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Par nina2loin, le 26/05/2012
Juliette Pomerleau: Roman de
Yves Beauchemin
Juliette Pomerleau sortit en soupirant de son sac à main une pomme, six raisins verts et un petit contenant de fromage cottage et commença son repas solitaire. La semaine d'avant, trois secrétaires, qui adoraient sa compagnie, l'avaient entraînée au Piémontais (son restaurant favori) où on lui avait servi une superbe lasagne (son mets favori). C 'est après avoir ingéré toutes ces calories traîtresses qui ne faisaient qu'alourdir sa taille et empâter son menton qu'elle avait décidé de se remettre au régime encore une fois.
― Quelle vie, soupira-t-elle. Crever de faim ou gonfler, voilà mon destin.
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Charles le Téméraire : Tome 1, Un temps de chien de
Yves Beauchemin
[...] la vie, malgré ses revers et ses déceptions, pouvaient apporter, à qui s'en donnait la peine, sa part de joies, souvent modestes mais succulentes, et qu'au lieu d'attendre le Grand Bonheur, qui ne viendrait sans doute jamais, c'était sur celles-là qu'il fallait tabler.
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Par normande, le 05/04/2009
Le second violon de
Yves Beauchemin
On a quarante-cinq ans. On commence à perdre ses cheveux et à faire du ventre. On est marié, bon père de famille, chroniqueur des affaires municipales dans un quotidien de Montréal. Et un bon matin on se réveille avec le sentiment désagréable d'être devenu une nullité. Alors un désir fou éclate au fond de soi de crever le plafond, de s'extirper de la commune médiocrité et de montrer aux autres ce qu'on vaut réellement.
C'est ce qui amènera Nicolas Rivard à vivre des aventures étranges où il fera l'expérience d'un Montréal inconnu, connaîtra les dénommés Moineau et Chien Chaud (sans compter l'ineffable Douillette), mettra le nez dans un scandale politique (au grand déplaisir d'un ministre véreux), tandis qu'une petite fille aux cheveux roux, venue d'on ne sait où, lui enverra de mystérieux messages. Tout se terminera aux Îles-de-la-Madeleine par une drôle de fête qui annoncera le début d'une nouvelle vie.
Pascale Arguedas
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Par litolff, le 12/10/2010
Le Matou de
Yves Beauchemin
La chance est une dame qui a la peau des joues fort raide et se donne rarement la peine de sourire deux fois de suite à la même personne.
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Par litolff, le 12/10/2010
Le Matou de
Yves Beauchemin
Y'a des gens qui sont nés pour avoir la misère après eux comme la chair après les os
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Par litolff, le 12/10/2010
Le Matou de
Yves Beauchemin
- Torrieu de baptême ! s'écria monsieur Boissonneault, la voie chevrotante d'émotion, où es-tu mon garçon ? Ça fait deux semaines que je te cherche ! J'allais mettre la police après toi, saint-simoniac !
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Par Sachenka, le 24/04/2011
Charles le Téméraire : Tome 1, Un temps de chien de
Yves Beauchemin
- La littérature, mon jeune et bel ami, c'est la vie concentrée servie aux lecteurs dans leur fauteuil (pour paraphraser Musset), c'est le fruit de millions d'expériences dont ils n'auraient pas le temps de vivre la plus intime partie! Elle nous fait participer à une sorte d'éternité, Charles, elle nous rend comme Dieu : omniprésents, dans tous les lieux, dans tous les temps! La fréquenter ne rend pas plus sage - ce serait trop beau, et puis tout dépend, n'est-ce pas, de la tête qu'on a -, mais elle nous aide parfois à être moins sot.
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Par litolff, le 11/10/2010
Le Matou de
Yves Beauchemin
L'entendez vous avec sa solitude ! ricana le capitaine Galarneau en lui enlevant prestement la bouteille. Il parle comme si j'étais un vieux matelas ou un cendrier de motel. Jériboire ! du Baron Otard Fine Champagne ! On ne vous a pas élevé à la pisse de truie, mon ami ! Je peinturerais le pont Jacques-Cartier gratis, moi, si on me promettait de me faire boire de ce petit jus-là jusqu'à la fin de mes jours !
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Par Adrienne, le 04/11/2011
Les Émois d'un marchand de café de
Yves Beauchemin
Vers le milieu du printemps de 1995, Guillaume Tranchemontagne, un commerçant de cinquante-neuf ans qui s'était enrichi dans le café, décida un bon matin, tout en se rasant, de changer de conduite pour consacrer désormais sa vie à faire le bien. Il se retrouva bientôt dans une situation étrange.
L'affaire avait débuté de façon anodine. Depuis quelque temps, il se sentait mécontent de lui-même et de la vie en général, sans pouvoir mettre le doigt sur la cause de son insatisfaction. Pourtant, tout baignait dans l'huile, chez Délicaf, la société de pause-café qu'il avait fondée trente ans plus tôt; sa fille et ses deux garçons s'acquittaient bien de leurs fonctions, les clients ne se plaignaient pas trop, aucun chèque sans provision n'était apparu depuis trois semaines (chose rare) et l'exercice financier s'achevait avec un joli profit. Malgré tout, chaque jour il arrivait maussade et fatigué au bureau et restait de longs moments assis dans la cuisinette à boire café sur café pour essayer de se donner un peu d'entrain.
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Les Émois d'un marchand de café de
Yves Beauchemin
Et bien, depuis quelque temps, je trouve que je ressemble à cette nappe, vois-tu. Comme ça, à première vue j`ai l`air d`un type bien, très bien même, homme d`affaires respectable, bon père, bon citoyen, etc., mais, dans le fond de moi-même, il y a plein de saloperies... un vrai dépotoir!