ne peut laisser insensible . L'on partage les états d'ame d'un condamné sans avenir ; le questionnement d'un sursitaire en proie à la terreur face au chatiment qui lui est réservé loin de ceux qu'il aime et qu'il ne chérira plus ; la torture psychologique engendrée par un compte à rebours désormais inéluctable égrénant les jours , les heures , les minutes beaucoup trop rapidement à son gout . Ah , pouvoir arreter le temps... Et cette question qui ne cesse de le tarauder , quid de la souffrance ?
Le condamné égrenera une palette de sentiments . De l'acceptation a la panique la plus complete en passant par le fol mais vain espoir d'une grace royale . Si Hugo condamne de telles pratiques , il jette également l'opprobe sur tout un peuple qui vient assister à cela comme l'on vient au spectacle . Indécence terrifiante de l'humain qui vient se réjouir de la mort de l'un des siens .
Un theme fort traité magistralement !
Pour peu que vous soyez curieux de ce que l'on peut ressentir dans une telle situation , Le Dernier Jour d'un Condamné devrait pleinement répondre à vos attentes ! Pour peu que celles-ci n'excedent pas six semaines...
Chiffres Amnesty International 2010 :
- 23 pays ont procédé à des éxécutions .
- 17833 personnes etaient sous le coup d'une peine capitale .
- Méthodes utilisées : décapitation , électrocution , pendaison , injection létale , fusillade .
- Officiellement , de 714 en 2009 , l'on serait passé à 527 en 2010 .
Officieusement , la Chine aurait éxécuté des milliers de prisonniers en 2010 mais garde le secret absolu sur son application de la peine de mort . Le 25 Fevrier 2011 , elle aurait voté un amendement au code pénal qui retire 13 crimes passibles de la peine capitale . Desormais , 55 crimes sont passibles de la peine de mort au lieu de 68...Cynisme quand tu me tiens...
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Par facteur84, le 27/03/2011
Notre-Dame de Paris
de
Victor Hugo
Il y a longtemps que je voulais lire ce roman. Déjà attiré par l’histoire quand j’étais plus jeune, puis par la comédie musicale qui m’a chamboulé. Je n’ai jamais eu l’occasion de le lire. J’ai donc profité du cadeau que l’on m’a fait.
Critiquer l'œuvre Victor Hugo, l’un des plus grands écrivains de notre culture, est peut être fou ou impensable. Mais cela vaut quand même la peine d’autant que nous ne sommes plus dans le même siècle que ces œuvres et que la littérature et les mentalités ont évolués. Ainsi je vais m’atteler à ce dur exercice.
Plus qu’une histoire tragique cela devient une œuvre, une fresque temporelle. Hugo y décrit toute la société de cette période. Il montre la vie du peuple, des miséreux comme des nobles, la hiérarchie et les règles. Il y décrit aussi la ville de Paris mais aussi sa cathédrale phare de ce temps là : Notre Dame. Je dis œuvre et fresque car on ressent bien pendant la lecture, l’amour qu’a l’auteur en décrivant le paris d’autrefois, les us et les coutumes, la cathédrale son rôle et son but. Hormis ses connaissances propres qui devaient être grandes, on sent que l’auteur a du fournir un gros travail de recherche pour être sur de ce qu’il parle. Je dis fresque encore, car le choix de cette date dans l’histoire pour y placer son récit n’est pas anodin de la part de Hugo. 1482. Cela ne vous dit rien ? Réfléchissez et ajoutez une dizaine années… Oui nous y sommes ! La découverte des Amériques ! Le roman se passe à l’aube de grands changements dans la façon de voir le monde, dans la façon de penser. « Nous sommes à l’aube d’un monde qui se scinde » ; dit l’auteur. D’un monde où « ceci tuera cela ». Et Victor Hugo l’explique et se fait le plaidoyer des deux parties : la fin du moyen âge et le début de la renaissance. La fin de l’expression de l’art des monuments, de la pierre et le début de l’imprimerie qui va révolutionner la façon de communiquer et de penser. Ceci tuera cela ; le papier tuera les cathédrales ; l’auto-réflexion tuera la foi ; la bible tuera l’église ; et l’homme tuera dieu.
