Deuil interditDeuil interdit

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Ajoutée le : 2008-06-02 12:00:16 par : nescio667
  • Livres 3.00/5

Trois ans après avoir officiellement pris sa retraite du LAPD, Harry Bosch, poussé par son ancienne collègue Kiz Rider, fait son grand retour dans la police de Los Angeles. Affecté à un nouveau service, celui des ‘Affaires non résolues’, les deux équipiers se voient attribuer un meurtre datant de 1988 : celui d’une jeune fille de 16 ans, enlevée chez elle et dont le corps avait été retrouvé deux jours plus tard dans les bois jouxtant la propriété de ses parents. A l’époque, les analyses d’ADN n’étaient pas d’actualité ; mais aujourd’hui, un peu de sang, retrouvé sur l’arme du crime, pourrait bien changer la donne. Et effectivement : le travail du labo fait ressortir le nom d’un délinquant, âgé de 18 ans à l’époque et militant notoire d’un groupuscule fasciste. Curieusement, la jeune victime étant métisse, les inspecteurs de l’époque ne semblaient pas s’être intéressés à l’aspect racial de l’affaire. Délibérément ?
La direction du LAPD a changé en trois ans : les têtes des chefs ne sont plus les mêmes. Méfiant au départ, Bosch se rendra rapidement compte que cette fois, il ne sera jugé que sur son travail : résoudre cette affaire lui octroiera toute crédibilité face à ses nouveaux supérieurs. Pas de coups fourrés, pas de manipulation, pas de guerre entre les services. Mais ces pratiques avaient bien cours dans les années ’80. Et certains représentants de cette époque, bien qu’écartés officiellement du pouvoir, ont gardé une certaine influence et voient d’un bien mauvais œil le retour de Bosch. Surtout si c’est pour qu’il se plonge dans leurs vieilles affaires.
Le titre originel de ce roman était ‘The Closers’, soit ‘Les Ferme-portes’, titre bien peu commercial vous en conviendrez, mais qui donne une meilleure idée de l’intrigue passionnante qu’il renferme. Car c’est bien de cela qu’il s’agit : de toutes ces portes qui, dix-sept ans plus tôt, avaient été fermées et que Bosch et Rider vont devoir rouvrir. Et de toutes ces autres portes –les pistes qui ne mènent nulle part- qu’ils vont devoir refermer avant de trouver la bonne –celle qui mène droit vers le coupable. Avec ce ton à la fois lyrique et ultra-réaliste, Connelly nous offre un des meilleurs épisodes des enquêtes de son inspecteur fétiche. Plus apaisé, plus en confiance, Bosch nous fait ici penser aux personnages que l’on rencontre dans la série télé ‘Cold Case’, série mettant en scène une équipe de flics attachés aux enquêtes jamais refermées. Comme eux, ce que Bosch désire, c’est refermer les plaies, permettre aux proches des victimes de comprendre et de terminer leur deuil. Il rencontrera bien des obstacles, mais ceux-ci se révèleront trop minces face à sa détermination. Ce boulot, c’est toute sa vie, et il ne laissera pas passer cette nouvelle chance de le pratiquer qui lui est donnée.


Ajoutée le : 2007-08-06 14:36:39 par : BMR
  • Livres 5.00/5

Il y avait longtemps qu'on n'avait ouvert un Connelly.
Avec Deuil interdit, il n'aura suffit que de quelques pages pour nous replonger avec délices dans les rues de Los Angeles aux côtés de Harry Bosch, notre détective préféré.
Et on a bien vite retrouvé cette espèce de noirceur poisseuse qui semble coller aux basques des enquêteurs du LAPD, dans cette ville désabusée qui semble concentrer tout le désespoir du monde.
Après une longue série d'excellents polars, Connelly est toujours en grande forme et on a bien aimé cette intrigue-là, particulièrement bien construite jusqu'à un dénouement étonnant.
Harry Bosch reprend du service : il retrouve Kiz Rider, sa coéquipière black, et à eux deux vont réouvrir les dossiers des "affaires classées".
Le second épisode, Echo Park, est sorti ce mois-ci en France.


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