Terminant ce livre, je me suis questionnée : mais que m'a-t-il apporté? Pas grand chose que je ne sache, je ne ressente, je ne soupçonne. Il se lit cependant très facilement, l'écriture rythmée nous y pousse. L'absurde nous fait sourire voire rire. Les comparaisons, les images interpellent parce qu'elles sont inhabituelles, personnelles, neuves, originales. Voilà bien des qualités, mais l'histoire! Une fois de plus, la nouvelle génération interpelle avec ses récits désabusés ou violents. En cela, n'est-elle pas le reflet de notre société dans laquelle le beau trouve de plus en plus rarement sa place? Bien sûr, tout dans ce roman est exacerbé : la presse, l'audit, l'irrespect jusqu'à l'inhumanité, la pub, la guerre en direct... cela rappelle quelque chose, quelle interpellation! Ce monde en dérive est monnaie courante chez les jeunes romanciers, Thomas Gunzig n'y échappe pas sur le fond. Quant à la forme, il a sa propre marque.
Mort d'un parfait bilingue, Au Diable Vauvert, Folio :
Voici une histoire assez bizarre. Difficile à résumer. Le lecteur est plongé dans une situation guerrière, qui fait penser à l'époque Sarajevo ou quelque part à plus à l'Est.
Le "héros" nous raconte son récit. Il nous parle de loin. Il est à l'hôpital, mais ne se souvient pas de ce qui l'a conduit là. Petit à petit, nous découvrons ce qui s'est passé, en même temps que lui. Ami avec un militaire, enrichi grâce à un meurtre, amant de la copine d'un mafieux, Il va être à nouveau sollicité par le-dit mafieux pour se débarrasser d'une chanteuse qui lui fait de l'ombre. Cette chanteuse hyper médiatisée fait le tour des fronts de guerre, pour chanter et donner du courage aux Gars. Il va s'enrôler dans la troupe désignée pour assurer la protection de cette chanteuse.
L'auteur nous transporte dans un univers assez bizarre. On ne sait pas vraiment où on est, ni quand on est (ah si fin des années 70). Le style est clair, mais le récit complexe. On vit en parallèle le présent et le passé de Il. L'intrigue nous tient jusqu'au bout. On veut découvrir le pourquoi du comment. On se retrouve dans des situations plutôt absurdes. On ne sait pas où on va.
Une lecture spéciale, mais assez sympathique. Je lui mets 3,5 étoiles.
Thomas Gunzig a remporté le prix Rossel en 2001 pour ce premier roman.
Mort d'un parfait bilingue, Au Diable Vauvert, Folio :
Voici une histoire assez bizarre. Difficile à résumer. Le lecteur est plongé dans une situation guerrière, qui fait penser à l'époque Sarajevo ou quelque part à plus à l'Est.
Le "héros" nous raconte son récit. Il nous parle de loin. Il est à l'hôpital, mais ne se souvient pas de ce qui l'a conduit là. Petit à petit, nous découvrons ce qui s'est passé, en même temps que lui. Ami avec un militaire, enrichi grâce à un meurtre, amant de la copine d'un mafieux, Il va être à nouveau sollicité par le-dit mafieux pour se débarrasser d'une chanteuse qui lui fait de l'ombre. Cette chanteuse hyper médiatisée fait le tour des fronts de guerre, pour chanter et donner du courage aux Gars. Il va s'enrôler dans la troupe désignée pour assurer la protection de cette chanteuse.
L'auteur nous transporte dans un univers assez bizarre. On ne sait pas vraiment où on est, ni quand on est (ah si fin des années 70). Le style est clair, mais le récit complexe. On vit en parallèle le présent et le passé de Il. L'intrigue nous tient jusqu'au bout. On veut découvrir le pourquoi du comment. On se retrouve dans des situations plutôt absurdes. On ne sait pas où on va.
Une lecture spéciale, mais assez sympathique. Je lui mets 3,5 étoiles.
Thomas Gunzig a remporté le prix Rossel en 2001 pour ce premier roman.
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