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Par Cath36, le 14/07/2012
L'attente de l'aube de
William Boyd
Etre un grand acteur, c'est être capable de dire "Passe-moi le sel, s'il te plaît", sans avoir l'air pompeux. Etre un grand acteur, c'est être capable de dire "Horreur ! horreur ! horreur !" sans avoir l'air bizarre, étrange, stupide ou pompeux.
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Par caro64, le 20/08/2012
L'attente de l'aube de
William Boyd
A mesure que nous avançons dans l’avenir, le paradoxe deviendra plus clair – clair et obscur, obscurément clair. Plus nous savons, moins nous savons. C’est drôle, mais je peux vivre très heureux avec cette idée. Si ceci est notre monde moderne, alors je me sens un homme très moderne.
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Par Cath36, le 15/07/2012
L'attente de l'aube de
William Boyd
C'est une nuit sombre, une nuit de brouillard et de crachin, à Londres, fin 1915. Le brouillard nacré et fumeux s'enroule et reste suspendu -comme à un million de chandelles mouchées-autour et au-dessus des pâtés de maisons à la manière d'une chose grimpante, molle, insinuante, en quête des entrées et des escaliers,des ruelles et des allées, des toits devenus presque invisibles. Les réverbères projettent un cône de luminescence jaune mouillé qui semble disparaître dès que la lumière frappe son petit cercle brumeux sur le trottoir luisant, comme si l'effort de percer l'envahissante obscurité et de tomber là était tout ce dont il fût capable.
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Par Ephemeral, le 02/10/2012
A livre ouvert de
William Boyd
Il faut échouer très tôt, on ne peut alors que monter.
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Par luocine, le 26/06/2010
Orages ordinaires de
William Boyd
Jonjo tira un peu sur la laisse du Chien et ils s’en allèrent. Il aurait préféré rôtir en enfer plutôt que de suivre son chien avec un sac en plastique pour ramasser sa merde.
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Par viou1108, le 16/10/2012
Brazzaville Plage de
William Boyd
Rien n'avait changé à l'hôtel. Il n'y avait d'ailleurs aucune raison au monde pour qu'il en fût autrement, mais je fus vaguement déçue. Quand on a soi-même souffert considérablement, il est difficile de s'adapter à l'indifférence du reste de l'univers à l'égard de votre propre expérience, et encore plus troublant de voir combien cet univers en demeure peu marqué. On devient incapable de comprendre sa perpétuelle préoccupation du banal.
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Par luocine, le 26/06/2010
Orages ordinaires de
William Boyd
Il sentait instinctivement que la seule manière d’éviter d’être repéré dans une ville du vingt et unième siècle était de ne tirer aucun avantage des services qu’elle offrait –téléphonique, financiers, sociaux, municipaux ou autres.
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Par Ephemeral, le 10/10/2012
A livre ouvert de
William Boyd
Une journée étouffante, sans air. Pas une feuille ne remue. Les papillons titubent et ricochent entre les delphiniums que j'ai plantés autour du cadran solaire.
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Par fabricel, le 12/07/2012
L'attente de l'aube de
William Boyd
"Ma vie semble suivre une voie qui ne me correspond pas - je suis le passager d'un train, mais je n'ai aucune idée du chemin qu'il prend ni de sa destination finale." (p. 206)
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Par kathel, le 25/05/2008
La vie aux aguets de
William Boyd
Quand, petite, je me montrais grincheuse, contrariante et dans l'ensemble insupportable, ma mère me réprimandait avec des : «Un beau jour, quelqu'un viendra me tuer et tu le regretteras», ou bien : «Ils arriveront de nulle part et ils m'emporteront - et alors tu diras quoi ?» ou encore : «Un beau matin, tu te réveilleras et je ne serai plus là. Disparue. Attends un peu de voir.»
Curieux, mais enfant on ne prend pas au sérieux ce genre de remarque. En revanche, aujourd'hui - alors que je repense aux événements de cette interminable canicule de 1976, cet été pendant lequel l'Angleterre tituba, suffoquée, terrassée par une vague de chaleur interminable -, je sais ce dont ma mère parlait : je comprends ce sombre courant d'une peur profonde qui circulait sous la calme surface de sa vie ordinaire, et qui ne l'a jamais quittée, même après des années d'une existence paisible, sans rien d'exceptionnel. Je m'en rends compte maintenant : elle a toujours redouté qu'on vienne la tuer. Et elle n'avait pas tort.