Je ne vais pas vous résumer ici la trame de l’histoire car elle est bien connue de tous je pense, et si ce n’est pas le cas, d’autre l’on déjà fait mainte fois avant moi. Mais juste vous dire qu’à la lecture, j'ai bien ressenti les fossés qui nous séparent entre notre littérature de maintenant et la littérature du temps de Victor Hugo. La façon d’amener et de présenter l'histoire et les personnages est faite de façon géniale certes, mais supporter de lire les digressions de l’auteur sur son savoir sur telle ou telle chose qui n’ont rien à voir avec l’histoire : Merci mais non ! Bien sur cela peut nous ouvrir l’esprit. Je dis bien « peu », car quand cela se déroule tout le long d’un livre. Je vous le dis franchement j’en ai eu mon gonfle à un moment donné. Et le pire est arrivé j’ai sauté des pans entiers de pages voire même des chapitres. Oui je sais c’est criminel ! Mais ceux qui l’ont lu, pourrons me comprendre.
Il est vrai que cela pouvait servir peut être les lecteurs (ou lectrices comme le montre implicitement l’auteur, de son temps il n’y a que les femmes qui avait la faiblesse de lire des histoires romanesques… à méditer mesdames et messieurs…), la culture n’était pas la même. L’organisation scénique, les jeux des personnages non plus, car en lisant, on n'est pas toujours à même de comprendre pourquoi tel ou tel personnage agit ainsi ou est intégrer là. Du fait du fossé de nos deux cultures cela peut paraitre désuet, lourd ou complètement inutile.
Hormis les histoires qui se croisent dans ce roman, l’auteur s’en sert pour dénoncer, comme commencé plus haut, certains sujets qui vont changer à jamais dans cette époque, mais aussi dénonce aussi la question de la beauté, de l’apparence, des origines, des classes sociales et peut être certaines absurdités que le catholicisme continue à imposer et perpétrer encore de nos jours.
Néanmoins je vais garder un très bon souvenir de ce livre. Car il est sans conteste une œuvre monumentale comme sa cathédrale. C’est aussi une œuvre touchante, poignante, et cruelle de la part de ce concept original, sûrement pour l’époque, que de mettre en scène un quatuor amoureux unilatéral dans chaque duo avec Esméralda. Je retiendrai de ce roman les belles déclamations de sentiments et torture de certains des personnages comme en témoigne, si vous êtes allez lire mes citations sur le site, la torture et les sentiments qu’éprouve Frollo ; la rage, l’humilité, la touchante reconnaissance et l’amour qu’éprouve Quasimodo.
La fatalité (maître mot de l’auteur dans ce récit) et les tortures sentimentales ont été les moteurs dans ce roman. Qu’y a-t-il de plus poignant, d’horrible qu’un religieux qui s’interdit d’aimer mais qui déclare quand même son amour alors qu’en retour il ne reçoit pas de réponse favorable ? Qu’y a-t-il de plus touchant et de plus horrible encore, qu’une personne jugée sur l’apparence soit remise au rebut de la société, maltraité et soit méchant pour répondre et renvoyer l’image que les gens refusent de voir d’eux même ? Qu’y a-t-il aussi de plus horrible que cette même personne aime de façon sincère et que l’autre en face ne puisse s’attacher qu’a l’apparence qu’il a et ne peut pas voir au-delà ? Thèmes ô combien visitées dans la littérature, les arts, et ô combien déjà vu dans nos vies que la quête de paraitre. Mais tellement tragique et beau !
