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Par le_Bison, le 16/03/2012
Le Néant quotidien de
Zoé Valdés
Trois fenêtres grandes ouvertes confirment que la mer existe. Et si elle existe, je suis assise au bord du lit, comme chaque matin, en train de boire à petites gorgées un café noir et amer, en poudre il y a quelques minutes, et liquide à présent. Depuis combien de temps ai-je commencé cette cérémonie matinale ? Boire du café en contemplant la mer, comme si les vagues étaient des fragments de vie. L’eau est fascination lente, sérénité maximale, effroi curieux qui apaise. Je fais la même chose depuis un nombre infini d’aurores, traverser l’écume, le corps hiératique, tandis que l’âme me susurre qu’elle existe, comme la mer. Comme le mal du déséquilibre. En moi, comme partout sur terre.
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Par le_Bison, le 16/03/2012
Le Néant quotidien de
Zoé Valdés
Je suis parvenue à la conclusion que l’acte le plus important de ma vie est de me réveiller. Me réveiller de la torpeur imposée par l’épaisse réalité. Me réveiller chaque matin et boire un café en constatant que la mer est toujours là, en la caressant des yeux derrière les fenêtres de mon refuge hexagonal. Me réveiller, boire un café et regarder la mer, telle est ma plus grande ambition. La mer ne partira jamais ? Pourquoi grossit-elle au lieu de se retirer, et déborde-t-elle en faisant disparaître le mur de la jetée, les maisons, en dérobant les objets et les vies ? Quel péché ce peuple a-t-il commis, que la mer lui fait expier avec de plus en plus de hargne ? Pourquoi la mer ne peut-elle s’en aller, se perdre, pour laisser pousser des fleurs à sa place, un immense jardin pour les enfants, les jeunes, les vieillards, pour tout le monde ? Ces derniers temps, la mer est en rogne.
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Par Sachenka, le 18/02/2012
Louves de mer de
Zoé Valdés
Comme elle s'était accoutumée à vivre en verrouillant ses sentiments, elle n'avait jamais prétendu qu'on mourût d'amour pour elle, et elle désirait encore moins mourir d'amour pour perspnne. Il y avait quelque chose d'excitant dans ce refus et, en répandant à son insu la crainte d'un caractère trempé, capable de vengeance, elle avait forgé un mythe.
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Par jostein, le 09/01/2012
Le roman de Yocandra de
Zoé Valdés
Mon pays c'étaient mes mots, et maintenant ils m'offraient un autre pays, un autre refuge, une autre langue. Et dans cette langue j'avais déjà appris à dormir, à rêver.
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Miracle à Miami de
Zoé Valdés
"Le temps pour la mémé d'être violée par la nymphomane, qui dans son extase amoureuse ne remarqua même pas que son Pedro n'avait rien au-dessous de la ceinture. Calamity Lévy n'en croyait pas ses yeux. Une vioque violée par une autre qui la prenait pour un célèbre acteur mexicain, chanteur de rancheras! Si on lui avait raconté ça dans un film ou dans un roman, elle aurait crié à l'invraisemblance."
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Par Elora, le 02/06/2010
Le Néant quotidien de
Zoé Valdés
Depuis combien de temps ai-je la passion d’alterner jusqu’à l’épuisement les désirs ? Pourquoi essayer de continuer avec l’un ce que je n’ai pas pu terminer avec l’autre ? Aurais-je besoin de vivre en soulignant la différence ? Faut-il s’étendre sur le drame humain du temps ? Pourquoi doit-on penser tant et tant aux jours qui passent ?
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Miracle à Miami de
Zoé Valdés
""Ma" Passiflore sentit des mains tièdes saisir les siennes, et ses yeux guéris reconnurent dans sa magnificience La Vierge des coupeurs de canne, sainte Rita Tête-bêche du caramel.
_ Je cherche les toilettes... Je ne peux plus me retenir, je vais faire pipi dans ma culotte, susurra La Vierge, les mains sur son pubis."
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Miracle à Miami de
Zoé Valdés
"Le Grand Fatidique, www.homobarbaro.com, Roupette La Chatouilleuse mourut d'un pet de travers qui, ne pouvant être évacué par l'anus, avait rebroussé chemin par le gosier."
L'autopsie confirma que si le cancer l'avait miné, 'était bien ce pet dissident et ennemi, impérialiste de surcroît, qui l'avait achevé."
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Par Elora, le 02/06/2010
Le Néant quotidien de
Zoé Valdés
Quelle est donc cette émotion ancienne qui envahit le silence quand je me rends compte que je respire encore ?
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L'éternité de l'instant de
Zoé Valdés
Nous, les derniers, pourrons éclairer le chemin, que nous vivions ici, là ou là-bas. Car par les "derniers" j'entends ceux qui ont cru et vénéré les arts, la pensée, la poésie, la nature, la culture, la liberté. En un mot, la vie.