Tout a commencé, je me souviens, début juin.
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Par Ephemeral, le 22/09/2012
Les nouvelles confessions de
William Boyd
Mais j'étais un gamin alors, dit-il. C'est un monde différent, le monde des adultes_ je n'ai jamais été fait pour lui.
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Par petch, le 01/03/2013
L'attente de l'aube de
William Boyd
"Vous ne courrez aucun risque - ou en tout cas très peu. Nous allons dans un secteur calme, seulement trois victimes le mois dernier".
Lysander ne fut pas particulièrement rassuré : une victime est une victime. Il pourrait n'y en avoir qu'une seule ce mois-ci, et ce pourrait être lui. Et pourtant, on se réjouirait tout autant que ce secteur fût encore plus calme.
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Par brigetoun, le 07/04/2012
La vie aux aguets de
William Boyd
De temps à autre, elle s'aventurait sur le pont pour contempler le ciel gris, l'eau turbulente et non moins grise, et les bateaux tout aussi gris avec leurs cheminées crachotantes, fonçant à travers vagues et creux désordonnés - disparaissant dans des explosions d'écume glaciale - et traçant bravement leur chemin vers les Îles britanniques.
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Par Penelope, le 30/08/2010
Armadillo de
William Boyd
"Le Livre de la Transfiguration"
389, Sérendipité. De Serendip, un nom antique de Ceylan, aujourd'hui le Sri Lanka. Un mot fabriqué par Horace Walpole qui l'inventa sur la base d'un conte populaire dont les héros ne cessaient de découvrir des choses qu'ils ne cherchaient pas. Ergo : sérendipité, le don de faire par hasard des découvertes heureuses.
Alors quel est donc l'opposé de Serendip, une terre du sud, une terre d'épices et de chaleur, de verdure luxuriante et de colibris, baignée par la mer, arrosée de soleil ? Pensez à un autre monde, loin au nord, stérile, pris dans les glaces, un monde de silex et de pierre. Appelez-le Zembla. Ergo : zemblanité, le contraire de sérendipité, le don de faire à dessein des découvertes malheureuses, malchanceuses. Sérendipité et zemblanité : les deux pôles de l'axe autour duquel nous tournons.
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Par jostein, le 05/08/2010
Orages ordinaires de
William Boyd
C'est comme ça qu'on disparaît au vingt et unième siècle, on refuse simplement d'y participer.
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Par luocine, le 26/06/2010
Orages ordinaires de
William Boyd
Ingram avait horreur d’exhiber, quand il s’asseyait jambes croisées un mollet blanc poilu entre le haut de la chaussette et le revers du pantalon- c’était en quelque sorte le prototype du péché capital vestimentaire anglais.
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Par brigetoun, le 16/05/2010
Le destin de Nathalie X de
William Boyd
J'ai une théorie sur cette ville : on a trop de respect pour l'art. C'est là où nous commettons toutes nos erreurs, toutes. Mais si on y est obligé, alors je suis prêt à travailler avec, de temps en temps. Surtout si ça me procure Lanier Cross à poil.
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Par petch, le 07/01/2013
Les nouvelles confessions de
William Boyd
Personnellement, je n’ai jamais perdu cette capacité juvénile de sentir à l’état brut. Dieu merci. C’est ce qui me situe à l’écart de la majorité des gens, paralysés par la bienséance et les conventions, étouffés par les notions de respect et de statut. Aujourd’hui encore, je peux revivre la jalousie de mes dix-sept ans, la sentir m’étreindre la gorge, me labourer les entrailles.
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Par Ephemeral, le 29/09/2012
Les nouvelles confessions de
William Boyd
"Je me suis sauvé de l'école.
- Mais pourquoi ?".
Parce que je vous aime, voulus-je crier.
"Parce que...parce que je veux m'engager dans l'armée."
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Par Ephemeral, le 22/09/2012
Les nouvelles confessions de
William Boyd
Nous aimons à nous moquer_n'est-il pas vrai ? _ des passions baroques de l’adolescence, mais nous ne pouvons guère nier qu'elles nous contrôlent et nous guident durant ces quelques années fiévreuses et palpitantes. Il s'agit d'un pouvoir troublant, dominateur, un pouvoir que la plupart des gens ne ressentiront plus jamais de manière aussi violente, un pouvoir par lequel, en vérité, ils ne voudront plus jamais être aussi impitoyablement menés. La vie d'adulte, pour fonctionner un minimum, exige une modération de ces extrêmes.