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Par vincentf, le 25/06/2010
Le dernier jour d'un condamné
de
Victor Hugo
Il est des livres que l'on relit avec le même frisson qu'à la première lecture. Celui-là en est l'emblème. Hugo saisit l'horreur de la peine de mort et l'envoie à la gueule du monde. Il dit : le condamné, c'est moi. Moi, c'est le lecteur. L'identification fonctionne à plein régime. Lire Le dernier jour d'un condamné, c'est devenir, quelques heures durant, soi-même un condamné à mort, c'est ressentir avec le personnage principal (ce sans nom, dont on sait juste qu'il a commis un crime, qu'il a de l'éducation et qu'il est jeune) les angoisses les plus ignobles, les espoirs les plus vains, les délires les plus ridicules. C'est osciller sans cesse entre la fatalité, toujours là, ce "condamné à mort" qui ouvre et clôt le premier chapitre, ce "c'est pour aujourd'hui" qui emprisonne le chapitre dix-neuf, et la nécessité d'y échapper, peut-être par l'écriture, cette invraisemblable écriture qui perdure jusqu'au pied de l'échafaud, jusqu'au bord de cet infini de la mort qui, plus encore que le soleil, ne peut se regarder de face. Victor Hugo écrit ici son premier chef-d'oeuvre, ce roman qui est peut-être le premier roman moderne, la première auto-fiction, l'avènement de l'écriture qui dit je. On y sent poindre les deux autres sommets de ce géant des lettres, Les Misérables, avec l'apparition prophétique d'un Jean Valjean non pardonné, et Les Contemplations, avec la petite fille qui perd son père (Hugo renversera la situation, tout se renverse toujours chez Hugo), avec l'ellipse de l'histoire de la vie du condamné, qui deviendra l'ellipse de la mort de Léopoldine. Tout Victor Hugo est présent, certes, mais peu importe. Ce qui compte, c'est l'effet du livre. Comment peut-on, après avoir lu Le dernier jour d'un condamné, ne pas vomir la peine de mort ?
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Par feebourbonnaise, le 23/07/2008
Le dernier jour d'un condamné
de
Victor Hugo
L'auteur nous décrit le quotidien d'un condamné à mort. Ses dernières heures en tant qu'homme. Les actes sont décrits avec précision. Le récit est sombre. On peut lire toute la peur et les doutes du condamné mais aussi ses espoirs les plus perdus. On ne perçoit pas toujours la violence dans l'action mais plus dans les sentiments, les sensations, les impressions. J'ai trouvé le récit troublant. De part le style d'écriture. Le "je" et l'utilisation du présent en font une sorte de monologue intérieur. Je me suis presque sentie mal à l'aise de lire ce livre. Je suppose que c'est ce que l'on ressent lorsque l'on lit un journal intime qui ne nous appartient pas. J'avais le sentiment de jouer au "voyeur". J'ai aussi été déstabilisée par les non-dits. A aucun moment on ne sait qui est le condamné ni quel a été son crime. Il aurait pu s'agir de n'importe quel condamné. Cela rend le récit plus fort et plus poignant. Il n'y a pas eu qu'un personnage à le vivre "ce dernier jour", ils ont été des milliers. L'auteur a cherché à nous faire prendre conscience des horreurs et des humiliations vécues par ces hommes, c'est un véritable plaidoyer pour l'abolition de la peine de mort. C'est un beau classique. Court et facile à lire.
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Par Well-read-kid, le 23/03/2010
Notre-Dame de Paris
de
Victor Hugo
Eh bien, ma foi, cela n'était pas gagné. J'avais beaucoup d'aprioris. En effet, qui n'en aurait pas vis à vis d'une oeuvre aussi connue que celle-ci?
Le début, donc, fut fastidieux : il met bien du temps à commencer. L'auteur se plait à s'égarer dans des digressions, mais, si au début, l'on pense que cela dessert l'action en la ralentissant, en réalité, ces chapitres sont de véritables plaidoyers, remarquablement écrits : Hugo nous décrit Paris, et l'on vit Paris, sous sa plume. On y est, on voit tout. Se dessine sous nos yeux de lecteurs ébahis le Paris de 1482. Digressions donc nécessaires, bien que parfois un peu fastidieuses.
Puis l'action se précipite. On suit l'intrigue avec passion, et l'on s'émeut, de la passion sans retour d'Esmeralda, mais aussi de celle de Quasimodo, qui m'a beaucoup touchée quand il sauve Esmeralda, et voit bien qu'il la dégoûte, et que cela le peine. Frollo prête plus à rire qu'à pleurer en effet. L'on imagine en effet ce vieux cochon baver derrière Esmeralda.
