Je ne suis pas du tout adepte des pèlerinage ni fervente pratiquante catholique. Néanmoins, cet ouvrage m'a attiré car j'ai autour de moi des personnes qui ont effectué un bout du chemin de Compostelle.
Alors j'étais curieuse d'en savoir un peu plus sur les motivations des pèlerins du 21ème siècle.
Sur ce point, et bien je n'ai pas vraiment eu la réponse dans ce livre. En effet, l'auteur nous parle des chemins menant à Compostelle certes, mais j'ai trouvé que le récit était plutôt composé d'une suite de villes et village ainsi que de descriptions de paysages plutôt que de ressentis personnels. J'avoue m'être parfois un peu ennuyée à la lecture de certains passages.
Par contre, j'ai vraiment apprécié les photographies. Il se dégage de ces photos une certaine quiétude, un apaisement, de la sérénité. La campagne française et espagnole est belle, les villages semblent hors du temps.
Alors rien que pour les images, ce livre ne vaut la peine.
Les textes parleront peut-être plus à ceux qui connaissent les lieux décrits.
www.leslecturesdevirginie.com
Ajoutée le : 2008-03-22 14:37:24
par : aventuriers
Livres 5.00/5
Si le TGV a détronné l'avion en direction de Strasbourg, le pèlerin pourrait bien concurrencer le train sur les chemins de Saint-Jacques ! Dans cet ouvrage à la fois beau, pratique et fouillé, Jean-Yves Grégoire nous accompagne sur les Chamins de Saint-Jacques de Compostelle. Beau parce que nombreuses sont les pages avec des photos ou des dessins évoquant paysages et détails, vues d'ensemble et choses insolites. Pratique, ou plutôt complet, car tous les chemins sont desservis par la prose dynamique et enjouée de l'auteur. Il y en a même un que je ne soupçonnais pas, celui du Cap Finistère, celui qui va en quelque sorte d'un bout à l'autre de la "fin de la terre". Fouillé, parce qu'il ne s'agit pas là d'un quelconque guide pratique mais d'une descente en profondeur dans le Chemin.
Grégoire n'a pas écrit ce livre pour nous indiquer la bonne direction ou les bonnes adresses, mais pour nous montrer le Chemin et ses bonnes surprises. Un chemin qui n'est pas fait de religiosité mais de spiritualité, un cheminement vers soi, et parfois avec les autres : "Le Chemin n'est rien comparé au face-à-face avec soi-même" ; "La ville de Saint-Jacques n'est qu'une étape supplémentaire, [pas] forcément un but" ; "Un dernier rite consiste à brûler ses vieux vêtements afin de repartir vêtu de neuf, en homme nouveau". Combien je suis en phase avec lui lorsqu'il dit que "l'homme part à la recherche de sa vraie nature, sans doute parce que la vie sédentaire le lasse, l'écarte de lui-même, le fait mourir à petit feu". Et de nous parler de Charles que le Chemin aura transformé, passant du cadre trépidant de la bourse et des soirées mondaines à celui de la restauration de meubles à la campagne.
Affublé d'une barbe de trois jours, les pieds en cloques et des auréoles suspectes sous les bras, rien ne ressemble plus à un pèlerin qu'un autre pèlerin : "Sur ce Chemin, j'ai découvert la tolérance et l'ouverture au monde". Les autres ici, d'aujourd'hui, mais aussi d'hier. Car le Chemin a ceci de particulier d'emboîter le pas des milliers d'ascendants qui l'ont empruntés, nous plongeant dans une même communion spirituelle et non pas religieuse. Un sentiment que vous ne rencontrerez pas ailleurs : le Chemin est unique.
"Range le livre, la description, la tradition, l'autorité, et prends la route pour découvrir toi-même..." Jiddu Krishnamurti.
Témoignage de lecture fait avec plaisir dans le cadre de Masse critique !
