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OumG28 mars 2017
Chroniques du pays des mères de Élisabeth Vonarburg
Antoné n'a jamais été très douée pour donner des explications simples ; elle a trop de respect pour l'exactitude scientifique ; entre une bonne histoire et de vilains faits, elle choisira toujours les faits ; elle n'a jamais pu admettre qu'une bonne histoire vaut parfois mieux - en attendant de pouvoir digérer les faits.
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fanfanouche2428 mars 2017
Morsures de Hélène Bonafous-Murat
Troublée, je me dis une fois de plus que les sentiments et le commerce faisaient un drôle de ménage. Ce n'était pas la première fois qu'une estampe tombée par hasard sous mes yeux me remuait intérieurement. Celle-ci, pourtant, était dotée d'un charme et d'un mystère qui me la rendaient étrangement attachante. Je sentais se tisser entre elle et moi des liens incompréhensibles. Je ne cherchais d'ailleurs pas à les comprendre; je les savourais, un point c'est tout. (p. 23) [Le Passage écho, mars 2017]
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Fifrildi28 mars 2017
Carmilla de Joseph Sheridan Le Fanu
Mais les rêves traversent les pierres des murs, éclairent des chambres enténébrées ou enténèbrent des chambres éclairées ; et leurs personnages, narguant tous les serruriers du monde, font leurs entrées ou leurs sorties comme il leur plait.
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Fifrildi28 mars 2017
Carmilla de Joseph Sheridan Le Fanu
Mais la curiosité est une passion turbulente et sans scrupules, et aucune jeune fille ne saurait endurer patiemment de se voir déjouée sur ce point par une autre.
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niouar_allaouz28 mars 2017
Pensées morales de Plutarque, recueillies et traduites par P.-Ch. Levesque (Collection des moralistes anciens) de Plutarque
Que signifie le mot Ei gravé sur la porte du temple de Delphes





