L'histoire
John Wheelwright, le narrateur, se souvient d'Owen Meany, son ami d'enfance, son meilleur ami, son seul ami. Owen est un phénomène : il se croit l'envoyé de Dieu. De très petite taille, doté d'une inexplicable voix rauque, il surpasse pourtant ce qui aurait pu être de la disgrâce, pour s'imposer, et imposer sa foi. Différent physiquement, il l'est aussi intellectuellement : surdoué, critique, passionné, et même spirituellement. Quand Owen (11 ans) tue accidentellement la mère de John, il pense que c'est la volonté de Dieu. Owen n'est pourtant pas un illuminé, simplement, il a des visions et il n'y peut rien changer. Il rêve de son avenir, il rêve de sa mort. Il tient son journal dans lequel toutes ses certitudes se matérialisent noir sur blanc, en majuscules (comme les conversations d'Owen signalées par cette typographie tout au long du livre) et John récupérera le précieux souvenir à la mort de son fidèle ami.
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C’est la vie d’Owen Meany et son amitié avec John, le narrateur.
Owen est indescriptible, petit et à la voix unique. L’auteur en fait une description outrancière, mais réaliste, qui contribue en rendre le personnage unique.
Les autres enfants au début s’amusent d’Owen, de sa petite taille et de sa voix, mais en grandissant, Owen prend de l’ascendant et de la personnalité et devient « la Voix », qui parle pour tous les élèves de son institut. L’épisode de la crèche vivante avec Owen en enfant Jésus est un pur moment d’anthologie.
Owen se prend pour l’instrument de Dieu, mais pour lui et pour John, cela semble aller de soi. La religion est très présente dans le livre, mais elle semble aller naturellement avec nos deux héros.
L’auteur alterne les passages au temps de leurs jeunesses avec le temps présent où il vit au Canada et où il parle d’Owen au passé. On sait donc très tôt qu’Owen va mourir et on apprend qu’il a eu la prémonition de la date et de certaines des circonstances de sa mort.
Dans les passages au temps présent, l’auteur associe un anti-américanisme violent avec une fascination presque morbide pour le pays qu’il a quitté.
La troisième partie du livre où Owen devient militaire est plus sombre ; Owen semblant se résigner à son destin et faisant tout pour aller au Vietnam, car il croit qu’il va mourir là bas. Mais on est tenu en haleine jusqu’après sa mort, car le dernier chapitre nous montre que le destin n’est pas toujours pareil à ce que l’on s’attend.
Un pavé (700 pages), qui demande un petit effort pour vraiment se prendre à l’histoire, mais une fois que l’on est accroché, on dévore le livre et on suit la logique de l’histoire et l’écriture superbe d’Irving.
Un livre magnifique que je recommande.
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Résumé, couverture, critiques, citations, recommandations :
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