Ajoutée le : 2008-03-19 11:06:53
par : Thetoietlis
Livres 5.00/5
Voilà le genre d'ouvrage qui m'attire par son côté « beau livre » mais que je n'achète qu'exceptionnellement par manque d'imagination. J'étais donc très heureuse de recevoir ce livre via Masse critique et cela m'a donné envie d'innover dans mes achats de livres.
Ce livre est une petite perle ! On peut commencer par simplement le feuilleter et admirer les somptueuses photos. Les paysages sont très divers mais toujours bien choisis. On alterne vues naturelles et monuments, sentiers désertiques et campagnes verdoyantes, vues d'ensemble et détails marquants, de la Bretagne à l'Espagne en passant par le Massif Central.
Puis on lit les têtes de chapitres : histoire, religion et spiritualité, et, le principal : les chemins. On entre doucement dans l'ambiance.
On remarque au passage le soin apporté aux moindres détails : papier de qualité, présentation soignée, lettre enluminée en début de chapitre, cartes, surempressions, etc.
La route commence dès l'introduction qui résume fort bien le propos du livre, à mi-chemin entre le guide touristique et le récit personnel, une « invitation au dépaysement ».
J'ai grandi et je vis à nouveau dans une région où serpentent le chemin du Puy et la Via Tolosana. Depuis toujours, je côtoie des lieux jacquaires mais jusqu'à ce jour ma curiosité à l'égard de l'histoire de ce pélerinage était restée très superficielle. Je connais Conques, Moissac, Figeac, Cahors, Espalion, Toulouse, etc. Je sais que des gens s'arrêtent dans ces lieux en raison de leur rapport à Compostelle mais je suis restée une éternelle touriste (et je déteste la marche, il faut bien le dire !).
Et bien, j'ai été conquise dès les premières pages. J'étais prête à partir à la première occasion dès la fin des introductions... Jusqu'à ce que l'auteur évoque les douleurs et les ampoules que j'étais prête à oublier.
Voilà un livre qui m'a fait réfléchir sur ce pélerinage que je n'ai jamais envisagé de faire. Jean-Yves Grégoire évoque combien on peut commencer un des circuits vers St-Jacques comme un touriste sportif pour finir par se laisser prendre par « autre chose ». Cheminer seul, loin du monde frénétique dans lequel nous vivons et dans des paysages que l'on oublie de regarder des vitres de nos voitures nous oblige à nous confronter à nous-mêmes, à revenir à des questions que l'on occulte au quotidien. J'ai aimé ces souvenirs de rencontres entre pélerins qui se retrouvent avec des habits quasi-identiques alors que hors St Jacques certains n'auraient jamais eu l'occasion de se croiser et encore moins de discuter.
Certaines photos m'ont émues : un bâtiment pour sa beauté simple, un paysage pour sa sérénité, un chemin bordé de platanes près du Canal du Midi parce que c'est mon coeur, ma chair, mon quotidien, une lumière qui tombe sur la pierre, un lierre accroché à un pilier, un arc de triomphe romain dans un champ fleuri, ...
Jean-Yves Grégoire raconte magnifiquement bien. Son écriture est belle et agréable. Il sait de quoi il parle et ne se contente pas de jouer au guide. Il a des souvenirs sur tous ces chemins.
Enfin, ce livre m'a donné envie de me plonger dans des romans historiques (ce que je n'aime pas trop) tant ces routes entremêlent les vestiges de nombreuses époques.
Ce texte n'est pas une critique bien ordonnée mais il est à l'image des battements de mon coeur au fil de ma lecture. Voilà un livre qui va trouver une place d'honneur dans ma bibliothèque et j'ai déjà repéré du même auteur, chez le même éditeur : Le Canal du Midi et le canal latéral à la Garonne à pied, à vélo (je vous ai dit que je suis réfractaire au vélo ?...).
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Résumé, couverture, critiques, citations, recommandations :
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