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14-18 tome 1 sur 10
EAN : 9782756035307
56 pages
Delcourt (20/08/2014)
4.02/5   140 notes
Résumé :
1er août 1914. Louis, Jacques, Maurice, Armand, Denis, Arsène, Pierre et Jules sont mobilisés. Huit amis, âgés d'une trentaine d'années, issus de la même petite ville et affectés dans le même régiment d'infanterie. Ensemble, ils découvrent les premiers combats, les premiers doutes et les premiers ordres absurdes, point de départ de quatre longues années dont certains reviendront, d'autres non.
Que lire après 14-18, tome 1 : Le Petit Soldat (août 1914)Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (39) Voir plus Ajouter une critique
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Paris, février 1919. Les Laborde entrent dans le cabinet d'un médecin. Louis retire l'écharpe qui lui cache la moitié du visage. Et pour cause, Louis est une gueule cassée de la Grande Guerre, la moitié du visage complètement abîmée et des problèmes d'élocution. le médecin se réjouit tout de même de la cicatrisation qui est en bonne voie et informe le couple que la prothèse devrait arriver la semaine suivante. Elle, trouve qu'il dort mal et mange comme un moineau. Lui, répète inlassablement la même phrase depuis son retour. Elle ne comprend pas pourquoi...
1er août 1914. La fête bat son plein au village. On tire à la carabine, on fait du manège, on danse au son de l'orchestre, on fait un tour dans L'incroyable musée des curiosités, on mange des gaufres. L'on trinque et les esprits s'échauffent parfois. Mais l'ambiance reste bon enfant. Lorsque le tambour se fait entendre, l'on arrête tout et l'on écoute presque religieusement cet avis à la population. L'annonce de la mobilisation, même si ce n'est pas une surprise, a brisé tout élan et chacun repart de son côté, encore ignorant de ce qu'il allait se passer...

Éric Corbeyran nous plonge dans les prémices d'une guerre interminable... Dans ce premier album, d'une série qui en comptera 10, nous sommes à la veille de la mobilisation et l'on fait la connaissance avec un groupe d'amis inséparables. Des amis depuis l'école qui ont tout partagé, traversé les mêmes peines et les mêmes joies. Il y a Denis, Jules, Arsène, Pierre, Louis, Maurice, Jacques et Armand. Autour d'eux, Hermeline, Bernadette, Gilberte, Lucie, Rose, Nicole et Jocelyne. Huit hommes et huit femmes, originaires du même village, qui traverseront la Grande Guerre. À peine le temps de savourer quelques moments d'insouciance que les hommes sont appelés au front. Éric Corbeyran nous offre un album qui, sans verser dans l'originalité, fait montre d'un scénario captivant habité par des personnages très attachants et servi par un graphisme magnifique. Étienne le Roux, entouré de Loïc Chevallier et Jérôme Brizard, nous plonge dans une ambiance passéiste de par ses tons sépia. Les traits sont expressifs, le trait semi-réaliste efficace et les cadrages variés. Rien à redire si ce n'était ces visages, d'hommes et de femmes, qui se ressemblent trop.
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Merci aux 48h BD de m'avoir permis de découvrir cette série à prix réduit ! Beau scénario d'Eric Corbeyran semble-il fort inspiré par le sujet, chouettes dessins d'Etienne le Roux passé de la l'illustration à la BD ici assisté aux décors de Loïc Chevallier et de Jérôme Brizard à la colorisation

