Vingt-quatre heures de la vie d'une femmeVingt-quatre heures de la vie d'une femme

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Ajoutée le : 2008-06-20 15:29:44 par : Outis

La plupart des gens n’ont qu’une imagination émoussée. Ce qui ne les touche pas directement, en leur enfonçant comme un coin aigu en plein cerveau, n’arrive guère à les émouvoir ; mais si devant leurs yeux, à portée immédiate de leur sensibilité, se produit quelque chose, même de peu d’importance, aussitôt bouillonne en eux une passion démesurée.

Ajoutée le : 2008-06-20 15:29:29 par : Outis

Les arguments auxquels on recourt dans la chaleur d’une discussion que le hasard soulève entre convives sont le plus souvent sans originalité, parce que, pour ainsi dire, ramassés hâtivement avec la main gauche.

Ajoutée le : 2008-06-20 15:29:12 par : Outis

Je déclarai que cette négation du fait incontestable qu’une femme, à maintes heures de sa vie, peut-être livrée à des puissances mystérieuses plus fortes que sa volonté et que son intelligence, dissimulait seulement la peur de notre propre instinct, la peur du démonisme de notre nature et que beaucoup de personnes semblait prendre plaisir à se croire plus fortes, plus morales et plus pures que les gens « faciles à séduire ».

Ajoutée le : 2008-06-20 15:28:55 par : Outis

Vous avez parfaitement raison ; la vérité à demi ne vaut rien, il la faut tout entière.

Ajoutée le : 2008-06-20 15:28:37 par : Outis

Cet instinct, ce pressentiment profond qui nous indique que ceux qui tombent, entrainent souvent dans leur chute ceux qui se portent à leur secours.

Ajoutée le : 2008-06-20 15:28:21 par : Outis

Mes enfants n’avaient pas besoin de moi, je ne m’intéressais pas à moi-même, et toute vie qui ne se voue pas à un but déterminé est une erreur.

Ajoutée le : 2008-06-20 15:28:05 par : Outis

Ce qui alors me fit tant de mal, c’était la déception... la déception... que ce jeune homme fût parti si docilement... sans aucune tentative pour me garder, pour rester auprès de moi... qu’il eût obéi humblement et respectueusement à ma première demande l’invitant à s’en aller, au lieu... au lieu d’essayer de me tirer violemment à lui... qu’il me vénérât uniquement comme une sainte apparue sur son chemin... et qu’il... qu’il ne sentît pas que j’étais une femme

Ajoutée le : 2008-06-20 15:27:50 par : Outis

Subitement, je me compris : faire tout pour ne pas le quitter ! Et dans une seconde, toute de véhémence, ce désir devint une résolution.

Ajoutée le : 2008-06-20 15:27:35 par : Outis

Vieillir, n’est au fond, pas autre chose que n’avoir plus peur de son passé.

Ajoutée le : 2008-04-12 18:23:15 par : Avalon

Dans la petite pension de la Riviera où je me trouvais alors (dix ans avant la guerre), avait éclaté à notre table une violente discussion qui menaça de tourner en altercation furoeuse et fut même accompagnée de paroles haineuses et injurieuses.


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