Une grande oeuvre donc que Notre-Dame de Paris.
Lien : http://well-read-kid.skyrock.com
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Par chartel, le 16/05/2009
Ruy Blas
de
Victor Hugo
Quand un auteur est convaincu de l’enjeu politique et social de la littérature, il est inévitablement porté à s’intéresser au théâtre, art bien plus populaire que celui de la littérature, surtout au XIXe siècle, quand le théâtre était le seul moyen de transmettre une œuvre écrite inaccessible à la majorité analphabète d’une population.
Victor Hugo étant un auteur ayant toujours cherché à créer pour ceux qui n’en n’ont pas les moyens et en ont le plus besoin, il était logique qu’il lance définitivement sa carrière littéraire par le théâtre, et pas n’importe quel théâtre, un théâtre débarrassé des restrictions classiques, un théâtre romantique, exalté, lyrique et emporté, cherchant à satisfaire autant l’intellectuel porté sur l’exactitude historique et le caractère des personnages que le sentimental adepte des intenses peintures des passions.
Lancé par "Cromwell" et surtout par "Hernani" , le drame romantique hugolien atteint son apogée avec "Ruy Blas". Bien que ce texte puisse heurter, et même faire sourire, les professionnels de notre théâtre contemporain, il n’en garde pas moins une grande fraîcheur par la beauté et la vigueur de ses vers, la force de ses images et son indéniable caractère populaire. Il est vrai qu’aujourd’hui, les auteurs cherchent avant tout à ne pas être populaire et à créer, non pas pour tous, mais pour certains. Le théâtre perd ainsi (peut-être au profit de la télévision et du cinéma ?) ce qui fit sa grandeur et lui donnait tout son sens : être l’élément déclencheur d’un engouement populaire, être créateur de lien social. Ce que Victor Hugo réussit à faire par son théâtre, par ce fameux drame éminemment politique d’un valet épris de la reine d’Espagne, d’un homme du peuple ayant des velléités d’insoumission, d’égalité et de liberté, dans un temps où les incompétences de l’aristocratie commençait à faire de l’ombre aux nouvelles forces et aux volontés aiguisées d’une classe bourgeoise désirant tenir, elle aussi, les rênes de son destin.
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Par einoha, le 09/07/2011
Le dernier jour d'un condamné
de
Victor Hugo
Dans ses quelques 97 pages de mon édition, Victor Hugo nous livre un très beau et très pudique plaidoyer contre la peine de mort, que tout le monde devrait lire, car non seulement cet écrivain et son Œuvre sont des monuments, mais également pour comprendre ce qui se passe réellement dans la tête d'un Homme qui va mourir de la main d'un autre Homme et qui le sait.
Lien : http://mysugartown.hautetfort.com/archive/2011/07/09/le-dernier-jour-d-un-con...
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Par quenlore, le 27/11/2011
Le dernier jour d'un condamné
de
Victor Hugo
Un ardent plaidoyer contre la peine de mort, par l'un des plus grand auteur français, qui fut aussi un des premier à se battre contre cette peine. Hugo ne dit jamais ce qu'a fait le condamné, et c'est ce qui fait la force de ce court ouvrage. On adhère totalement à la conviction de Hugo...
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Par cicou45, le 01/05/2011
Le dernier jour d'un condamné
de
Victor Hugo
Victor Hugo nous emmène ici dans les «couloirs de la mort» pour y suivre la dernière journée d'un condamné à mort. On ne sait quasiment rien de cet homme sauf qu'il est trop jeune...trop jeune pour mourir. On tremble avec le narrateur à chaque page du livre car il s'attend à chaque instant à voir entrer dans sa cellule soit le pasteur venu recueillir sa dernière confession, soit le bourreau venant lui annoncer qu'il est tant pour lui de monter sur l'échafaud.
Magnifique nouvelle très touchante qui traite d'un sujet qui, jusqu'à plus de la moitié de xx ème siècle était encore en usage en France et encore pratiqué dans certains pays.
