Pour moi, ce roman brille par l'originalité de l' exercice littéraire. L'auteur s'exprime à la première personne ce qui nous rapproche encore plus de l' héroïne, on se sent presque plus dans le récit autbiographique que dans le roman policer.De plus, dès le début on connait le coupable, ce qui change complètement la méthode d' écriture et de lecture. On s'interesse plus ici au cheminement psychologique des personnages. Rob Westerfield d'une part, qui s'avère être un psychopathe de la pire espèce, ou comment il en est arrivé là. Les parents d' Ellie ou comment un tel drame peut bouleversé une vie. Et enfin Ellie, qui au fil des pages accomplit son travail de deuil, ou pour employer une expression un peu galvaudée,comment la chrysallide se transforme en papillon.
Dernière originalité, l'histoire d' amour qui généralement soustend les romans de Mary Higgins Clarck est ici relégué au tout dernier plan et si l' héroïne voit encore la mort passer très près d'elle, elle n' est pas ici sauvée par son prince charmant. Ce sauveteur, ferme la boucle et après vingt trois ans, une nouvelle vie peut réellement recommencer pour la famille Cavanaugh.
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