Pour nous, l’existence n’est pas proprement notre partage. Toutes les substances périssables placées, pour ainsi dire, entre la naissance et la mort, n’ont qu’une apparence incertaine, et existent dans notre opinion plutôt qu’elles n’existent réellement. Veut-on appliquer son esprit pour les saisir par la pensée ? il en est d’elles comme d’un liquide qu’on presse dans ses mains ; à mesure qu’on le serre davantage, il s’écoule et se perd. Ainsi la raison, en voulant se former une idée évidente des substances passibles et muables, s’égare nécessairement, parce qu’elle s’attache à leur naissance ou à leur mort, sans pouvoir saisir en elles rien de permanent et qui ait une existence réelle. On ne descend pas deux fois dans le même fleuve, dit Héraclite. On ne trouve pas non plus deux fois dans le même état une substance périssable. Telle est la rapidité de ses changements, qu’un instant en réunit les parties et un instant les disperse ; elle ne fait que paraître et disparaître. Aussi ne parvient-elle jamais à un état qu’on puisse appeler existence, parce qu’elle ne cesse point de naître et de se former. Passant depuis le premier instant de sa conception par des vicissitudes continuelles, elle est successivement embryon, être animé, enfant, adolescent, jeune homme, homme fait, vieillard et décrépit. Une génération nouvelle détruit sans cesse les précédentes. Après cela, n’est-il pus ridicule que nous craignions la mort, nous qui sommes déjà morts tant de fois et qui mourons tous les jours? Héraclite disait que la mort du feu était la naissance de l’air, et que la mort de l’air donnait naissance à l’eau. Mais cela se vérifie bien plus sensiblement en nous-mêmes. L’homme fait meurt quand le vieillard commence ; et il n’avait lui-même existé que par la mort du jeune homme, et celui-ci parcelle de l’enfant. L’homme d’hier est mort aujourd’hui, et celui d’aujourd’hui mourra demain. Il n’est personne qui subsiste et qui soit toujours un. Nous sommes successivement plusieurs êtres, et la matière dont nous sommes formés s’agite et s’altère sans cesse autour d’un simulacre et d’un moule commun. En effet, si nous demeurons toujours les mêmes, pourquoi changeons-nous si souvent de goûts ? Pourquoi nous voit-on aimer, haïr, admirer, blâmer tour à tour les objets les plus contraires, varier à tous moments dans nos discours, nos sentiments, nos affections, et jusque dans notre figure ? Il n’est pas vraisemblable que cette diversité dans notre manière d’être se fasse sans quelque changement, et quiconque change n’est pas le même : s’il n’est pas le même, il n’a donc pas proprement l’existence ; mais par des changements continuels il passe d’une manière d’être à une autre. Nos sens, par l’ignorance de ce qui est réellement, nous font attribuer la réalité de l’être à ce qui n’en a que l’apparence.
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tiph8528 mars 2017
D'après une histoire vraie de Delphine de Vigan
Et peut-être avais-je besoin de cela : que quelqu'un s'intéresse à moi de manière exclusive. N'abritons-nous pas tous ce désir fou? Un désir venu de l'enfance auquel nous avons dû, parfois trop vite, renoncer. Un désir dont nous savons, à l'âge adulte, qu'il est égocentrique, excessif et dangereux. Auquel, pourtant, il nous arrive de céder.
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tiph8528 mars 2017
D'après une histoire vraie de Delphine de Vigan
Mais il me semble aussi que nous recherchons quelque chose qui n'existe en nous-mêmes que sous une forme mineur, embryonnaire ou contrariée. Ainsi, avons-nous tendance à nous lier avec ceux qui ont su développer une manière d'être vers laquelle sans y parvenir.
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iris2928 mars 2017
Dans l'ombre de Lena de Katarina von Bredow
Se laisser tomber en arrière et découvrir que quelqu'un vous rattrape : ça doit être immense.
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tiph8528 mars 2017
D'après une histoire vraie de Delphine de Vigan
Car tu es comme moi, Delphine, tu n'es pas du genre à appeler au secours. Dans le meilleur des cas, il t'arrive de mentionner, a posteriori, et si possible au détour d'une conversation, que tu viens de traverser une période difficile. Mais demander de l'aide au présent, au moment où tu t'enfonces, où tu te nois, je suis certaine que tu ne l'as jamais fait.
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Herve-Lionel28 mars 2017
Dans le Jardin de l'Ogre de Leïla Slimani
Elle est exaltée comme le sont les imposteurs qu'on n'a pas encore démasqués. Pleine de la gratitude d'être aimée, et tétanisée à l'idée de tout perdre.
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tiph8528 mars 2017
D'après une histoire vraie de Delphine de Vigan
Dans le conflit, je perds mes moyens, mon souffle est court, mon cerveau n'est plus irrigué, je suis incapable d'énoncer une succession d'arguments cohérents.
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tiph8528 mars 2017
D'après une histoire vraie de Delphine de Vigan
L. cultivait une forme de disponibilité à l'instant qu'il la rendait à mes yeux singulière, moi qui depuis si longtemps tentait d'apaiser mon anxiété par un souci plus ou moins efficace d'anticipation.
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marina5328 mars 2017
Là où les lumières se perdent de David Joy
La foi rendait vulnérable et faible. Elle menait à la déception, à la douleur, au regret, à tous ces trucs qui vous brisaient irrémédiablement. Ne pas croire apportait un sentiment de sécurité.
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tiph8528 mars 2017
D'après une histoire vraie de Delphine de Vigan
Tout se passe alors comme si ma timidité resurgissait d'un seul coup, je redeviens la petite fille ou la jeune fille rougissante que j'étais, incapable de prendre part d'une manière naturelle et fluide à la conversation, avec ce sentiment terrible de ne pas être à la hauteur, de ne pas être à la bonne place, d'ailleurs, la plupart du temps, au-delà de quatre convives je deviens mutique.