Comment ne pas être indigné contre la cruauté humaine en lisant cette nouvelle ? Une chose est sûre, sa lecture ne vous laissera pas sans un certain goût amer. À lire !
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Par Dijkschneier, le 22/08/2010
Le dernier jour d'un condamné
de
Victor Hugo
Ce roman illustre l'infâme cruauté inaudible, indicible et non mensongère de la peine de mort. Riche en terribles sentiments, parfait modèle des sensations atroces. Sous l'aspect d'un personnage incognito, Hugo y critique, blâme et vilipende tacitement la peine de mort. Hugo accuse la société de son temps.
La plénitude de l'action relatée se déroule aux cachots et dure un jour complet. Un jour chargé de souffrances maladives, mêlé de paniques effroyables, dévoilant des minutes de colère, de véhémence, d'ire. Comment ne pouvons-nous pas imaginer, en effet, l'agonie et la décadence psychosomatique d'une personne qui attend d'être scindée de la tête, et qui en attendant, guette les sempiternels cliquetis de l’horlogerie ? Sans nul réconfort et sans nul espoir. L'histoire ne connait aucun rebond, aucun saut. Elle est fade, telle la droite en géométrie qui attend d'être brisée mais qui ne diverge jamais. Elle commence car elle doit être commencée, et s'achève de la façon la plus évidente du monde.
L'homme meurt pendu et laisse derrière lui une famille orpheline. Alea jacta est, et vae victis.
Si l'œuvre a visé en son temps à apporter des réformes sur les structures juridiques et procédurales, c'est assez bien réussi.
Le texte est juste, poétisé et bien taillé, digne d'un écrivain affiné. Intéressant !
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Par johaylex, le 27/10/2011
Les Contemplations
de
Victor Hugo
"Les Contemplations" peuvent être considérées comme les mémoires poétiques de Victor Hugo avec la date de la mort de sa fille Léopoldine comme point de rupture dans l'intensité du flot de ses vers qui fait de ce recueil un éblouissement puis une plongée dans l'angoisse.
La première partie est définitivement ancrée dans la vie. Il évoque tour à tour, la tendresse "j'avais 12 ans, elle en avait bien 16" qui est une merveille décrivent l'éveil innocent à l'amour, la sérénité du père avec "dans le frais clair obscur...", le désir qui transporte avec "si j'avais des ailes...", etc...
Puis la mort fait irruption dans sa vie et les poèmes se font bouleversants.
Oubliez "demain dès l'aube..." qui est le classique trop appris en cours.
Précipitez-vous sur "Ô je fus comme fou..." qui narre le deuil comme jamais, plongez sur "Il faut que je me repose..." qui déchire les entrailles.
Enfin, concluez par "Ce que c'est que la Mort"".
Dans une autre vie, j'eus ce dernier poème à travailler et je me vois encore "nu, impur, hideux, noué des mille noeuds funèbres de ses torts, de ses maux honteux, de ses ténèbres..."
Alors j'attends, et enfin...
"Et soudain on entend quelqu'un dans l'infini
Qui chante, et par quelqu'un on sent qu'on est béni,
Sans voir la main d'où tombe à notre âme méchante
L'amour, et sans savoir quelle est la voix qui chante.
On arrive homme, deuil, glaçon, neige ; on se sent
Fondre et vivre ; et, d'extase et d'azur s'emplissant,
Tout notre être frémit de la défaite étrange
Du monstre qui devient dans la lumière un ange."
Lisez-le, lisez ce recueil, même par curiosité.
Cela a été l'un des grand moments d'émotion de ma vie...
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Par sultanne, le 04/09/2011
Le dernier jour d'un condamné
de
Victor Hugo
Quelle délicate tâche que celle d'apprécier un livre de Victor Hugo. Chaque fois que j'ai à le regarder en face, je tremble, étourdie, devant cet icône de la littérature française...
