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Citations les plus appréciées
Nastasia-B27 février 2017
Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline
J'avais beau me retourner et me retourner encore sur le petit plumard je ne pouvais accrocher le plus petit bout de sommeil. Même à se masturber dans ces cas-là on n'éprouve ni réconfort, ni distraction. Alors c'est le vrai désespoir.

Ce qui est pire c'est qu'on se demande comment le lendemain on trouvera assez de forces pour continuer à faire ce qu'on a fait la veille et depuis déjà tellement trop longtemps, où on trouvera la force pour ces démarches imbéciles, ces mille projets qui n'aboutissent à rien, ces tentatives pour sortir de l'accablante nécessité, tentatives qui toujours avortent, et toutes pour aller se convaincre que le destin est insurmontable, qu'il faut retomber au bas de la muraille, chaque soir, sous l'angoisse du lendemain, toujours plus précaire, plus sordide.

C'est l'âge aussi qui vient peut-être, le traître, et nous menace du pire. On n'a plus beaucoup de musique en soi pour faire danser la vie, voilà. Toute la jeunesse est allée mourir déjà au bout du monde dans le silence de vérité. Et où aller dehors, je vous le demande, dès qu'on n'a plus en soi la somme suffisante de délire ? La vérité, c'est une agonie qui n'en finit pas. La vérité de ce monde c'est la mort. Il faut choisir, mourir ou mentir. Je n'ai jamais pu me tuer moi.
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 Coluche
palamede22 mars 2017
Coluche
Je ferai aimablement remarquer aux hommes politiques qui me prennent pour un rigolo que ce n'est pas moi qui ai commencé.
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 Voltaire
palamede23 mars 2017
Voltaire
La politique a sa source dans la perversité plus que dans la grandeur de l’esprit humain.
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 Coluche
palamede16 mars 2017
Coluche
En politique, les études c'est très simple, les études c'est cinq ans de droit, tout le reste de travers.
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Nastasia-B03 mars 2017
Les Caractères ou les moeurs de ce siècle de Jean de La Bruyère
L’étude des textes ne peut jamais être assez recommandée ; c’est le chemin le plus court, le plus sûr et le plus agréable pour tout genre d’érudition. Ayez les choses de la première main ; puisez à la source ; maniez, remaniez le texte ; apprenez-le de mémoire ; citez-le dans les occasions ; songez surtout à en pénétrer le sens dans toute son étendue et dans ses circonstances.



De quelques usages : 72.
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Nastasia-B05 mars 2017
Les Caractères ou les moeurs de ce siècle de Jean de La Bruyère
Les enfants sont hautains, dédaigneux, colères, envieux, curieux, intéressés, paresseux, volages, timides, intempérants, menteurs, dissimulés ; ils rient et pleurent facilement ; ils ont des joies immodérées et des afflictions amères sur de très petits sujets ; ils ne veulent point souffrir de mal, et aiment à en faire : ils sont déjà des hommes.



De l'homme : 50.
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Nastasia-B05 mars 2017
Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline
J'avais pas le culot de leur dire pendant le jour, quand j'étais en face d'eux, mais d'où j'étais je ne risquais rien, je leur ai crié « Au secours ! Au secours ! » rien que pour voir si ça leur ferait quelque chose. Rien que ça leur faisait. Ils poussaient la vie et la nuit et le jour devant eux les hommes. Elle leur cache tout la vie aux hommes. Dans le bruit d'eux-mêmes ils n'entendent rien. Ils s'en foutent. Et plus la ville est grande et plus elle est haute et plus ils s'en foutent. Je vous le dis moi. J'ai essayé. C'est pas la peine.
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Jim Harrison
mesrives26 février 2017
Jim Harrison
Je trouve passablement ironique que ce soit un Français qui ait pris les plus belles et les les plus authentiques photographies des Indiens d'Amérique que j'aie jamais vues. Guy Le Querrec a l'oeil splendide mais impitoyable d'un tragédien Le Parcours de la Mémoire de Big Foot, organisé afin de commémorer le centième anniversaire de Wounded Knee, a eu lieu au mois de décembre, par un froid terrible: il a fait au dessous de moins quinze pendant des jours et des jours. Malgré cette température polaire, ces photos allumeront un feu dans votre esprit, un feu qui durera toujours si vous êtes un être humain digne de ce nom. Il reste à décider si en Amérique nous sommes collectivement des êtres humains. L'âme de notre nation restera condamnée tant que sur cette affaire nous n'agirons pas avec honneur.
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 Cicéron
nannou7120 mars 2017
Cicéron
On voit qu'un ami est sûr quand notre situation ne l'est pas.
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Boris Vian
palamede19 mars 2017
Boris Vian
La complainte du progrès



