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Par Lagagne, le 09/11/2010
Antoine et Isabelle de
Vincent Borel
Pour Antonio et pour des dizaines de regards avides, la lecture c'est autant de fenêtres sur le monde qu'il y a de pages parcourues. Un mot construit une phrase qui forme un chapitre recelant de multiples expériences. La combinaison des lettres de l'alphabet une fois maîtrisée est aussi infinie que le nombre d'êtres sur la terre.
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Par caro64, le 16/02/2011
Antoine et Isabelle de
Vincent Borel
Là, entre océan et désert, entouré d’étagères qu’il a amoureusement vernies et où les livres reposent désormais par nation et par auteur, Antonio grandit, Antonio respire. [...] Les mots travaillent le sommeil, les phrases dessinent les rêvent, de sorte qu’à son réveil, un lecteur épris n’est plus celui qu’il était la veille : il a mûri à son insu.
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Par caro64, le 16/02/2011
Antoine et Isabelle de
Vincent Borel
Pour Antonio et pour des dizaines de regards avides, la lecture c’est autant de fenêtres sur le monde qu’il y a de pages parcourues. Un mot construit une phrase qui forme un chapitre recelant de multiples expériences. la combinaison des lettres de l’alphabet une fois maîtrisée est aussi infinie que le nombre d’êtres sur la terre.
Bien plus tard, Antonio regrettera d’avoir quitté l’école. Pour lors, il lui a tourné le dos, comme il fuit le carrer dels Flassaders où n’existent que des convenances et où personne ne répond à ses questions. Car Antonio a soif, comme tous ces êtres avides de savoir et de connaissance. La lecture n’est pas pour eux une échappatoire ou un loisir de nantis : lire c’est croître.
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Par litolff, le 09/11/2010
Antoine et Isabelle de
Vincent Borel
La lecture n’est pas pour eux une échappatoire ou un loisir de nantis : lire c’est croître.
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Par caro64, le 16/02/2011
Antoine et Isabelle de
Vincent Borel
Il regrette surtout de ne pas être peintre. Dans les souks, les longs vêtements laissent flotter les désirs. Les regards brûlent, des senteurs de magie bousculent les narines, les couleurs ont des turbulences traîtres. La chair du désert est brute et sans fard, incandescente. Elle palpite d’une vérité que n’atteignent pas les atours du bordel bourgeois. Dans les cours, les femmes libres et suantes, le mamelon palpitant, enduisent leurs cuisses d’une huile ambrée. Ces mêmes mains roulent les boulettes de viandes, coupent les légumes. Elles rient aux éclats et leurs voix rauques bousculent l’homme hispanique.
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Par litolff, le 14/11/2010
Antoine et Isabelle de
Vincent Borel
En janvier, ils n'avaient pas cru leurs oreilles en écoutant à la radio les enfançons du collège madrilène de San Ildefonso, les voix les plus aimées d'Espagne. Non pour une question de fierté nationale, comme c'est le cas des jeunes chanteurs de l'Escolania de Montserrat, mais parce-que leur chant, le 6 janvier, pour l'arrivée des Rois Mages, est écouté par des millions de foyers tétanisés, le billet du Gordo placé devant eux, telle une relique. Ce sont les enfants de San Ildefonso qui égrènent rituellement le numéro du bulletin gagnant le Gordo.
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Par litolff, le 12/11/2010
Antoine et Isabelle de
Vincent Borel
Elles ont ouvert leurs placards, elles vont à l'isoloir pour s'exprimer hors de l'emprise des pères, des frères, des maris, du curé, du colonel, de tous les seigneurs et maîtres. Ce que choisissent Teresa sortie de sa réclusion domestique, Soledad la fille-mère, Beatriu la patronne, Ines la rêveuse, Ariana et Nicoleta, Leia, Nuria, Mireia, et bien sûr, Isabel la mère laïque accompagnée de sa propre mère, de ses tantes, soeurs et aïeules, construit une force qui métamorphose la jeune République en un être adulte.
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Par litolff, le 12/11/2010
Antoine et Isabelle de
Vincent Borel
Terrible ! Terrible ! Imaginez les ducs d'Albe, de Medina-Sidonia, d'un coup, comme cela dépossédés. L'agent du gouvernement républicain qui débarque avec une cohorte d'anciens serfs pour dire : de ce jour, citoyen, votre terre ne vous appartient plus. Nous l'attribuons à ceux qui la travaillent! Et vous vous retrouvez comme un couillon devant vos oeufs brouillés, votre manchego et votre moka sans rien pouvoir dire.
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Par litolff, le 11/11/2010
Antoine et Isabelle de
Vincent Borel
Le Maroc lui parait si semblable à l'Espagne avec rurale avec son cortège d'ignorance, de féodalité, d'oppression et de rage rentrée. Mais partout, dans les deltas de la Chine ou du Pô, dans les mines des Asturies ou les aciéries de la Ruhr, il y a une foi neuve et puissante qui se lève. Elle aspire au progrès, à l'amélioration du sort de l'humanité.
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Par litolff, le 12/11/2010
Antoine et Isabelle de
Vincent Borel
Ce 19 novembre 1933 est un jour de baptême, celui de leur liberté et de leur indépendance. Le premier vote des femmes espagnoles depuis la constitution de 1931 va multiplier par deux le nombre des voix dans l'urne.