> Jacques Mailhos (Traducteur)

ISBN : 2351780140
Éditeur : Editions Gallmeister (2008)


Note moyenne : 4.3/5 (sur 10 notes) Ajouter à mes livres
Le ranch de John Vogelin est toute sa vie. Sous le ciel infini et le soleil éclatant du Nouveau-Mexique, le vieil homme ne partage sa terre qu'avec les coyotes, les couguars et autres animaux qui peuplent les montagnes et le désert. Jusqu'au jour où l'US Air Force décid... > voir plus
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Critiques et avis

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  • Par keisha, le 18 juin 2010

    keisha
    Ce roman est paru en 1962 et s'inspire d'un événement datant de plusieurs années en arrière, mais est cependant une oeuvre de fiction. En ces années là aux Etats Unis, le « méchant » c'est l'Union soviétique, et le gouvernement américain voudrait bien agrandir son Champ de Tirs de Missiles de White Sands, quelque part au Nouveau Mexique, en rachetant les terres des propriétaires alentour.
    Mais John Vogelin n'a absolument pas l'intention d'abandonner son ranch!

    « Ça m'est égal. J'en veux pas, de leur sale argent public. Tout ce que je veux, c'est qu'ils me foutent la paix, qu'ils me laissent travailler dans mon ranch, et qu'ils me laissent mourir ici et léguer le domaine à mon héritier. »

    Droit dans ses bottes (de cow boy) le vieil homme se moque que son intransigeance constitue « une entrave malveillante et délibérée à l'effort de défense nationale » et refuse d'admettre que « la sécurité nationale prime sur la propriété privée et sur les sentiments individuels ».
    Son ranch vivote sous la chaleur accablante au milieu de nulle part, mais un nulle part sauvage et d'une beauté extraordinaire qu'il connaît dans les moindres détails, alors, aux civils doucereux venus lui faire signer des papiers d'expropriation, aux militaires sur équipés qui le menacent, sa réponse demeure « Gardarem lou rancho ».
    Mais L'intérêt individuel peut-il passer avant l'intérêt collectif? John se bat courageusement.

    L'idée géniale d'Edward Abbey est de faire raconter cette lutte du pot de terre contre le pot de fer par le jeune Billy, le petit fils de John. le môme idolâtre son grand père, et est ravi de venir chez lui passer des vacances, à cheval le plus possible, l'estomac bien lesté d'une nourriture roborative de cow boy (oeufs, pommes de terre, bacon, pain) ou mexicaine, après une toilette de chat...

    Plus intimiste que le gang de la clé à molette, ce roman déploie sous nos yeux la splendeur des paysages du Nouveau Mexique, décrit une vie rude et proche de la nature, dans un style bourré de tendresse (grand père et petit fils) et d'humour. Edward Abbey sait faire passer ses idées avec ironie et finesse, c'est du grand art.

    Une histoire qui a tout pour devenir un classique. Superbe, incontournable, beau, intelligent, on frôle la perfection du genre.

    Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-le-feu-sur-la-mo..
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    • Livres 5.00/5
    Par alaiseblaise, le 11 avril 2011

    alaiseblaise
    Le ranch de John Vogelin est toute sa vie. Sous le ciel infini et le soleil éclatant du Nouveau-Mexique, le vieil homme ne partage sa terre qu'avec les coyotes, les couguars et autres animaux qui peuplent les montagnes et le désert.

    Jusqu'au jour où l'US Air Force décide d'y installer un champ de tir de missiles. Déterminé à défendre sa terre, le rancher irascible et borné engage alors un bras de fer avec l'armée.
    Or un vieil homme en colère est comme un lion des montagnes : acculé, il se battra jusqu'à la mort.
    Edward Abbey explore les thèmes qui ont fait de lui une figure incontournable de la contre-culture et confirme qu'il est l'un des meilleurs écrivains de l'Ouest américain.

    Un émouvant western militant !
    A lire absolument !
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    • Livres 4.00/5
    Par Chrisalaude, le 12 octobre 2010

    Chrisalaude
    « Lumineux, lumineux Nouveau-Mexique ». Dès la première phrase du roman, l'immense amour que l'auteur porte à la nature, et plus particulièrement aux grands espaces de l'Ouest américain arides et sauvages, irradie les pages.

    Nous voilà transportés dans les années 70 au cœur d'un désert brûlant, minéral et majestueux, dans ce ranch perdu au milieu de nulle part. Et ce vieux cow-boy aussi rude que sa terre, vu à travers les yeux émerveillés de son petit-fils, qui livre un combat farouche et sans compromis pour défendre cette terre qui l'a vu naître, est bouleversant.

    Comme l'enfant, nous, lecteurs, tremblons pour le vieil homme et son combat désespéré. Un livre magnifique dont l'extraordinaire puissance d'évocation en fait une ode à la nature sauvage. Lumineux, lumineux roman.
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    • Livres 5.00/5
    Par liratouva2, le 15 avril 2011