Paris, février 1919 : une gueule cassée gravement mutilée dans sa chair et dans son âme essaie de se reconstruire à l'aide de son épouse et des médecins, mais il ne peut plus prononcer qu'une seule phrase qu'à part lui personne ne comprend le sens…
Un bourg perdu franco-français, 1er août 1914 : la vie est belle d'un côté pour Pierre, Jules, Louis, Maurice, Arsène, Denis, Armand et Jacques, et d'un autre côté pour Hermeline, Bernadette, Gilberte, Nicole, Lucie, Rose, Jocelyne… Cette mise en place qui fait la part belle à la bagatelle est mine de rien un peu ardue : on présente simultanément tous les personnages qui se ressemblent peu ou prou pour cause de charadesign fluctuant pas assez différencié, et ce malgré le who's who offert par les couvertures intérieures. Toujours est-il que l'ordre de mobilisation est donné est que rapidement les personnages doit faire face davantage à une hiérarchie incompétente et tyrannique qu'à l'ennemi honni… Car oui, les mêmes officiers prêts à faire fusiller leurs propres subordonnés pour de simples retards auraient préféré se bouffer un bras plutôt que de reconnaître qu'ils ont fait n'importe quoi (et puis de toutes les manières ils en ont rien à foutre, c'est les sans-dents qui paieront leurs pots cassés ! Maudits, soyez tous maudis vous et vos semblables !!!). Rien que pour l'année 1914, 162 généraux ont été « limogés » pour faute professionnelle (c'est-à-dire mutés à Limoges et ses environs plutôt que d'être virés à coups de pieds dans le cul ou passés au peloton d'exécution, qu'ils auraient largement mérité, en raison de leur appartenance aux classes sociales privilégiées et du 2 poids 2 mesures si cher auxdites classes sociales privilégiées)… Mais qu'est-ce que c'est que cette armée mexicaine à la noix ??? Et mêmes les mêmes causes produisant les mêmes effets les pauvres soldats français auront ensuite droit OMG aux boucheries de masse des Dardanelles, de Verdun et du Chemin des Dames…

J'ai une infinie compassion pour ces générations qui ont été élevées dans le mensonge : la revanche ardemment attendue, la prétendue supériorité de la race française, la haine du voisin allemand qualifié à la fois de barbare et d'Antéchrist, tout cela attisé à grand renfort d'éducation nationale plus nationaliste tu meurs, de presse chauvine complètement délirante et de littérature jeunesse militariste, xénophobe et raciste ! A tous ces Français on avait vendu une victoire rapide et facile, beaucoup d'entre eux n'en revinrent pas et ceux beaucoup de ceux qui en revinrent auraient préféré y rester… Ne remercions pas ces élites planquées qui ont envoyé à la mort et à la souffrance des millions de gens en lieu et place d'eux-mêmes ! (refrain trop malheureusement connu…)
Les pamphlets au vitriol de Humphrey Cobb et de Stanley Kubrick, le livre et son adaptation cinématographique pareillement intitulés "Les Sentiers de la gloire", censurés en France pour laisser tranquille des bouchers appartenant aux très hautes classes sociales, sont largement en dessous de la vérité… Car il faut dire les choses, une caste pourrie gâtée a envoyé à la mort des millions de gens, et a condamné à la souffrance des dizaines des millions de gens juste pour satisfaire son ego démesuré (et aussi pour augmenter ses avoirs bancaires soit dit en passant). J'ai honte qu'un Président de la République française ose commémorer ce qu'il n'a jamais été autre chose qu'une boucherie sans nom commanditée par des incompétents sociopathes pour qui le peuple n'a jamais été autre chose qu'un ressource humaine corvéable à merci ne servant pas à grand-chose d'autre que de chair à canon… Oh oui j'ai honte, et je maudis cette caste à jamais, car leurs descendants continuent à prendre les peuples de haut en osant encore dire qu'il suffit d'une bonne guerre pour remettre les choses dans en ordre et faire repartir la machine économique (en ciblant untel ou untel comme ennemi héréditaire du moment)… Pour ces gens-là il ne reste plus que deux solutions : l'hôpital psychiatrique ou la guillotine ! (la première solution a ma préférence car s'il existe des camisoles chimiques pour les criminels sexuels, on doit bien pouvoir élaborer des camisoles chimiques pour les criminels politiques et économiques…)
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Cette série est une référence, tout a été minucieusement reconstitué, l'insouciance de la jeunesse, les couleurs , les dessins collent à l'époque jusqu'au vocabulaire utilisé.

Le contraste entre le départ au front «la fleur au fusil» et la rencontre avec la mort et l'absurdité de la guerre et des ordres donnés est saisissant.

Une grande réussite, vite la suite...

