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Par carre, le 17/03/2013
Café Nostalgia de
Zoé Valdés
Aimer, c'est ce qui m'empêche d'aimer dans la routine. En effet, quand j'aime, je suis trop consciente de ce que j'éprouve car, à chaque fois, je tombe amoureuse avec l'intensité prophétique de l'adolescence.
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Par le_Bison, le 16/03/2012
Le Néant quotidien de
Zoé Valdés
Trois fenêtres grandes ouvertes confirment que la mer existe. Et si elle existe, je suis assise au bord du lit, comme chaque matin, en train de boire à petites gorgées un café noir et amer, en poudre il y a quelques minutes, et liquide à présent. Depuis combien de temps ai-je commencé cette cérémonie matinale ? Boire du café en contemplant la mer, comme si les vagues étaient des fragments de vie. L’eau est fascination lente, sérénité maximale, effroi curieux qui apaise. Je fais la même chose depuis un nombre infini d’aurores, traverser l’écume, le corps hiératique, tandis que l’âme me susurre qu’elle existe, comme la mer. Comme le mal du déséquilibre. En moi, comme partout sur terre.
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Par Sachenka, le 18/02/2012
Louves de mer de
Zoé Valdés
Comme elle s'était accoutumée à vivre en verrouillant ses sentiments, elle n'avait jamais prétendu qu'on mourût d'amour pour elle, et elle désirait encore moins mourir d'amour pour perspnne. Il y avait quelque chose d'excitant dans ce refus et, en répandant à son insu la crainte d'un caractère trempé, capable de vengeance, elle avait forgé un mythe.
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Par le_Bison, le 16/03/2012
Le Néant quotidien de
Zoé Valdés
Je suis parvenue à la conclusion que l’acte le plus important de ma vie est de me réveiller. Me réveiller de la torpeur imposée par l’épaisse réalité. Me réveiller chaque matin et boire un café en constatant que la mer est toujours là, en la caressant des yeux derrière les fenêtres de mon refuge hexagonal. Me réveiller, boire un café et regarder la mer, telle est ma plus grande ambition. La mer ne partira jamais ? Pourquoi grossit-elle au lieu de se retirer, et déborde-t-elle en faisant disparaître le mur de la jetée, les maisons, en dérobant les objets et les vies ? Quel péché ce peuple a-t-il commis, que la mer lui fait expier avec de plus en plus de hargne ? Pourquoi la mer ne peut-elle s’en aller, se perdre, pour laisser pousser des fleurs à sa place, un immense jardin pour les enfants, les jeunes, les vieillards, pour tout le monde ? Ces derniers temps, la mer est en rogne.
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L'éternité de l'instant de
Zoé Valdés
Nous, les derniers, pourrons éclairer le chemin, que nous vivions ici, là ou là-bas. Car par les "derniers" j'entends ceux qui ont cru et vénéré les arts, la pensée, la poésie, la nature, la culture, la liberté. En un mot, la vie.
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Par jostein, le 09/01/2012
Le roman de Yocandra de
Zoé Valdés
Mon pays c'étaient mes mots, et maintenant ils m'offraient un autre pays, un autre refuge, une autre langue. Et dans cette langue j'avais déjà appris à dormir, à rêver.
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Miracle à Miami de
Zoé Valdés
"Le temps pour la mémé d'être violée par la nymphomane, qui dans son extase amoureuse ne remarqua même pas que son Pedro n'avait rien au-dessous de la ceinture. Calamity Lévy n'en croyait pas ses yeux. Une vioque violée par une autre qui la prenait pour un célèbre acteur mexicain, chanteur de rancheras! Si on lui avait raconté ça dans un film ou dans un roman, elle aurait crié à l'invraisemblance."
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Par Elora, le 02/06/2010
Le Néant quotidien de
Zoé Valdés
Depuis combien de temps ai-je la passion d’alterner jusqu’à l’épuisement les désirs ? Pourquoi essayer de continuer avec l’un ce que je n’ai pas pu terminer avec l’autre ? Aurais-je besoin de vivre en soulignant la différence ? Faut-il s’étendre sur le drame humain du temps ? Pourquoi doit-on penser tant et tant aux jours qui passent ?
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Trafiquants de beauté de
Zoé Valdés
"Je suis seulement l'esclave d'une foule de besoins et d'une poignée d'incertitudes. J'ai une mère et mes peurs. Je ne veux d'autre esclave que celui que j'ai librement choisi. Depuis longtemps. Ombre ou lumière."
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Soleil en solde de
Zoé Valdés
"Les gens mangent sur le sable, en salissant tout autour d'eux, puis ils s'allongent pour faire leur digestion en ronflant, avec la mine effroyable de brutes pétomanes affalées après un banquet de chair humaine. Les gens urinent même sur le sable. Ils fument, ils écrasent leurs mégots, car il y en a qui vont sur la plage pour fumer. Seigneur, avec le vent qui souffle, qui peut donc allumer un briquet, faire craquer une allumette? Les gens font leurs besoins dans l'eau, comme je vous le dis, je les ai vus, immergés jusqu'au cou, en train de pousser avec des têtes de constipés, après les étrons se mettent à flotter et viennent barioler la peau bronzée des autres baigneurs. Horrible spectacle que celui de ces crottes bercées par l'onde! Les gens vont aussi dans l'eau pour baiser, et les moins gênés osent le faire à même le sable, sous les yeux des vieillards et des enfants. Entre nous, les vieux, quelle engeance! Je les tuerais tous. On ne fait pas mieux comme enfants de salaud, surtout quand ce sont des consommateurs sexuels, venus d'ailleurs pour profiter de l'état d'abandon de nos filles, ces petites femelles dégoûtantes et faméliques."
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