Chagrin d'école - Prix Renaudot 2007Chagrin d'école - Prix Renaudot 2007

Nombre de citations: 10


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Ajoutée le : 2008-08-05 13:30:49 par : mustango

Il t'aura fallu une révolution pour ta licence doit on craindre une guerre mondiale pour ton agrégation?


Ajoutée le : 2008-08-05 13:30:13 par : mustango

Le père de Pennac, après un échec au bac : "ne t'inquiète pas, même pour le bac on finit par acquérir des automatismes."

Ajoutée le : 2008-08-04 14:23:15 par : Peggy

A y regarder de près, Maximilien est l'envers de la médaille du jeunisme. Notre époque s'est fait un devoir de jeunesse : il faut être jeune, penser jeune, consommer jeune, vieillir jeune, la mode est jeune, le foot est jeune, les radios sont jeunes, les magazines sont jeunes, la pub est jeune, la télé est pleine de jeunes, internet est jeune, les people sont jeunes, les derniers baby boomers vivants ont su rester jeunes, nos hommes politiques eux-mêmes ont fini par rajeunir. Vive la jeunesse ! Gloire à la jeunesse ! Il faut être jeune !

A condition de n'être pas Maximilien.

Ajoutée le : 2008-04-14 21:49:30 par : Dute112

Commençons par l'épilogue : Maman, quasi centenaire, regardant un film sur un auteur qu'elle connaît bien.




Ajoutée le : 2008-03-12 15:01:18 par : mgeffroy

Ou ce professeur de sciences naturelles, en terminale, à qui je dois mon exclusion du lycée. Se plaignant de ce que la moyenne générale de "cette classe" n'éxcédât pas les 3,5/20, il avait commis l'imprudence de nous en demander la raison. Front haussé, menton tendu, commissures tombantes :
- Alors quelqu'un peut-il expliquer cette... prouesse ?
J'ai levé un index poli et suggéré deux explications possibles : ou notre classe constituait une monstruosité statistique (32 élèves qui ne pouvaient dépasser une moyenne de 3,5 en sciences naturelles), ou ce résultat famélique sanctionnait la qualité de l'enseignement dispensé.
Content de moi, je suppose.
Et fichu à la porte
- Héroïque mais inutile, me fit observer un copain : sais-tu la différence entre un professeur et un outil ? Non ? Le mauvais prof n'est pas réparable.
Viré, donc.
Fureur de mon père, bien sûr.
Sales souvenirs, ces années de rancœur ordinaire !

Ajoutée le : 2008-02-22 11:04:45 par : krystal

Un après midi de l'année du bac (une des années du bac) mon père me donnant un cours de trigonométrie dans la pièce qui nous servait de bibliothèque, notre chien se coucha en douce sur le lit, derriere nous. Repéré, il fut sèchement viré :
- Dehors, le chien, dans ton fauteuil !
Cinq minutes plus tard, le chien était de nouveau sur le lit. Il avait juste pris soin d'aller chercher la vieille couverture qui protégeait son fauteuil et de se coucher sur elle. Admiration générale, bien sûr, et justifiée : qu'un animal pût associer une interdiction à l'idée abstraite de propreté et en tirer la conclusion qu'il fallait faire son lit pour jouir de la compagnie des maitres, chapeau, evidemment, un authentique raisonnement ! Ce fut un sujet de conversation familiale qui traversa les âges. Personnellement, j'en tirai l'enseignement que même le chien de la maison pigeait plus vite que moi. Je crois bien lui avoir murmuré à l'oreille :
- Demain, c'est toi qui va au bahut, lèche-cul

Ajoutée le : 2008-02-04 17:32:18 par : crapette23

-Les profs, ils nous prennent la tête, m'sieur!
-Tu te trompes. Ta tête est déjà prise. Les professeurs essayent de te la rendre.

Ajoutée le : 2007-12-21 17:06:00 par : Patsy_Stone

Je fouille le fatras de mes vieux papiers à la recherche de mes bulletins scolaires et de mes diplômes, et je tombe sur une lettre conservée par ma mère. Elle est datée de février 1959.
J'avais quatorze ans depuis trois mois. J'étais en quatrième. Je lui écrivais de ma première pension :

"Ma chère Maman,

Moi aussi j'ai vu mes notes, je suis écoeuré, j'en ai plein le dot, quand on en est venu au point de travailler 2 h sans arrêt pendant une étude pour récolter un 1 à un devoir d'algèbre que l'on croillait bon il y a de quoi être découragé, aussi ais-je tout laché pour réviser mes examens et mon 4 en application explique sûrement la révision de mon examen de géologie pendant mon cour de math. Je ne suis pas assez intelligent et travailleur pour continuer mes études. Ça ne m'intéresse pas, j'attrape mal au crane à rester enfermer dans la paperasse, je ne comprend rien à l'anglais, à l'algèbre, je suis nule en orthographe, que reste-t-il ?"

Ajoutée le : 2007-11-22 23:03:10 par : vmolliet

ca fait du bruit, une pensée, et le goût de lire est un héritage du besoin de dire.

Ajoutée le : 2007-11-16 13:52:14 par : combawa

Votre fils, chère madame, n'en finira jamais d'être un enfant de la langue, et vous-même un tout petit bébé, et moi un marmot ridicule, et tous autant que nous sommes menu fretin charrié par le grand fleuve jailli de la source orale des Lettres, et votre fils aimera savoir en quelle langue il nage, ce qui le porte, le désaltère et le nourrit, et se faire lui-même porteur de cette beauté, et avec quelle fierté !, il va adorer ça, faites lui confiance, le goût de ces mots dans sa bouche, les fusées éclairantes de ces pensées dans sa tête, et découvrir les capacités prodigieuses de sa mémoire, son infinie souplesse, cette caisse de résonance, ce volume inouï où faire chanter les plus belles phrases, sonner les idées les plus claires, il va en raffoler de cette natation sublinguistique lorsqu'il aura découvert la grotte insatiable de sa mémoire, il adorera plonger dans la langue, y pêcher les textes en profondeur, et tout au long de sa vie les savoir là, constitutifs de son être, pouvoir se les réciter à l'improviste, se les dire à lui-même pour la saveur des mots.


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