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Citations de Yves Ravey (5)


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  • Par infoliofr, le 23/07/2011

    Pris au piège de Yves Ravey

    Je suis retourné au grenier. Les outils des inspecteurs étaient toujours là, à côté du bidon de xylophène. J'imaginais les colonies d'insectes qui creusaient des galeries à l'intérieur des poutres comme mon père me l'avait expliqué. J'ai plaqué mon oreille contre le bois et j'ai perçu un bruit. Pas un grignotement ainsi que l'avait dit l'inspecteur, mais une sorte de vibration peut-être due au poids-lourds qui circulaient sur la nationale, comme sir la poutre était vivante. J'ai pensé que c'était la preuve qu'elle était habitée.

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  • Par infoliofr, le 23/07/2011

    Le Drap de Yves Ravey

    Il installe au rez-de-chaussée des plaques d'imprimerie avec des images en négatif, et des piles de livres, des encyclopédies mises au rebut, offertes par le directeur du personnel, une pleine remorque tirée par la camionnette du service de maintenance. Il entasse les livres et des pièces de rotatives sous les escaliers.

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  • Par infoliofr, le 23/07/2011

    Le Drap de Yves Ravey

    Mon père ne travaille plus, depuis une semaine. Le matin, il reste assis à la cuisine, devant son bol de café. Il penche la tête, le coude sur la table, la main sur le front. Le médecin lui a signé un arrêt-maladie de quinze jours. Il a dit, vous devez consulter des spécialistes à l'hôpital, monsieur Carossa. C'est inutile, l'hôpital, a répondu mon père. Je n'ai jamais vu un docteur de ma vie, je n'ai jamais été malade.

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  • Par infoliofr, le 23/07/2011

    Cutter de Yves Ravey

    Ce soir-là, madame Kaltenmuller fumait une cigarette devant la maison, vêtue de sa robe d'été blanche à coquelicots, et regardait le crépuscule. Elle était debout au milieu de la cour. Nous l'apercevions du jardin, mon oncle Pithiviers et moi.
    Mon oncle s'était mis à quatre pattes sous les églantiers. Il faisait miaou miaou, et je répétais après lui miaou miaou, les mains en abat-voix. Je le suivais, prenant garde de na pas déchirer ma chemisette aux ronces des églantiers. Il fallait crier assez fort, mais pas trop pour ne pas effrayer le chat de madame Kaltenmuller.

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  • Par infoliofr, le 23/07/2011

    Cutter de Yves Ravey

    Des fleurs, nous en avions partout chez ma mère et sur la tombe de mon père avant mon renvoi du foyer familial. Aussi ai-je ressenti un grand bonheur, dès notre admission à l'Institut de surveillance, quand ma soeur Lili et moi sommes entrés un jour par semaine au service de la famille Kaltenmuller.
    Lili s'occupait du ménage et moi du jardin. Mon oncle Pithiviers, homme à tout faire au service de Madame Kaltenmuller, avait favorisé notre inscription. Ce dont ma mère lui a toujours été reconnaissante.

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