> Robert Redford (Préfacier, etc.)
> Pierre Guillaumin (Traducteur)

ISBN : 2351780027
Éditeur : Gallmeister (2006)


Note moyenne : 3.96/5 (sur 26 notes) Ajouter à mes livres
Révoltés de voir le somptueux désert de l'Ouest défiguré par les grandes firmes industrielles, quatre insoumis décident d'entrer en lutte contre la "Machine". Un vétéran du Vietnam accroc à la bière et aux armes à feu, un chirurgien incendiaire entre deux âges, sa super... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Corboland78, le 23 mars 2012

    Corboland78
    Un titre génial pour un roman qui ne l'est pas moins et dont je me suis régalé tout au long de ses 486 pages. Paru en 1975 aux Etats-Unis ce bouquin est le terreau dans lequel l'écologie militante a pris ses racines et depuis il a été vendu à des millions d'exemplaires dans le monde. L'édition française reprend la version américaine complétée en 2004 par une préface de Robert Redford qui avait côtoyé l'auteur avant son décès en 1989. Edward Abbey qui a écrit de nombreux livres, fut l'un des premiers écologistes actifs aux Etats-Unis. A sa mort il a été enterré dans le désert et nul ne sait aujourd'hui où se trouve sa tombe, le genre de détail biographique qui ne peut qu'embellir la légende.
    « Presque partout le paysage était dépourvu de routes, inhabité, désert. Ils avaient envie qu'il restât ainsi. Ils feraient tout pour cela. Pour le garder tel quel. » Et pour tout faire, ils vont tout faire les quatre membres du gang. Un ancien du Vietnam, un mormon polygame ainsi qu'un chirurgien et sa maîtresse délurée, vont se lancer dans une série de sabotages des ponts tendus entre les canyons et des énormes engins de travaux publics qui détruisent la nature millénaire pour construire les routes qui apportent la civilisation moderne. Bien entendu les autorités ne vont pas les laisser faire et la longue traque commence. le récit se déroule dans les splendides paysages de l'Utah et de l'Arizona, ces déserts mythifiés pour nous autres Européens, par les westerns. L'écriture est précise et documentée, les détails techniques sur les bulldozers et les armes sont maîtrisés, les descriptions des paysages avec leur faune et flore révèlent un amoureux fou de cette terre vierge qui tend à disparaître inexorablement. Tant qu'il y a de la vie, il faut se battre mais les combats les plus beaux sont aussi les plus désespérés. « C'était donc le Vietnam qui continuait. Rien ne manquait sinon la végétation et Westmoreland, les putes et les drapeaux. Et moi comme dernier Viet dans la jungle. Ou le premier peut-être. »
    Je vous conseille vivement de délaisser la lecture de mon blog pendant quelques temps afin de vous consacrer entièrement à la lecture de ce magnifique roman. Vous pourrez ensuite enchaîner avec Le retour du gang de la clef à molette où nos quatre héros se retrouvent pour un dernier combat contre la machine. Moins haletant que le premier volume mais tout aussi jubilatoire.
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  • Par keisha, le 29 août 2009

