
par mushmish, le 2008-05-11 21:54:01
Un classique, rien à dire, c'est juste grandiose, chaque poème est ciselé tel un bijou... il n'est pas à conseiller
La secondeédition desFleurs du mal, privée des six "pièces condamnées" en correctionnelle pour immoralité, paraît en 1861. Romantiques par la mélancolie à l'ombre de laquelle ils s'épanouissent, parnassiens par leur culte du Beau et la rigueur de leur composition (ils sont dédiés à Théophile Gautier), ces poèmes illustrent lathéorie descorrespondanceshorizontales entre leséléments visibles et invisibles, qui sont comme de "longs échos qui de loin en loin se confondent" pour s'élever en correspondances verticales "ayant l'expansion des choses infinies". Exploration du matériau grouillant qu'est la vie, cette quête spirituelle conduit le poète, tiraillé entreSpleen et Idéal,à travers diverses expériences pour échapper à la dualité déchirante. L'amour, un temps envisagé, est bien vite écarté au profit de l'activité qui caractérise lesTableaux parisiens. Mais la contemplation urbaine s'achève sur la vision presque hallucinatoire des brouillards matinaux. Viennent alorsLe Vinet autres plaisirs artificiels, puis le vice, fleurs du mal qui n'offrent que mirage et dégoût. Dans une ultime tentative pour échapper au spleen, le poète pousse un cri deRévolteblasphématoire dont les répétitions ne sont plus des échos incantatoires, mais des piétinements stériles. ResteLa Mort.--Sana Tang-Léopold Wauters