Ajoutée le : 2008-07-15 22:03:29
par : dorolecornu
Livres 1.00/5
Impossible d'en voir le bout. Cà m'inquiète d'autant plus que toutes les critiques sont bonnes. Le style ne me touche pourtant absolument pas. Je lis page après page sans aucun intérêt. Etant donné le nombre de pages, c'est très pénible.
A titre préliminaire je préciserai que je n’entrerai pas dans la polémique du type « Méritait-il le Goncourt ? ». Un prix, au final, est peu de chose – juste le résultat, symbolique, d’une combinaison hasardeuse d’influences plus politiques que littéraires (ce dont vous pourrez certainement vous convaincre en regardant plus attentivement la composition des jurys), et ce n’est pas ça qui compte. Au plus ceci vous poussera-t-il peut-être à l’acheter, mais là encore, ce n’est pas la question.
On a beaucoup écrit sur Les bienveillantes. Sur le net, vous trouverez, outre cette page, des centaines de résultats. Les plus doctes comme les plus bavards se sont penchés sur le pourquoi d’un tel succès. Il me semble même qu’un bouquin dédié aux fautes qui s’y trouvent a été écrit (tâche d’une noblesse ô combien exquise), c’est dire.
Moi, je voudrais juste vous faire part de ce que j’ai pu ressentir (peut-être même à défaut de comprendre) en le lisant.
Concernant le titre, une rapide lecture de Wikipedia vous apprendra qu’il existe une référence au mythe d’Oreste. Contrairement à ce qui a été dit je ne sais plus ou, ce n’est pas l’Histoire elle même qui est réduite à un mythe (ce qui conduirait à une sorte de déresponsabilisation par distanciation), mais une histoire. Cette analogie, même si elle a ses limites, peut être prise comme fil directeur lorsqu’on suit le personnage.
Une histoire, disais je. Celle d’un Allemand, Aue, embarqué par le tumulte de la seconde guerre mondiale. De la dérive individuelle dans la dérive collective.
...
http://lelabo.blogspot.com/2007/01/les-bienveillantes-banalit-du-mal-ou.html
Roman qu'il faut avoir lu car il ne peut laisser indifférent.
Apologie ou critique du national socialisme ?
Liberté individuelle et destin collectif .
Le côté obscur qui est en chacun de nous.
De grands thèmes forts bien abordés dans un style alerte. On pourrait croire que l'auteur est vraiment le personnage central de ce roman de plus de 900 pages.
Dommage cependant que les explications sur l'organisation de l'Allemagne soit décrit de manière beaucoup trop longue et avec d'innombrables abréviations.
http://naturellement.typepad.fr/franck_naturellement/2007/01/les_bienveillan.html
J'ai fini, pendant mes vacances de fin d'année, le livre de Littell, "Les Bienveillantes".
J'en reste à mon premier sentiment, une oeuvre très bien écrite, qui mérite sans aucun doute son Goncourt, une écriture très maîtrisée, malgré les anglicismes révélés de ci, de là, une documentation hors pair, un style parfois picaresque, mais, par bien des égards, parfois trop romanesque.
Et c'est là, à mon avis, que ce livre perd beaucoup de sa rigueur. Alors que la guerre se déroule sur 800 pages, le dénouement prendra lui quelques paragraphes, jetés là en dernières pages.
Et quel dénouement ! Max échappe à la peine de mort après avoir chahuté Hitler, met fin à une enquête criminelle, tue son meilleur ami Thomas et s'échappe de Berlin à quelques heures de l'occupation soviétique. [je ne révèle rien de l'intrigue : dès les premières pages, on sait que Max va tuer son ami et se servir de son identité].
Ai-je tout lu ? Non, je dois avouer avoir carrément sauté la partie où inlassablement Max délire sur son amour incestueux dans un manoir perdu dans les brumes de la Prusse, sauvé in-extremis de l'armée rouge.
Malgré tout cela, malgré des longueurs, des invraisemblances, de redondances, ce livre m'a marqué, assez en tous cas pour que, plusieurs jours après l'avoir terminé, certains passages me soient revenus en mémoire, assez pour que je me surprenne à utiliser des expressions lues dans ce bouquin.
Mais je suis un piètre critique, et je m'arrêterais là sur les aspects littéraires. Ai-je aimé ? Oui. Le recommande-je ? Oui.
On a fait beaucoup de bruit autour de ce livre au moment de sa sortie, la plupart des critiques l’ont encensé. Je m’attendais à un chef-d’œuvre, à trembler d’émotion, à avoir presque peur au moment de tourner les pages. Finalement je ressors assez déçu de la lecture de ce livre. Les Bienveillantes est incontestablement un bon livre, mais il ne m’a pas emballé, loin de là. C’est beaucoup trop long à mon goût, l’auteur se perd dans des détails, inutiles à mon sens (le livre fait au moins 300 pages de trop). Le narrateur, le bourreau donc, est, finalement quelconque, je ne le trouve pas si cruel que ça (en tout cas moins que ce à quoi je m’attendais), finalement il n’est qu’un fonctionnaire – de la SS – qui, pour se justifier, avance l’argument : « je n’ai fait que mon travail ».
J’ai trouvé que le style était beaucoup trop « fouillis », dense, presque lourd par moments, l’auteur insiste trop sur les détails d’organisation de la SS, les grades…. L’écriture est parfois un peu trop scatologique à mon goût. Je trouve aussi que Littell tombe par moments dans la facilité, certaines choses sont trop facilement prévisibles.
Malgré tout le portrait du narrateur que nous dresse l’auteur, sa psychologie notamment, est très intéressant : homme torturé, solitaire, homosexuel, inceste… Presque normal !
Ce livre est un monument. Il est vrai toutefois qu'on se prend au fil de certaines pages à souhaiter que le personnage s'en sorte, parfois même à le comprendre, voire à le défendre, ce qui autorise à dire que ce livre ne doit pas être mis entre toutes les mains, en tous cas pas dans celles de ceux qui ne prendraient pas le recul indispensable. Mais c'est bel et bien un MONUMENT.
le récit implacable et froid d'un soldat SS en charge de la question juive pendant les années de guerre...se confondent deux histoires : celle des afres de la guerre et celle d'un homme qui, malgré sa foi et sa fidélité au national-socialisme se trouve confronté à son propre désarroi moral, son passé troublé, ses tourments, ses questionnements qui vont grandissant au fur et à mesure que la guerre se révèle dans tout ce qu'elle a de monstrueux. Dés lors on n'arrive pas à haïr ce bourreau qui, c'est vrai, n'a pas pour mission de participer directement au génocide - il effectue une mission d'observation - tout simplement parce que derrière chaque bourreau il y a avant tout un homme et que l'inhumain procède de l'humain.
toutefois on peut être décontenancé par la fin loufoque, totalement décalée, où tout devient imprévisible, saugrenu et sauvage, somme toute à l'image des névroses et délires du narrateur qui atteignent à la fin une grave intensité.