Maître incontesté de l'écriture, Hugo ne déroge pas à la règle dans ce récit. Court, mélancolique et admirablement bien écrit, Le Dernier jour d'un condamné reste sans aucun doute un incontournable. Un plaidoyer sans faute, sachant user des images fortes, des rythmes ternaires et de tous les ressorts de la langue française.
Néanmoins, (peut-être ai-je trop mangé du Hugo autrefois), la magie n'a pas opéré sur moi. Je suis restée de marbre devant cet homme qui met son âme à nu à la veille de son execution : la tonalité pathétique, utilisée du début à la fin du récit, a fini par m'ennuyer. Un peu de colère, de rébellion m'auraient sûrement davantage touchée.
Toujours est-il que la charge historique de ce livre reste incontestable et qu'il est, je pense, du devoir de chacun, de l'avoir lu au moins une fois dans sa vie.
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Par IsaLise, le 20/08/2011
Le dernier jour d'un condamné
de
Victor Hugo
Victor Hugo reste, pour moi, l'un des plus grands auteurs de tous les temps. Et ce court ouvrage sensible, percutant ne peut laisser indemne. Autant pour la qualité de l'écriture : quel bonheur de lire combien il joue avec les mots et sait choisir ceux qui, immédiatement, évoqueront une image forte plantant un décor ou bien piquant notre coeur. Mais également pour la qualité du fond. Pourquoi cet homme a-t-il été condamné ? Nous n'en saurons rien, imaginant ce qu'il nous plaira. Si parfois, nous pourrions penser que son sort a été mérité : apparemment il a tué ; Victor Hugo le rend terriblement humain, paternel, évoquant notamment une adorable enfant de deux ans aimant rire et jouer et qui bientôt sera la fille du condamnée à mort, stigmatisant ainsi son propre destin. Une condamnation condamne également l'entourage. Des sentiments partagés nous assaillent : pourquoi n'y avait-il pas pensé avant ? Et quelle injustice pour l'entourage, quelle hécatombe autour du condamné ! Et puis, nous croisons un ancien orphelin qui, seul, affamé, dépourvu de tout est progressivement devenu voleur puis assassin, notamment à cause du système pénitencier qui le brisa alors qu'il cherchait à se reconstruire.
La dénonciation effectuée par l'auteur n'est pas seulement celle de la peine de mort, mais également celle d'un système judiciaire écrasant dont on ne peut s'échapper. Et puis, l'horreur grimpe, page après page. L'absence de souffrance est-elle celle que l'on promettait avec l'utilisation de la guillotine ? L'auteur nous démontre que la douleur est là, dissimulée dans chaque fibre du condamné et peut-être même au moment où tout s'arrête.
Quelle que soit notre opinion sur la peine de mort, ce roman est un petit bijou qui peut permettre d'avancer dans notre propre réflexion.
Un véritable coup de coeur, vous l'aurez compris.
Lien : http://ecrirecommeonrespire.blogspot.com/2011/08/le-dernier-jour-dun-condamne...
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Par Hindy, le 16/12/2010
Les misérables
de
Victor Hugo
Le genre de livre dont on ressort cabossé...
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Par philcoba78, le 16/12/2010
Les misérables
de
Victor Hugo
Un livre qui nous accompagne tout au long de notre existence. Le terrible Javert, la pauvre Fantine.
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Par gigi55, le 03/02/2010
Les Contemplations
de
Victor Hugo
Victor, tu es le plus grand, le plus beau, le plus fort ! Tes vers magnifiques nous emmènent vers les plus hauts sommets, nous entraine dans les gouffres vertigineux, et nous fait partager une infinie douceur, une puissance de Titan, un amour gigantesque pour la vie, la nature, les plantes, les animaux, les hommes et .. ta fille que tu chérissais tant !
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Par gigi55, le 04/01/2010
Les Misérables, tome 2
de
Victor Hugo
Victor Hugo est un géant ! Il y a le monde entier dans les misérables ! La nature, l'histoire, la philosophie, l'amour, l'amitié, le bien, le mal, Napoléon et Waterloo, 93 et les Jacobins, le peuple et les bourgeois, la grandeur et la petitesse, la jeunesse et la vieillesse, le XIX siècle et l'Antiquité, la France et l'Europe, le soleil et la pluie, le jour et la nuit, le chaud et le froid,la lumière et les ténèbres, Victor est le plus grand de poètes !
