Légendes d'automneLégendes d'automne

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Ajoutée le : 2008-04-14 12:54:03 par : Outis

Perdre une femme n’est pas une défaite ; on perd une femme et voilà tout. Ca arrive à tout le monde... J’ai perdu ma femme lorsque j’étais encore jeune mais à cette époque-là, j’étais aussi encore très bête. Elle était moins bête que moi et c’est pour ça qu’elle est partie.

Ajoutée le : 2008-04-14 12:52:59 par : Outis

Il s’inquiétait surtout de la manière dont la structure démocratique commençait à avilir les gens plutôt que de les stimuler vers un certain altruisme. La structure ne tenait plus compte des objectifs pour lesquels elle avait été créée et cela était dû en partie – selon Nordstrom – au fait que tous les politiciens et tous les bureaucrates portaient des costumes.

Ajoutée le : 2008-04-14 12:51:35 par : Outis

Alors nous nous sommes livrés aux gestes habituels en ces circonstances et ce n’est qu’en nous trouvant l’un sur l’autre que je me suis soudain « réveillé » ; j’avais son derrière juste en face de mes yeux et me suis dit « Voilà ! C’est ça la réalité des choses ».

Ajoutée le : 2008-04-14 12:50:55 par : Outis

Il y a peu à dire au sujet du bonheur ; il se contente d’être lui-même, placide, presque somnolent. C’est un état que l’on adopte d’un cœur léger mais avec un esprit parfois torturé.

Ajoutée le : 2008-04-14 12:50:42 par : Outis

Il constata avec intérêt que dans l’obscurité, libérée de toutes ses pensées, des images flottaient paresseusement dans son imagination. Il découvrit que s’il ne s’attachait pas particulièrement à l’une d’elles, elles finissaient toujours par s’évanouir dans le néant.

Ajoutée le : 2008-04-14 12:48:18 par : Outis

Il montrait une belle facilité d’expression mais Miryea combattait farouchement son obstination, lui rappelant sans cesse que le langage est une commodité du cœur et non une arme dont on se sert pour matraquer les gens.

Ajoutée le : 2008-04-14 12:47:55 par : Outis

Sexuellement il se sentait mort et cela depuis l’âge de trente ans, depuis le jour où, dans un moment de dépression, il avait fait le vœu de ne jamais coucher avec une femme qu’il ne pourrait pas regarder dans les yeux le lendemain matin.

Ajoutée le : 2008-04-08 14:18:00 par : Outis

C’est un moment de grâce que l’on retrouve aussi bien au collège qu’à la maison de retraite : la soudaine rencontre de deux âmes et de deux corps, une cohésion inattendue qui se transforme parfois en terreur et en détresse car elle libère trop d’énergies inconnues.

Ajoutée le : 2008-04-08 14:17:35 par : Outis

La prospérité acquise ne l’empêchait pas de se sentir victime de ces rêves bâtis à dix-neuf ans, à l’âge où chacun d’entre nous atteint son zénith de sottise idéaliste. Dix-neuf ans est l’âge du parfait fantassin qui acceptera de mourir sans un murmure, le cœur brûlant de patriotisme. C’est également l’âge auquel l’imagination naissante du poète s’élève à des hauteurs vertigineuses et où il subit avec une douleur heureuse les assauts de ce qui est le Dieu, en lui. C’est encore l’âge auquel une jeune femme a le plus de chances de se marier réellement par amour.

Ajoutée le : 2008-04-08 14:16:43 par : Outis

Il avait pourtant traversé assez de batailles pour savoir que l’amour était presque une maladie, une notion issue des temps anciens, d’une époque où le monde était à la fois plus jeune et plus sage.


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