Au fil du temps j'ai fini par comprendre–ou bien est-ce l'alibi qui me tend rend les choses acceptables–que la relation à l'Autre ne m'intéresse qu'à partir d'un certain degré d'intimité.
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Guillaume4228 mars 2017
Au coeur des villages de france Provence-Alpes& Côte d'Azur de Alexandre Grenier
le village offre un spectacle d'une rare beauté : des falaises déchiquetées aux noms pittoresques - Chaussée des Géants, Val des Fées, Falaises de Sang
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Sirrah28 mars 2017
L'élégance du hérisson de Muriel Barbery
Il faut vivre avec cette certitude que nous vieillirons et que ce ne sera pas beau, pas bon, pas gai. Et se dire que c'est maintenant qui importe : construire, maintenant, quelque chose, à tout prix, de toutes ses forces. Toujours avoir en tête la maison de retraite pour se dépasser chaque jour, le rendre impérissable. Gravir pas à pas son Everest à soi et le faire de telle sorte que chaque pas soit un peu d'éternité.

Le futur, ça sert à ça : à construire le présent avec des vrais projets de vivants.
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OhOceane28 mars 2017
Cassandra de Todd Robinson
CHAQUE fois qu’on me pose la question, je réponds que ça fait bien longtemps qu’on se connaît, Junior et moi. Si quelqu’un me demande combien de temps, je lui réponds que ça n’est pas ses oignons. Personne n’a jamais insisté.

La vérité, c’est que ça remonte au Foyer. Un nom complètement ironique.

C’était toujours le Foyer.

Jamais notre foyer.

Le nom complet était le Foyer de garçons Saint-Gabriel. Ou Saint-Gab. Ou le Foyer Saint-Gab. En tout cas, ce n’était pas notre foyer. C’était à moitié un établissement de détention pour mineurs, à moitié un centre de réinsertion.

La plupart des gamins étaient orphelins de naissance. Junior et moi, on appartenait à la minorité. On avait eu une famille, à une époque. J’étais arrivé à huit ans, l’âge où j’avais tout perdu.

Imaginez ça. Essayez de vous rappeler vos huit ans. Essayez de vous rappeler tout ce qui comptait pour vous en ce temps-là. Et maintenant, imaginez que vous perdez tout.
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ssstella28 mars 2017
Bon rétablissement de Marie-Sabine Roger
La vie est un escroc sans scrupules : si on n'y prend pas garde, elle vous plume à vif et vous laisse repartir avec les poches vides, comme un flambeur qui sort d'un casino.
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OhOceane28 mars 2017
Cassandra de Todd Robinson
LE Garçon avait huit ans lorsqu’il apprit la haine.

Aujourd’hui encore, il a du mal à se rappeler les événements dans l’ordre où ils s’étaient produits. Il sait comment l’histoire doit se terminer, mais il a beau essayer, les épisodes partent à la dérive dans son esprit comme les flocons dans une boule à neige.

Les cris et le sang avaient suivi la première explosion. Ça, il en est sûr. Tellement de sang.

La deuxième explosion. Il courait vers lui. Il se jetait sur un adulte, comme une bête enragée qui ne se soucie guère de n’avoir aucune chance. Il était grand pour son âge. Malgré tout, il n’avait aucune chance.

Pan. Il était mort. Comme ça. Il avait perdu connaissance, sans la moindre idée d’où il était. De l’heure qu’il était. De qui il est, ni où il est.

Pan. Il était ressuscité. Un curé. Il ne comprend pas ce qu’il dit. L’intérieur d’une ambulance, en train de se faufiler dans la circulation de Boston, le médecin incapable de retenir ses larmes tandis qu’il tente d’arrêter le flux de sang qui ne cesse de se déverser. Le Garçon ne savait pas qu’il avait tant de sang dans son corps. Il savait qu’il allait bientôt en manquer. Il était terrorisé.

Pan. Sur une civière. Des
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colimasson28 mars 2017
Approches de l'imaginaire de Roger Caillois
Voilà […] le miracle accompli d’une foi qui prétend qu’elle est science, ou, si l’on préfère, d’une science qui fait fonction de foi, d’un lot de connaissances et de recettes où tous, en principe, gardent accès et qui demeure néanmoins le monopole d’une faction.
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