Dès les premières pages, c'est un plongeon. Plongeon dans la musique, dans les intrigues plus romantiques les unes que les autres, dans l'Histoire contenue dans l'histoire que Vincent Engel nous raconte avec un style sobre et simple qui nous fait vivre un monde imaginaire ô combien devenu réel! Venise nous apparaît telle qu'elle devait être au XIXème siècle sous la domination autrichienne. Les noms de Manin et de Radetzsky (!) se gravent à jamais dans notre mémoire en prenant vie et en quittant leurs consonnances lointaines qui chez le deuxième se résume à une "Marche" que l'on entend chaque année au "concert de nouvel an à Vienne" en direct à la télé. Nous entendrons désormais ce nom avec une autre musique... La Venise "baroque" sous les traits du Marquis et des ses courtisans: le Cantatore et les Altissimi constituent des moments savoureux de perfidie, de ce que l'homme peut montrer d'inhumanité. Drôle d'impression en fin de lecture, j'ai apprécié ce livre, je ne l'ai pas aimé. Je n'y ai trouvé, hormis l'histoire vénitienne et son amour de la liberté, aucun intérêt. Les histoires romantiques avec leurs sentiments exacerbés ne me parlent pas; ceci est une affaire de goût...
____________________________________________________________________________________________________
Résumé, couverture, critiques, citations, recommandations :
Retrouvez toutes les informations sur le livre Requiem vénitien de Vincent Engel en cliquant ici.