Autrefois pour faire sa cour, on parlait d'amour

Pour mieux prouver son ardeur, on offrait son cœur

Maintenant c'est plus pareil, ça change, ça change

Pour séduire le cher ange, on lui glisse à l'oreille, ah,

Gudule!



Viens m'embrasser et je te donnerai

Un frigidaire, un joli scooter un atomixer et du Dunlopillo

Une cuisinière avec un four en verre

Des tas de couverts et des pelles à gâteaux

Une tourniquette pour faire la vinaigrette

Un bel aérateur pour bouffer les odeurs

Des draps qui chauffent, un pistolet à gaufres

Un avion pour deux et nous serons heureux.



Autrefois, s'il arrivait que l'on se querelle

L'air lugubre, on s'en allait en laissant la vaisselle

Maintenant, que voulez-vous, la vie est si chère

On dit rentre chez ta mère et l'on se garde tout, ah,

Gudule!



Excuse-toi ou je reprends tout ça

Mon frigidaire, mon armoire à cuillères

Mon évier en fer et mon poêle à mazout

Mon cire-godasses, mon repasse-limaces

Mon tabouret à glace et mon chasse-filous

La tourniquette à faire la vinaigrette

Le ratatine-ordures et le coupe-friture

Et si la belle se montre encore cruelle

On la fiche dehors pour confier son sort



Au frigidaire, à l'efface-poussière

A la cuisinière, au lit qu'est toujours fait

Au chauffe-savates, au canon à patates

À l'eventre-tomates, à l'écorche-poulet

Mais très très vite, on reçoit la visite

D'une tendre petite qui vous offre son cœur

Alors, on cède car il faut qu'on s'entraide

Et l'on vit comme ça jusqu'à la prochaine fois

Et l'on vit comme ça jusqu'à la prochaine fois.
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Nastasia-B01 mars 2017
Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline
À Topo en somme, tout minuscule que fût l'endroit, il y avait quand même place pour deux systèmes de civilisation, celle du lieutenant Grappa, plutôt à la romaine, qui fouettait le soumis pour en extraire simplement le tribut, dont il retenait, d'après l'affirmation d'Alcide, une part honteuse et personnelle, et puis le système Alcide proprement dit, plus compliqué, dans lequel se discernait déjà les signes de second stade civilisateur, la naissance dans chaque tirailleur d'un client, combinaison commercialo-militaire en somme, beaucoup plus moderne, plus hypocrite, la nôtre.
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Jules Renard
nannou7113 mars 2017
Jules Renard
L'idéal du calme est dans un chat assis.
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Victor Hugo
gouelan27 février 2017
Victor Hugo
L'homme est fait non pas pour traîner des chaînes, mais pour ouvrir des ailes.
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Michel Audiard
genou18 mars 2017
Michel Audiard
Une habitude bien française consiste à confier un mandat aux gens et de leur contester le droit d'en user.
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Nastasia-B06 mars 2017
L'amour sans le faire de Serge Joncour
Dans l'amour il y a bien plus que la personne qu'on aime, il y a cette part de soi-même qu'elle nous renvoie, cette haute idée que l'autre se fait de nous et qui nous porte.
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Nastasia-B28 février 2017
Les Caractères ou les moeurs de ce siècle de Jean de La Bruyère
L’on s’insinue auprès de tous les hommes, ou en les flattant dans les passions qui occupent leur âme, ou en compatissant aux infirmités qui affligent leur corps ; en cela seul consistent les soins que l’on peut leur rendre : de là vient que celui qui se porte bien, et qui désire peu de choses, est moins facile à gouverner.



