Plus d'une fois, je me suis exclamée au cours de ma lecture en disant : elle est géniale ! Ecoute cela... Et là, je parle à mon mari qui hoche la tête sans m'écouter... Les passages les plus délectables sont rédigés autour du personnage principal : Adamsberg. Ses conversations avec les canadiens, puis sa réclusion, les sentiments qui le préoccupent, ses intimes convictions.
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http://monbiblioblog.blogspot.com/2005/09/sous-les-vents-de-neptune.html
La découverte d'une jeune fille assassinée de trois coups de couteau renvoie violemment Adamsberg au souvenir de son frère Raphael, disparu après avoir été soupçonné du meurtre de son amie, il y a trente ans.
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Les cadavres présentent les mêmes blessures qui ressemblent aux marques d'un trident façon Neptune, ce Dieu qui « règne sur la mer, sur ses azurs et ses tempêtes, mais aussi sur ses profondeurs et ses menaces abyssales ».
Rien n’arrête le commissaire qui veut enfin vivre en paix.
Pour cela, tous les voyages se valent, même une virée au Québec !
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Toujours aussi documentés, les romans de Fred Vargas continuent sur leur lancée.
On s’attache décidément à ce fameux Adamsberg dont l’auteur a trouvé pour le définir une formule poétique qui lui va à ravir : « un pelleteur de nuages ».
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Une lecture plaisante, une intrigue parfois tirée par les cheveux (des fausses pistes qui n’en sont pas vraiment), un langage québécois souvent abusif (point trop n’en faut), des personnages un poil caricaturaux (la vieille bourgeoise déchue transformée en hacker), mais un ouvrage savoureux grâce au talent de l’écrivain.
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Un style, la recherche du mot juste, un jeu sur les mots et les langages, la fantaisie côtoyant la minutie du détail, la poésie des images, les contes et les légendes, un humour qui frise la franche rigolade, des vérités sur l’humanité, l’amitié et l’amour, sur les « incartades de la vie ordinaire », sur ces « courts éclats de beauté saugrenue ».
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Chacun puise ce qu’il veut dans un rompol (roman policier version Vargas); moi, j’ai été servie même si Pars et vite et reviens tard demeure à mes yeux bien meilleur !
*Prix Duncan Lawrie Dagger 2007, prix du meilleur roman policier étranger paru en Grande-Bretagne.
Fred Vargas est une auteure (eh oui c'est du nouveau français, ça !) de polar bien de chez nous, la Simenon des temps modernes. J'ai beaucoup aimé les premiers livres, et puis on finit par se lasser car les personnages deviennent caricaturaux, leurs traits sympathiques des premiers ouvrages deviennent de bien grossiers traits. C'est un peu l'effet Pennac avec son Malaussène : on n'a jamais lu ça, le style est incisif dans le premier numéro de la série, le livre est court et percutant; on en redemande; alors sort le numéro 2, puis le 3, le 4... et à chaque fois de plus en plus épais, des histoires de plus en plus alambiquées, tordues, insuivables. Alors on se lasse...
Pour Vargas, quand même, on lit, parce qu'on sait que ça va bien se lire, et que ce sera plaisant tout de même. On n'en est pas encore au dégoût, pour ceux qui ont tout lu de ses romans. Mais j'aimerais quand même quelques autres personnages, quelques autres histoires...
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