    liratouva2
    Pour avoir lu les résumés de l'éditeur, ci-dessus, celui de Keisha qui m'a fait découvrir cet auteur et celui de papillon, je connaissais en partie déjà l'histoire avant de commencer ce roman et pourtant ça ne m'a pas dérangée. La lecture en a été extrêmement facile et agréable.
    Je craignais les longues descriptions puisqu' il s'agit pour les héros, le narrateur et son grand-père, de défendre à tout prix leurs terres et le ranch familial aux abords du désert du Nouveau-Mexique. En réalité elles se glissent tellement bien dans le récit qu'on les remarque à peine.
    Dès la première page je me suis attachée à ce garçon de douze ans qui raconte la dernière aventure vécue à côté de son grand-père adoré, pendant deux mois et demi d'un été torride de ces années 70 où le monde était encore en pleine guerre froide.
    Sur les dix chapitres du récit, les trois premiers sont consacrés au bonheur de vivre dans ce ranch isolé avec pour seule compagnie celle du grand-père de soixante dix ans, servi par une famille dévouée d'Indiens métissés. Heureusement il y a Lee, l'ami à toute épreuve, le jeune cow-boy désormais marié et propriétaire d'une agence immobilière mais prêt à tout pour soutenir son vieil ami.
    Ensemble ils vont vivre des moments simples et heureux avec les longues explorations à cheval et les soins donnés aux vaches et aux autres animaux. Pendant ce temps, un lion en liberté rôde dans les parages. Ce sont des journées de rêve, de celles qu'on ne peut plus jamais oublier. Ainsi lorsqu'ils partent tous les trois à la recherche du cheval disparu depuis une semaine :
    (...)

    Lien : http://liratouva2.blogspot.com/2011/04/le-feu-sur-la-montagne-de-edw..
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    • Livres 4.00/5
    Par Folfaerie, le 13 juillet 2010

    Folfaerie
    Ecrit dans les années 60, ce roman est une véritable bouffée d'air frais.
    Le combat d'un vieux cow-boy solitaire doté d'un très mauvais caractère qui ne veut pas abandonner son coin de terre à l'armée des Etats-Unis est tout aussi épique que dramatique.
    Le roman n'est pas sans rappeler un bon vieux western, que ce soit dans les portraits des personnages (les bons d'un côté les méchants de l'autre), le déroulement de l'action ou le règlement de comptes final. Abbey savait mieux que personne chanter les beautés du désert et l'on se prend vite d'amitié pour ce trio dès les premières pages : le solitaire Vogelin, son petit-fils, à la fois spectateur et acteur du drame, et le meilleur ami du vieux monsieur, Lee.
    Ces trois-là, chacun à sa manière, vont défier le shériff et l'armée jusqu'à l'escalade finale. Entretemps, Abbey nous promène dans le désert du Nouveau-Mexique, sur les traces du couguar, au gré du pas lent des chevaux. Comme nos trois héros, nous contemplons, nostalgiques, un coin de nature encore grandiose, si âpre et hostile dans sa sauvagerie et pourtant tellement fragile et nécessaire à l'homme.
    Car plus que l'idée de quitter sa terre natale, c'est le fait de sacrifier cette nature à une mauvaise cause (un champ de tir de missiles) qui révolte le vieux Vogelin. Un roman engagé, dans la même veine que le Gang de la clé à molette, et dont le propos est toujours d'une consternante actualité.

    Lien : http://lectures-au-coin-du-feu.over-blog.com/article-le-feu-sur-la-m..
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Citations et extraits

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  • Par Madimado, le 12 octobre 2011

    - Mais à qui appartient cette lumière ? Cette montagne ? Cette terre ? Qui possède cette terre ? Répond à ça vieux cheval. L’homme qui en a le titre de propriété ? L’homme qui la travaille ? L’homme qui l’a volée en dernier ?

    Le soleil brillait dans notre dos tandis que nous chevauchions vers la montagne, la montagne de Grand-père, et devant nous nos ombres s’étiraient de manière grotesque [...].

    - Je suis la terre, dit Grand-père. Ca fait soixante-dix ans que je bouffe cette poussière. Qui possède qui ? Il faudra qu’ils me labourent.
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  • Par liratouva2, le 15 avril 2011

    Le monde avait l’air différent d’en haut. Il avait l’air meilleur. Une joie primitive s’épanouit dans mon cœur alors que je guidais mon cheval vers la sortie. Un léger coup de talon, et il avançait; une petite tension sur les rênes, il s’arrêtait. Je me penchai en avant et caressai sa puissante encolure. Ce bon vieux Blue…J’avais l’impression de faire dix pieds de haut, j’étais le maître des chevaux et des hommes. Les oiseaux sauvages qui criaient dans le désert faisaient écho à l’ivresse de mon âme
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  • Par liratouva2, le 15 avril 2011

    Je vis un couple de bécasseaux détaler sur leurs pattes frêles et scintillantes, en longeant l'eau vers l'amont, et pris conscience du doux bruissement des frondaisons au-dessus de nos têtes. Je levais les yeux vers les branchages des peupliers qui bordaient le cours d'eau; leurs feuilles étaient prises dans une fantastique lumière argentée de fin de nuit et frémissaient continuellement sous une brise que je sentais à peine.
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  • Par liratouva2, le 15 avril 2011

    Je vis un couple de bécasseaux détaler sur leurs pattes frêles et scintillantes, en longeant l'eau vers l'amont, et pris conscience du doux bruissement des frondaisons au-dessus de nos têtes. Je levais les yeux vers les branchages des peupliers qui bordaient le cours d'eau; leurs feuilles étaient prises dans une fantastique lumière argentée de fin de nuit et frémissaient continuellement sous une brise que je sentais à peine.
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  • Par liratouva2, le 15 avril 2011

    LUMINEUX, LUMINEUX NOUVEAU-MEXIQUE. Dans la lumière éclatante, chaque roche, chaque arbre, chaque nuage et chaque montagne existait avec une sorte de force et de clarté qui paraissait non pas naturelle mais surnaturelle. Pourtant, tout suscitait en moi une sensation de territoire connu, de pays des rêves, d’une terre où je vivais depuis toujours.
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