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Par zazy, le 31/08/2012
Anima de
Wajdi Mouawad
L’humain est un corridor étroit, il faut s’y engager pour espérer le rencontrer… L’humain et un corridor et tout humain pleure son ciel disparu. Un chien sait cela et c’est pour cela que son affection pour l’humain est infinie
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Par litolff, le 22/01/2013
Le Sang des promesses : Tome 2, Incendies de
Wajdi Mouawad
Il y a deux jours, les miliciens ont pendu trois adolescents réfugiés qui se sont aventurés en dehors des camps. Pourquoi les miliciens ont-ils pendu les trois adolescents ? Parce-que deux réfugiés du camp avaient violé et tué une fille de Kfar Samira. Pourquoi ces deux types ont-ils violé cette fille ? Parce que les miliciens avaient lapidé une famille de réfugiés ? Pourquoi les miliciens l'ont-ils lapidée ? Parce que les réfugiés avaient brûlé une maison près de la colline du thym. Pourquoi les réfugiés ont-ils brûlé la maison ? Pour se venger des miliciens qui avaient détruit un puits d'eau foré par eux. Pourquoi les miliciens ont détruit le puits ? Parce que des réfugiés avaient brûlé une récolte du côté du fleuve au chien. Pourquoi ont-ils brûlé la récolte ? Il y a certainement une raison, ma mémoire s'arrête là, je ne peux pas monter plus haut, mais l'histoire peut se poursuivre encore longtemps, de fil en aiguille, de colère en colère, de peine en tristesse, de viol en meurtre, jusqu'au début du monde.
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Par Molly, le 02/12/2010
Le Sang des promesses : Tome 2, Incendies de
Wajdi Mouawad
Jeanne,
Est-ce que tu souris ?
Si tu souris ne retiens pas ton rire
Car je ne retiens pas le mien.
C'est le rire de la colère
Celui des femmes marchant côte à côte
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Par Lucie16, le 10/07/2010
Le Sang des promesses : Tome 2, Incendies de
Wajdi Mouawad
L'enfance est un couteau planté dans la gorge.
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Par Xyl, le 13/05/2013
Tigre de Wajdi Mouawad (Les) de
Wajdi Mouawad
Robert [Lepage] : Pour toi, est-ce important d'avoir des racines ?
Wadji [Mouawad] : Non, pour moi le plus important c'est d'avoir une route. un chemin. Le plus oppressant c'est d'être obligé de m'arrêter, perdu dans une forêt si dense que je ne suis plus en mesure de me déplacer, d'avancer. Quand, sous mes pieds, j'ai un chemin, alors j'ai le sentiment d'être réellement moi. Ou, si tu veux, je dirais que mes racines sont un chemin, une route, qui est là pour me permettre de voyager.
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Par Arakasi, le 02/01/2013
Anima de
Wajdi Mouawad
Nous, les chiens, percevons les émanations colorées que les corps des vivants produisent lorsqu'ils sont en proie à une violente émotion. Souvent, les humains s'auréolent du vert de la peur ou du jaune du chagrin et quelquefois de teintes plus rares : le safran du bonheur ou le turquoise des extases. celui-là, fatigué, épuisé, englouti par l'opacité opaline du chemin, exhale, depuis le centre de son dos, le noir de jais, couleur de la dérive et des naufrages, apanage des natures incapables de se départir de leur mémoire et de leur passé.
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Par Arakasi, le 01/01/2013
Anima de
Wajdi Mouawad
À quoi tu décides de tenir ? Et pourquoi ? Tu n'en sais rien. L'enfant, lui, tient à un morceau de tissu. C'est rien, mais il y tient. Un morceau de tissu, une chevelure, une peau. Une femme. Des yeux. Un regard. Une femme avec des mots et une façon de mettre tous ces mots-là ensemble. Une façon de se taire et d'hésiter puis de marcher, d'embrasser. Tu crois t'être habitué à la beauté de son visage, et puis, des années plus tard, en rentrant, ça te surprend. Dans le reflet du miroir, un profil en contre-jour et tout ressurgit comme au premier instant quand ça t'est apparu la première fois et que ton coeur a chaviré et s'est mis à battre et que tu ne voulais plus que la vie soit différente de ce qu'elle était à ce moment-là. À quoi tu tiens et à quoi tu décides de tenir et ce que tu perds à la fraction de seconde où tu la perds. Je l'aimais. Elle était libre, brillante. Elle était belle, elle était drôle. Je l'aimais.
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Par zazy, le 31/08/2012
Anima de
Wajdi Mouawad
Les humains sont seuls. Malgré la pluie, malgré les animaux, malgré les fleurs et les arbres et le ciel et malgré le feu. Les humains restent au seuil. Ils ont reçu la pure verticalité en présent, et pourtant ils vont, leur existence durant, courbés sous un invisible poids
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Par litolff, le 21/01/2013
Le Sang des promesses : Tome 2, Incendies de
Wajdi Mouawad
L'enfance est un couteau planté dans la gorge et tu as su le retirer.
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Anima de
Wajdi Mouawad
Il y a des êtres qui nous touchent plus que d'autres, sans doute parce que, sans que nous le sachions nous-mêmes, ils portent en eux une partie de ce qui nous manque.