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Je l'ai lue avec beaucoup d'intérêt, le monde d'avant guerre est très bien restitué. J'y ai reconnu l'ambiance décrite dans de nombreux documentaires. C'est presque trop réel pour me fidéliser car je été choquée par le réalisme de l'histoire avec cette gueule cassée dès la première page, et après par les embuscades et le sang. C'est une bd que je ne poursuivrais pas car je connais la suite de l'histoire, la vraie et comme les personnages sont attachants je n'ai pas envie de les voir tomber sous les tirs ennemis. Je ne suis qu'humaine. Je ne la conseille pas aux plus jeunes. Rien à voir avec les lancers de romains d'Obélix.
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La fête foraine bat sont plein dans un petit village de la France profonde. Ils sont huit amis à prendre du bon temps entre le flirt, les tours de manège et le tir à la carabine. Riches ou pauvres, forts en gueule ou réservés, ils aiment prendre une cuite, rire, se confier, se quereller, parfois même en venir aux mains, unis depuis les bancs de l'école communale. Mais en ce 1er août 1914, la fête est gâchée par l'appel à la mobilisation générale. Ils le savent, ils vont devoir combattre contre les allemands. Et, le 3 août, Louis, Jacques, Maurice, Armand, Denis, Arsène, Pierre et Jules partent pour le front, certains d'être de retour dans quelques semaines...

Une bonne entrée en matière pour cette série qui se propose de raconter, de manière très réaliste, la première guerre mondiale. Ce premier tome montre le contraste entre l'état d'esprit des soldats, persuadés que le conflit ne saurait s'éterniser, et la confrontation avec la dure réalité d'une guerre, meurtrière dès les premiers jours. Corbeyran insiste aussi sur l'incompétence des gradés, prêts à sacrifier leurs hommes plutôt que de reconnaître leurs erreurs. Nos huit héros se rendent vite compte qu'ils ne sont que de la chair à canon et que les allemands ne seront pas leurs seuls ennemis.
Le scénario est efficace, bien documenté, très rythmé. Les décors sont très réalistes. En revanche, le nombre important de personnages porte à confusion. On a du mal, de prime abord, à différencier les huit jeunes hommes et leurs petites amies.
Pas original mais instructif.
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critiques presse (1)
Sceneario
29 juillet 2014
Le style de Le Roux arrive à bien faire passer l'émotion. Ce premier tome de la série 14-18 est une très bonne surprise. Un titre qu'il ne faut pas rater.
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations et extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
Je prends la vie comme elle me vient, Nini... Je préfère m'attacher à rien d'autre qu'aux reflets des belles choses...
Le temps d'une esquisse...d'un profil...d'un mouvement...d'un sourire... capter l'instant présent...le décrire...
...et le laisser filer sans chercher à le retenir...
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L'annonce de la mobilisation, même si ce n'était pas une surprise pour personne, avait brisé l'élan et dégrisé les esprits. À cet instant, nous ignorions que nous étions sur le point de vivre une invraisemblable folie.
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-On ferait un beau couple toi et moi, tu ne crois pas ?
-Non... je ne crois pas...
-T'es désolant Maurice...
-Désolé...
-Non, c'est moi qui me désole... Un si beau gars tout seul... C'est de la bonne marchandise gâchée!
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Les soldats allemands ne sont pas nos seuls adversaires... Il va falloir aussi se défier du corps de nos propres officiers et de leurs valets de pieds !

Page 53
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Je prends la vie comme elle me vient, Nini... Je préfère ne m'attacher à rien d'autre qu'aux reflets des belles choses...
Le temps d'une esquisse... D'un profil... D'un mouvement... D'un sourire...
Capter l'instant présent... Le décrire... Et le laisser filer sans chercher à le retenir...
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Videos de Éric Corbeyran (42) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Éric Corbeyran
À l'aube du 2e siècle de notre ère, en Calédonia, les tribus scots sont confrontées à une invasion romaine. Elles s'allient pour l'occasion aux géants Fomôrés, derniers survivants d'un vaisseau échoué jadis près de leurs côtes. Lucius, centurion romain et commandant en chef de la lXe légion, retient en otage Leta, fille du puissant chef de clan scot Galam . Entre haine et passion, leur relation toxique va conduire Leta à trahir celui qui avait fini par lui accorder sa confiance, précipitant les légions romaines vers une défaite cuisante face aux tribus scots et leurs alliés mythologiques, les géants Fomôrés.
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