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Par Teasmile, le 16/10/2011
Le dernier jour d'un condamné
de
Victor Hugo
J'ai aimé ce livre, triste, qui raconte le dernier jour d'un condamné comme le titre l'indique. Victor Hugo a très bien su décrire les sentiments, les pensées de ce personnage dont on ne connaît ni le nom ni le crime qu'il a commis. Nous savons seulement qu'il va laisser derrière lui sa famille, notamment sa petite fille Marie. Ce qui accentue le fait de montrer l'horreur de la peine de mort ! De plus, en ne donnant pas de nom à son personnage et en ne parlant pas de son crime, Victor Hugo étend son roman à tous les condamnés, pas à un genre bien spécifique. C'est en quelque sorte, un cas général qu'il décrit.
La fin est ouverte, encore une fois pour "généraliser" je pense, car certains condamnés étaient graciés. Mais lui, on ne le saura pas. Je l'espère quand même !
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Par Metaphore, le 01/10/2011
Les Contemplations
de
Victor Hugo
C’est vrai, je ne l’ai pas lu d’une traite ! On ne lit pas un recueil de poèmes comme un roman ! On pioche, comme on pioche des douceurs dans une bonbonnière, un par-ci, un par-là. Certains se suffisent à eux-mêmes et d'autres n'ont pas de goût, alors on en pioche un autre.
Voici Victor Hugo que je redécouvre ou plutôt que je découvre. La dernière fois que j’ai lu un de ses poèmes cela devait être en primaire. Et à l’époque je n’avais pas le recul nécessaire de l’expérience pour apprécier ces écrits.
Je partage avec vous un extrait d’Insomnie mais j’aurai pu tout aussi bien parler de La vie aux champs, merveilleux éloge de la campagne, de A propos d’Horace, pertinente réflexion sur l’enseignement, de Ce que c’est que la mort (le titre est assez éloquent !)…. C’est un bonheur de lecture, des petits bouts de textes que l’on pioche à mesure des envies et/ou des besoins.
J’y ai pris beaucoup de plaisir, oh, oui, certains poèmes me sont restés hermétiques, et je pense que l’âge avançant je découvrirais une autre lecture de ces poèmes, à lire et à relire donc…
Lien : http://thebookaddictes.canalblog.com/archives/2011/08/01/21675911.html
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Par argali, le 16/05/2011
Claude Gueux
de
Victor Hugo
Ce réquisitoire contre la peine de mort a été écrit par Victor Hugo après « Dernier jour d’un condamné ». Basé sur un fait divers réel, Victor Hugo retrace ici la vie de cet homme, malmené par la société, écarté de l’éducation, dont le seul tort aura été de voler pour assurer la subsistance de son enfant. Pour 3 jours de pain et de chauffage, il s’en suivra cinq années de réclusion. Affligeante réalité de la condition ouvrière du 19e siècle.
Une honte pour nous qui vivons au 21e siècle. Impensable ! Quoique… N’a-t-on pas condamné un homme à six mois de prison pour avoir volé des gâteaux mal cuits jetés dans une poubelle ? En Belgique ! Il y a dix jours !
Ce récit nous amène à réfléchir sur la responsabilité de Claude Gueux, sur celle de l’Etat, sur celle du directeur des ateliers. C’est l’histoire d’un homme mais c’est aussi une plaidoirie d’Hugo dans laquelle Claude Gueux devient prétexte pour asseoir ses arguments contre la peine de mort. La réflexion de l’auteur porte aussi sur les raisons qui poussent un homme à devenir coupable d’un meurtre. Rédigé dans un style vif, des phrases courtes, ce roman se lit aisément, si ce n’est quelques difficultés de vocabulaire. Très riche sur le point de l’analyse, il permet également d’introduire l’argumentation et de lancer la réflexion sur la peine de mort ou de confronter le fait divers au récit qu’Hugo en fait.