De l'homme : 109.
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palamede01 mars 2017
Eluard : Oeuvres complètes, tome 1 : 1913-1945 de Paul Eluard
Les sept poèmes d’amour en guerre



Au nom du front parfait profond


Au nom des yeux que je regarde


Et de la bouche que j’embrasse


Pour aujourd’hui et pour toujours


Au nom de l’espoir enterré


Au nom des larmes dans le noir


Au nom des plaintes qui font rire


Au nom des rires qui font peur


Au nom des rires dans la rue


De la douceur qui lie nos mains


Au nom des fruits couvrant les fleurs


Sur une terre belle et bonne


Au nom des hommes en prison


Au nom des femmes déportées


Au nom de tous nos camarades


Martyrisés et massacrés


Pour n’ avoir pas accepté l’ombre


Il nous faut drainer la colère


Et faire se lever le fer


Pour préserver l’image haute


Des innocents partout traqués


Et qui partout vont triompher.

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Nastasia-B08 mars 2017
Ce Nord maudit, et autres nouvelles ; suvi de : Journal du Nord de Iouri Kazakov
(Voici ma 8264ème citation sur Babelio et probablement dernière avant longtemps. Merci à toutes celles et tous ceux qui les ont lues et appréciées depuis 5 ans.)



— Dis-moi un peu, me demanda mon ami, est-ce que tu plais aux femmes ?

— Non, répondis-je. Je ne suis pas beau. Je m'ennuie toujours. Et puis, je ne sais pas…

— Moi, il n'y a que les moches, dit mon ami. Pour ça, je suis gâté. Je ne peux pas en voir une sans que ça me travaille, elles me font pitié. Et elles le sentent, les garces. Des jolies, je ne sais pas, mais je n'en ai jamais eu. C'est quand même curieux.

— Qu'elles aillent se faire voir, dis-je. Les jolies, ça te fait tourner en bourrique, tandis que comme ça, tu vois, on a l'esprit en repos.

— Mais c'est peut-être de ça que j'ai besoin, de tourner en bourrique ? Peut-être que c'est précisément de ça que j'ai envie, d'un truc à en crever, tu comprends ? D'y laisser ma nom de cinq cent mille diables de peau ! Hein ?

— Allons ne t'en fais pas comme ça, dis-je, calme-toi, mon vieux. Toi, au moins, tu en as des moches, moi je n'en ai pas du tout. Et tu vois, ça ne m'empêche pas d'être là à siroter mon cognac et écouter la musique.



CE NORD MAUDIT.
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Marcel Jullian
genou11 mars 2017
Marcel Jullian
Pour un homme, recevoir le pouvoir, c'est un peu, comme pour un champ, recevoir la grêle. Pour les deux, l'important est de savoir si la culture, après, s'en remettra.
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palamede04 mars 2017
Le gai savoir de Friedrich Nietzsche
Il faut apprendre à aimer



...Nous finissons toujours par être récompensés pour notre bonne volonté, notre patience, notre équité, notre tendresse envers l'étrangeté, du fait que l'étrangeté peu à peu se dévoile et vient s'offrir à nous en tant que nouvelle et indicible beauté : - c'est là sa gratitude pour notre hospitalité. Qui s'aime soi-même n'y sera parvenu que par cette voie : il n'en est point d'autre. L'amour aussi doit s'apprendre.
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