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Par Woland, le 22/05/2012
Ultimes rituels de
Yrsa Sigurdardottir
[...] ... L'escalier [mena le concierge et les femmes de ménage] à l'étage des bureaux du département. Malgré les cris derrière lui, Tryggvi [= le concierge] réussit à identifier la provenance du hurlement : c'était bien dans les parages. Il se mit à courir, imité par les femmes de ménage. Il ouvrit la porte anti-incendie du couloir distribuant les bureaux et s'immobilisa si brusquement que les employées mugissantes le percutèrent par derrière.
Ce n'est pas la bibliothèque renversée, ou le directeur du département, hystérique, rampant à quatre pattes au milieu des livres qui s'étaient répandus dans le couloir, que Tryggvi contemplait, comme hypnotisé. C'était le corps gisant sur le dos dans la pièce, au pied de l'alcôve qui hébergeait l'imprimante de l'étage. Tryggvi sentit son estomac bondir. Pour l'amour du ciel, qu'est-ce qu'il faisait avec des bouts de tissu sur les yeux ? Et ses mains, qu'est-ce qu'elles avaient qui clochait ? Les femmes passèrent la tête par-dessus l'épaule de Tryggvi, et leurs cris redoublèrent d'intensité. Tryggvi sentit qu'elles tiraient nerveusement sur sa chemise, qui finit par sortir de son pantalon. Il essaya de se dégager en se tortillant, mais en vain. Le directeur du département leva les mains, suppliant qu'on lui vienne en aide, cherchant désespérément à échapper à la scène répugnante derrière lui. Tryggvi rassembla tout son courage et réprima une furieuse envie d'empoigner les femmes et de s'enfuir en courant. Il fit un pas en avant et les malheureuses laissèrent échapper un nouveau hurlement perçant, en choeur. Elles tentèrent de tirer Tryggvi en arrière mais, cette fois, il réussit à se libérer. Il s'approcha de Gunnar, qui sanglotait par terre. ... [...]
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Par Woland, le 22/05/2012
Ultimes rituels de
Yrsa Sigurdardottir
[...] ... Gudrun se pencha et tira sur les rabats du carton. Elle en fixa le contenu. Pas de photos, pas de bande vidéo. Il y avait des torchons enroulés, sans doute pour protéger des objets fragiles, et des feuilles dans des pochettes plastifiées. Elle se sentait déjà apaisée. Elle attrapa l'un des documents et se rendit compte qu'il s'agissait d'une lettre très ancienne, probablement de valeur. L'écriture et le texte étaient indéchiffrables, aussi glissa-t-elle la feuille sous son bras, dans l'idée d'y jeter un coup d'oeil plus tard. Elle parcourut le reste des papiers et, à son grand soulagement, constata qu'ils n'avaient rien à voir non plus avec la vie privée d'Harald. Un texte sur une feuille retint néanmoins son attention. Il était très mal écrit, avec des pattes de mouche à l'encre rouge, et le papier - si c'était bien du papier - était épais, sombre et cireux. Le texte était étrange et une rune ou quelque symbole était dessinée au bas de la page. Suivaient deux signatures, toutes deux illisibles, mais elle reconnut celle d'Harald pour l'avoir vue sur le bail. Elle rangea le document dans la boîte. Bizarre.
Gurra poussa le contenu sur le côté pour atteindre les objets fragiles enveloppés dans des chiffons, au fond. Elle attrapa l'un des paquets et le souleva avec soin. Il était léger - presque comme si le tissu était vide. Elle l'ouvrit délicatement et contempla le contenu, interloquée. Elle lâcha un hurlement strident, serra les poings sur la lettre ancienne qu'elle avait toujours entre les mains et jeta le torchon par terre. Elle sortit précipitamment de la buanderie en jetant le torchon par terre. ... [...]
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Ultimes rituels de
Yrsa Sigurdardottir
D'après ce qu'il disait, il comptait dans son mémoire comparer l'exécution au bûcher des sorcières en Islande et en Allemagne, sachant que la majorité des sorciers condamnés en Islande étaient des hommes, contrairement à ce qui s'étaient produit en Allemagne.
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Ultimes rituels de
Yrsa Sigurdardottir
L'Eglise catholique avait conservé toute sa richesse et son patrimoine en Islande, mais avec la Réforme, tout était passé entre les mains du roi du Danemark, ce qui avait appauvri le pays.
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Ultimes rituels de
Yrsa Sigurdardottir
La ville et sa banlieue reflétaient le désir islandais de vivre dans une maison - pas un appartement, une maison.
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Ultimes rituels de
Yrsa Sigurdardottir
L'un des principaux aspects du luthéranisme qui le fascinait était la chute généralisée du niveau de vie en Islande autour de 1550, particulièrement dans les couches les plus pauvres de la population.