Citations de Vincent Peyrel
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Si J'Ai une Ame de
Vincent Peyrel
J’ai fini par m’asseoir devant la gare. Par terre. Je pensais que je ne resterais pas à Hanovre. Pourtant la gare était bien. Je devais au moins attendre la fin de la journée pour décider si je restais ou pas. Finalement je suis resté. C’était le 7 novembre 1919. Cinq ans. Presque. Je ne sais pas si j’ai bien fait d’attendre. Je ne savais pas si je faisais bien d’attendre. Déjà. Le 7 novembre 1919. Je ne pense pas que j’aurais fait mieux ailleurs. Je suis devenu le mal. Je suis devenu quelque chose.
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Si J'Ai une Ame de
Vincent Peyrel
Certains font des choses bien pires et ne sont pas inquiétés. J’ai tué. Oui. J’ai tué mais c’est bien tout. Je ne comprends toujours pas pourquoi c’est si mal. J’ai bien tué. Sur l’ordre d e personne. Sous aucune influence. Mais. J’ai mangé. C’est cela qui déplaît. J’ai tué. Oui. J’ai mangé. Aussi.