Le début est prometteur : un meurtre étrange, l'imminence d'un départ pour le front –c'est la guerre–, des personnages poussé dans leur noirceur par cet environnement instable et "sauvage" (c'est tout plein de testostérone là-dedans!). Ensuite, il y a des passages où, malheureusement, on devine un peu trop facilement quand et comment M.Chattam –ou son tueur– veut nous mener en bateau.
Malgré quelques regrettables longueurs et parfois trop de blabla pour exprimer et expliquer des opinions, l’idée de base est bonne. Les meurtres, la cruauté, la violence, la tension, la peur, le côté sombre de chaque être sont bien dépeints. M.Chattam sait toujours aussi bien créer l’ambiance de ses romans. Il nous décode « le langage du sang ». Nous montre l’horreur dans sa nudité et la cruauté dans toute son humanité !... Il se sert de son roman pour dire la barbarie humaine et la monstruosité qui se cache en chacun de nous…
Dans l'ensemble, c’est un bon thriller. Il y a de la tension, des meurtres bien sanglants, des fausses pistes, des personnages ambigus et la guerre qui bouscule les règles établies... C'est d'une noirceur effrayante !
J’avais été déçu par le dernier roman de Chattam, Les arcanes du chaos, avec ce nouveau livre je me suis réconcilié avec lui. Tous les ingrédients d’un bon thriller sont réunis : action, fausses pistes à foison, noirceur des âmes, le tout sur un fonds de guerre palpitant. La force de ce livre c’est que le lecteur peut choisir à sa guise de quelle guerre il s’agit puisque aucune date n’est donnée, bien qu’il y ait de très nombreuses similitudes avec la Seconde Guerre Mondiale. Un vrai bon livre à lire, peut-être sur la plage cet été.
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