La Ballade de l'impossibleLa Ballade de l'impossible

Nombre de critiques: 3


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Ajoutée le : 2008-07-08 18:49:54 par : guika
  • Livres 5.00/5

Il y pleut à verse dans ce livre. On y boit des alcools forts en grande variété et quantité, on y écoute de la musique anglo saxonne des années soixante, et on y lit du Fitzgerald, du Faulkner, du Thomas Mann. Tout cela ne ressemble pas à ce qu'on attend d'un romancier japonais.

http://arnivi.blogspot.com/2007/08/la-ballade-de-limpossible-haruki.html

Ajoutée le : 2008-06-30 00:05:18 par : clarinette
  • Livres 4.00/5

Watanabe est étudiant à Tokyo. Autour de lui évoluent différents personnages : Naoko dont il est amoureux, Kikuzi, son meilleur ami, Midori une jeune fille un peu excentrique…

Les liens se font et se défont avec tous ces personnages. Les sentiments sont à fleur de peau mais restent difficiles à exprimer. Les personnages parlent et se racontent beaucoup. Pourtant chacun garde un secret enfoui, et chacun à sa manière souffre d’un manque lié à une soif d’amour absolu impossible à assouvir qui mène parfois jusqu’à la folie et à la mort. Celle-ci est très présente. A travers le suicide de Kizuki, le meilleur ami de Watanabe, à travers la mort du père de Midori, malade du cancer… Chaque personnage est plus ou moins hanté par la mort. Murakami veut nous dire par là que la mort fait partie de la vie et qu’elle sommeille en chaque être tout au long de la vie...

la suite sur http://leslecturesdeclarinette.over-blog.com/article-877083.html

Ajoutée le : 2007-12-24 11:36:18 par : Woland
  • Livres 3.00/5

Noruwei no mori
Traduction : Rose-Marie Makino-Fayolle

Terminé hier un roman étrange et un peu flottant : "La Ballade de l'Impossible."
Pourquoi "flottant" ? Non en raison d'imprécisions dans l'intrigue ou dans le style, bien au contraire. Mais parce que j'ai eu l'impression, en le lisant, de flotter quelque part, au Japon bien sûr, mais surtout dans la sensibilité quasi féminine d'un homme. C'est aussi une sorte de roman initiatique amoureux.
A l'issue d'un voyage en avion où il a entendu diffuser "Norvegian Woods", des Beatles, son héros, Watanabe, âgé de trente-sept ans à l'ouverture du roman, entreprend de revenir sur ses années universitaires, de 1968 à 1970. Ce faisant, il va évoquer le suicide (inexpliqué) de son meilleur ami, Kizuki ; la liaison très particulière qui va l'unir avec Naoko, l'ex-petite amie de Kizuki ; sa rencontre enfin avec Midori, la seule femme je crois de cette histoire qui ne soit pas hantée par l'idée de la Mort et du suicide - ou plutôt qui les aborde comme ils devraient l'être : comme une simple continuation de la vie.
On parle souvent du nombre de suicides au Japon et le livre est littéralement habité par ce phénomène - avec la folie, inexplicable et génétique, en toile de fond.
C'est le premier Murakami que je lis et je trouve cet auteur très particulier. Tout d'abord en raison de sa finesse d'analyse. Puis en raison de son rythme, un rythme lent, rêveur, poétique, qui prend son temps, à dix mille lieues du roman habituel. Je sors de cette "Ballade" comme si je sortais d'un paysage japonais moyen-âgeux revu et corrigé par le réalisateur de "Ring." Je précise cependant qu'il n'y a pas de fantastique à proprement parler dans ce roman même si l'adolescente de 13 ans qui séduit le personnage de Reiko m'a évoqué l'héroïne maléfique de ce film d'horreur.
On aime ou on n'aime pas. Personnellement, j'ai aimé et je suis assez curieuse de connaître de relire cet auteur qui n'est cependant pas à recommander aux amateurs de romans d'action et chez qui l'on retrouve ce goût pour l'introspection que manifestèrent avant lui Yukio Mishima et Ishiguro. ;o)
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