    keisha
    Pourquoi lire ce livre? La première raison: Gallmeister. La seconde : Edward Abbey.
    Cerise sur le gateau : le titre.
    Après ces arguments imparables, détaillons.
    Zoom sur le Sud Ouest des Etats Unis, Utah et Arizona, le canyon du Colorado, les déserts...
    Et aussi des barrages emprisonnant les rivières, gachant l'éco système, des compagnies minières balafrant le paysage et polluant l'air, des autoroutes en construction pour permettre d'arriver plus vite à destination, des constructions de ponts pour le même motif, la déforestation ...
    Contre les grosses compagnies, l'Etat, les forces de l'ordre, se dresse une équipe hétéroclite et improbable de quatre éco-activistes :
    Doc Sarvis, chirurgien, bien propre sur lui, son amie Bonnie Abbzug, le genre de jeune femme plutôt agréable à regarder et adepte de fumettes qui détendent, Smith, mormon polygame (trois épouses) qui prie que Dieu agisse par un séisme pour détruire un barrage, et Hayduke, ancien du Vietnam, le plus "atteint" du groupe, qu'il faut convaincre de ne pas utiliser d'armes à feu et qui jette ses canettes de bière vides à tout va.
    Leurs armes? L'essence, pour incendier les panneaux publicitaires polluant les côtés des routes, les pinces, les clés pour rendre inutilisables les camions et autres véhicules sur les chantiers, sans oublier la dynamite pour les ponts...
    Edward Abbey ne fait donc pas dans la dentelle pour raconter l'histoire de ces défenseurs un peu borderline de cette nature sauvage qu'il aime, leurs actions mi-préparées mi-improvisées, leur traque par les autorités, le tout dans de somptueux paysages magnifiquement décrits. On sent qu'il connait chaque pouce de ce territoire!
    C'est drôle, jubilatoire, parfois haletant, cela fait réfléchir, et encore une fois j'ai rencontré des héros un peu barjes et bien sympathiques.
    Chaudement recommandé, bien sûr.
    Et un bonheur ne venant jamais seul, bientôt sur vos écrans d'ordinateur: le retour du gang à la clé à molette !
    EDWARD ABBEY (1927-1989),"personnage emblématique et contestataire, est le plus célèbre des écrivains de l'Ouest américain. le succès du Gang de la Clef à Molette, paru en 1975, a fait de lui une icône de la contre-culture et le pionnier d'une prise de conscience écologique aux États-Unis. À sa mort, il demanda à être enterré dans le désert. Aujourd'hui encore, personne ne sait où se trouve sa tombe."


    Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-32572218.html
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    • Livres 3.00/5
    Par Corboland78, le 29 mars 2012

    Corboland78
    Un titre génial pour un roman qui ne l'est pas moins et dont je me suis régalé tout au long de ses 486 pages. Paru en 1975 aux Etats-Unis ce bouquin est le terreau dans lequel l'écologie militante a pris ses racines et depuis il a été vendu à des millions d'exemplaires dans le monde. L'édition française reprend la version américaine complétée en 2004 par une préface de Robert Redford qui avait côtoyé l'auteur avant son décès en 1989. Edward Abbey qui a écrit de nombreux livres, fut l'un des premiers écologistes actifs aux Etats-Unis. A sa mort il a été enterré dans le désert et nul ne sait aujourd'hui où se trouve sa tombe, le genre de détail biographique qui ne peut qu'embellir la légende.
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    • Livres 4.00/5
    Par Beatrice64, le 28 février 2011

    Beatrice64
    Wahou. 'scusez la poussière, mais je reviens de l'Ouest des States, des Canyonlands plus exactement. Quel périple ! Amoureux des grands espaces, de l'humour, de l'aventure et des personnages borderline, précipitez-vous sur les aventures du Gang de la Clef à Molette, ou l'association de quatre doux-dingues qui décident de sauver les espaces encore sauvages, et aussi somptueux que désertiques, de l'Utah et de l'Arizona, luttant contre les sites d'extraction de charbon et les chantiers d'autoroute à coups de dynamite et de sirop d'érable. L'auteur, à choisir, préférait sûrement les cailloux et les rochers aux humains. Je caricature mais l'idée c'est ça. Un vent de liberté et d'aventure souffle sur ce roman. Mais j'y retourne : il y a une suite !
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    • Livres 4.00/5
    Par Gilles92, le 18 juillet 2011

    Gilles92
    La désobéissance civile au service de l'écologie. Edward Abbey était un visionnaire...
    Sa description de l'ouest américain donne envie de voyager.
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Citations et extraits

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  • Par Corboland78, le 05 octobre 2011

    Presque partout le paysage était dépourvu de routes, inhabité, désert. Ils avaient envie qu’il restât ainsi. Ils feraient tout pour cela. Pour le garder tel quel. » Et pour tout faire, ils vont tout faire les quatre membres du gang. Un ancien du Vietnam, un mormon polygame ainsi qu’un chirurgien et sa maîtresse délurée, vont se lancer dans une série de sabotages des ponts tendus entre les canyons et des énormes engins de travaux publics qui détruisent la nature millénaire pour construire les routes qui apportent la civilisation moderne. Bien entendu les autorités ne vont pas les laisser faire et la longue traque commence. Le récit se déroule dans les splendides paysages de l’Utah et de l’Arizona, ces déserts mythifiés pour nous autres Européens, par les westerns. L’écriture est précise et documentée, les détails techniques sur les bulldozers et les armes sont maîtrisés, les descriptions des paysages avec leur faune et flore révèlent un amoureux fou de cette terre vierge qui tend à disparaître inexorablement. Tant qu’il y a de la vie, il faut se battre mais les combats les plus beaux sont aussi les plus désespérés. « C’était donc le Vietnam qui continuait. Rien ne manquait sinon la végétation et Westmoreland, les putes et les drapeaux. Et moi comme dernier Viet dans la jungle. Ou le premier peut-être.
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  • Par ChezLo, le 27 novembre 2010

    Content, Hayduke se tape une autre bière, la dernière des six achetées à Flagstaff, et conduit sa jeep vers la rivière à la vitesse tranquille et raisonnable de soixante-dix miles à l'heure en braillant une chanson incohérente. Il est en fait un danger pour les autres conducteurs mais il se justifie de cette manière : si vous êtes sobre ne conduisez pas, si vous buvez conduisez comme un fou. Pourquoi ? Tout simplement parce que le pied c'est la liberté, pas la sécurité. Parce que les routes devraient être largement ouvertes à tous : enfants sur des tricycles, petites vieilles dans des Plymouth Eisenhower, lesbiennes homicides conduisant des tracteurs à remorque Mack de quarante tonnes. Foin des choix, des permis, au diable les codes de la route. Que nos routes accueillent tout le monde.
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  • Par Corboland78, le 29 mars 2012

    Presque partout le paysage était dépourvu de routes, inhabité, désert. Ils avaient envie qu’il restât ainsi. Ils feraient tout pour cela. Pour le garder tel quel. » Et pour tout faire, ils vont tout faire les quatre membres du gang. Un ancien du Vietnam, un mormon polygame ainsi qu’un chirurgien et sa maîtresse délurée, vont se lancer dans une série de sabotages des ponts tendus entre les canyons et des énormes engins de travaux publics qui détruisent la nature millénaire pour construire les routes qui apportent la civilisation moderne. Bien entendu les autorités ne vont pas les laisser faire et la longue traque commence. Le récit se déroule dans les splendides paysages de l’Utah et de l’Arizona, ces déserts mythifiés pour nous autres Européens, par les westerns. L’écriture est précise et documentée, les détails techniques sur les bulldozers et les armes sont maîtrisés, les descriptions des paysages avec leur faune et flore révèlent un amoureux fou de cette terre vierge qui tend à disparaître inexorablement. Tant qu’il y a de la vie, il faut se battre mais les combats les plus beaux sont aussi les plus désespérés. « C’était donc le Vietnam qui continuait. Rien ne manquait sinon la végétation et Westmoreland, les putes et les drapeaux. Et moi comme dernier Viet dans la jungle. Ou le premier peut-être.
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  • Par Molloy, le 27 mai 2010

    Hayduke portait maintenant des shorts déguenillés et un chapeau de cuir. Ses yeux étaient rouges. Il sentait la sueur, le sel, la boue et la vieille bière. Doc Sarvis, bien droit et digne, la barbe bien soignée, le considéra avec réserve. Ce sont les gars comme Hayduke qui donnent mauvaise réputation aux barbus.
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